Les Français Libres, de juin 1940 à juillet 1943

 
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Gilbert Turck



Naissance : 3 septembre 1911 - Frestoy Vaux

Activité antérieure : militaire

Point de départ vers la France Libre : Metropole

Engagement dans la France Libre : Londres en juillet 1940

Affectation principale : BCRA /

Grade atteint pendant la guerre : commandant

Dans la liste d'Henri Ecochard V40 : ligne 50630

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LE FRESTOY-VAUX Un grand résistant s'en est allé

20 Décembre 2012 

Les obsèques de Gilbert Turck ont eu lieu samedi. Résistant actif, il avait intégré les services secrets britanniques pendant la Seconde Guerre mondiale.

Il est 16 heures, samedi, quand les proches de Gilbert Turck quittent le cimetière du Frestoy-Vaux, petite commune du nord de l'Oise. Un des derniers agents du SOE (Service opérations exécutives) vient d'y être inhumé. Il avait 101 ans. Thierry Palsmans, le maire, raconte: «Nous avions fêté son centenaire en 2011. À l'époque, cet anniversaire semblait lui avoir redonné de la force. Maintenant, il faut saluer et honorer sa mémoire.»

Gilbert Turck est né le 3 septembre 1911 à Frestoy-Vaux. Fils de Georges Turck - maire de Frestoy-Vaux de 1912 jusqu'à son décès en 1942 - Gilbert grandira entre la campagne et Paris avant de devenir architecte.

«Il ne nous a jamais raconté ce qu'il a vécu dans les camps»

En mai 1940, la France est envahie par l'Allemagne nazie. Le 22 juin, le gouvernement Pétain signe l'Armistice, aveu d'une défaite éclaire. Refusant la capitulation, Gilbert Turck, alors âgé de bientôt 29 ans, rejoint Londres et s'engage auprès de la France libre en juillet 1940.

D'emblée, il est incorporé au sein des services secrets britanniques, au SOE, créé par Winston Churchill au début la Seconde Guerre mondiale. Parachuté à l'aveugle dans l'Allier dans la nuit du 6 au 7août 1941, il atterrira non loin de Montluçon. Sa mission: regagner Marseille au plus vite pour transmettre des informations capitales, intégrer la résistance et réaliser des opérations de sabotage derrière les lignes allemandes.

Sous le nom de guerre Christophe, il mènera de nombreuses actions pour la Résistance qui commençait à peine à s'organiser. «Mon grand-père Georges l'a paraît-il aidé pendant cette période», raconte Gérard, fils de Gilbert, né en 1947. «Il cachait des charges explosives ici, à Frestoy-Vaux et même à Saint-Just en Chaussée.»

Arrêté en 1942, Gilbert Turck va alors connaître une longue période de captivité qui l'entraînera de Fresnes, au camp de Royallieu, près de Compiègne. Il sera ensuite déporté à Buchenwald, puis à Dora, avant d'être libéré en 1945 par l'armée britannique. Gérard se souvient: «Mon père nous racontait beaucoup d'anecdotes relatives à la période durant laquelle il fût résistant. Mais jamais il ne nous a raconté ce qu'il a vécu dans les camps.»

Après la guerre, retour au Royaume-Uni pour l'agent secret. On lui imputera injustement des faits qu'il n'a pas commis. «On l'accusait d'avoir mis en place une souricière qui a permis des arrestations à Marseille.» Il sera rapidement mis hors de cause, en 1946.

Décoré de plusieurs médailles et titres honorifiques pour son glorieux passé, Gilbert consacrera le reste de sa vie à son travail, à ses enfants et petits enfants, mais également à la restauration du château de Frestoy-Vaux. Une demeure que son père avait acquise, qui fût détruite en 1919 et que des artisans locaux ont contribué à restaurer. Maire de Frestoy-Vaux, comme son père, Gilbert ressentait un attachement sincère et profond pour sa commune. Nombreux ont été les témoignages de sympathie à l'égard de la famille d'un homme qui a lutté pour la liberté contre la barbarie nazie.

De notre correspondant
YANN MASSY

laurent le mercredi 09 décembre 2015 - Demander un contact


L' « affaire Turck »

"Au cours de ces diverses opérations, on avait vu apparaître à Marseille un personnage que les agents du S. 0. E. avaient pris pour Turck et dont l'intervention, à plusieurs reprises, paraissait avoir contribué à faire tomber certains d'entre eux dans le piège tendu par la D. S. T. Plusieurs de ses victimes, et notamment Robert Lyon, une fois en Angleterre (1) reconnaî­tront sans hésitation comme étant celle de ce personnage, la photographie de Turck, cependant mêlée à beaucoup d'autres. Après la guerre, Pierre Bloch, Bègue, Le Harivel et Robert Lyon demanderont l'ouverture d'une enquête. Il y sera procédé, en 1946, par Roger Wybot, devenu directeur de la Surveillance du Territoire, et le rapport que celui-ci établira, s'il met Turck hors de cause (2), apporte sur l'affaire de la « Villa des Bois », quelques précisions inattendues. En voici le texte :

12 avril 1946
Direction de la Surveillance
du Territoire SN/STE N° D. 5682 64 500/RI

NOTE
pour M. le Directeur Général de la Sûreté Nationale

Le 9 octobre 1941, était appréhendé au garage Fleuret (3) un nommé Bouguennec (4), envoyé de Marseille par Turck, alias Christa. Au cours de son interrogatoire, Bouguennec indiquait aux enquêteurs l'adresse de Ghrista : Villa des Bois, Vallon de la Baudille à Marseille. Tél. D. 44-22 et dès le 11 octobre, une surveillance était organisée autour de cette villa.
Cette surveillance amenait le 17 octobre seulement l'arrestation du nommé Jumeau qui venait prendre contact avec Christophe à la villa afin de connaître le but exact de sa mission. Jumeau ayant fait l'objet d'une courte surveillance avant son arrestation amenait la police à appréhender D... G... à laquelle il avait apporté une lettre de son amant Vaillant de Guélis Jacques.
La surveillance à la Villa des Bois se poursuivant, amenait le 20 octobre l'arrestation de M. Bloch, député, lequel s'était présenté à la villa pour remettre à Christophe une somme de 1 150 000 francs.
Le même jour, le maréchal des logis Ribollet, locataire de la Villa Bernadette appartenant à un officier de l'état-major de l'Armée à Marseille, se présentait à la Villa des Bois pour y retirer le courrier au nom de son ami Turck, locataire de la villa, se faisant appeler Christophe ou Christa. Ribollet était appréhendé, mais son chef, le commandant Brochu, s'étant porté garant de son loyalisme, il était laissé en liberté. Par la suite, Ribollet, par ses indications, permettait aux enquêteurs d'appréhender Lyon, Hayes et Le Harivel dans les conditions ci-après :
Lyon s'étant présenté à la Villa Bernadette pour y demander la date du retour de voyage de Christophe, était reçu là par le sous-officier Ribollet, locataire de la villa. Celui-ci lui fixait un rendez-vous dans un café de Marseille et Lyon était appréhendé à ce rendez-vous le 24 octobre 1941. L'Anglais Hayes qui accompagnait Lyon à ce rendez-vous était également appréhendé le 24 octobre.
De même, Le Harivel, qui avait cherché à atteindre Christophe à la Villa Bernadette, s'était vu fixer un rendez-vous dans un café de Marseille, au cours duquel il était appréhendé sur les indications du maréchal des logis Ribollet.
Enfin Turck, alias Christophe, a fait l'objet d'un mandat d'arrêt et a été recherché vainement à l'époque. L'enquête effectuée à son sujet a établi d'ailleurs que l'intéressé était parti en zone occupée le 3 octobre 1941 avec un convoi de militaires rapatriés et libérés.

(Signé) Roger Wybot
Directeur de la Surveillance du Territoire



Ainsi, contrairement à la version donnée par M. R. D. Foot, la police de Vichy aurait connu l'adresse de la « Villa des Bois » bien avant le parachutage de Tuberville. Il semble se confirmer d'autre part, que seule une surprenante ressemblance ait conduit Robert Lyon à reconnaître en Turck le responsable de son arrestation. Il est vrai que les services britanniques n'avaient pu joindre au lot des photographies qui lui avaient été montrées, celle du maréchal des logis Ribollet, dont ils ignoraient l’existence.
Reste donc le cas du maréchal des logis Ribollet que le rapport Wybot met directement en cause.
Que faut-il penser du rôle joué par ce sous-officier, détaché à l'époque auprès du commandant Brochu, officier B. M. A., comme artificier spécialement chargé des questions de sabotage?
Le plus simple était de recueillir son témoignage.
Nous avons donc communiqué à Ribollet le rapport de Wybot, et voici sa réponse :

"... Je porte à votre connaissance que malgré la haute autorité que représente M. Wybot, je conteste les affirmations contenues dans sa note adressée au directeur général de la Sûreté le 12 avril 1946.
Voici les faits :
J'ai été arrêté dans la villa de Turck et emmené promenade de la plage dans les services du commissaire Léonard. J'y suis resté 24 heu­res, puis [ai été] relâché sur intervention personnelle du commandant Paillole.
Par la suite, étroitement surveillé, j'ai reçu la visite de Lyon que j'ai d'abord soupçonné d'être un « mouton » et je ne l'ai pas fait entrer chez moi. Je lui ai donné rendez-vous en ville car je ne vou­lais pas qu'il reprenne contact à la villa dans le cas où il aurait été réellement à la recherche de Turck.
A ce rendez-vous, j'ai dit à Lyon que je n'avais pas de nouvelles de Christophe, et je suis parti.
J'ai vu également Le Harivel (je viens de connaître son nom en lisant le rapport Wybot) à la Villa Bernadette, et j'ai eu plus de méfiance à son égard que pour Lyon. J'ai agi de la même façon.
Arrêté à nouveau le soir même, j'ai vu Le Harivel dans les bureaux de la promenade de la plage. C'est, je crois me rappeler, le seul que j'aie revu depuis les entrevues en ville.
Pour m'accuser d'être à l'origine de l'arrestation de Lyon, de Le Harivel et de Hayes, il faudrait étayer cette accusation. Or il doit certainement exister des archives permettant de retrouver les pro­cès-verbaux des interrogatoires que j'ai subis. Pourquoi n'en fait-on pas cas?
Relâché 48 heures plus tard, je fus envoyé rapidement en Afrique du Nord au 56e Régiment d'artillerie "

Ribollet, par la suite, accomplira, sous les ordres du commandant Paillole, plusieurs missions importantes et périlleuses. Quant à Turck — qui a été « revendiqué », comme l'on sait, par les services spéciaux (5) — il organisera bientôt des groupes de sabotage en zone occupée et n'aura plus aucun rapport avec l'équipe du S. O. E.
Une équipe — nous avons pu nous en rendre compte — à laquelle il est bien difficile, aujourd'hui encore, de faire admettre que les B. M. A. aient pu aussi avoir une activité de résis­tance.
Comme on le voit, en dehors de Turck, les rescapés de ce coup de filet sont rares. Il ne reste plus, pour le S. O. E. en zone occupée, que Virginia Hall et Dubourdin à Lyon, Vie Gerson — à qui son flair a permis d'échapper à la souricière de la « Villa des Bois (6) » — et Olive qui, lui, paradoxalement, vient de sortir de prison, et, tout en organisant, sur la Côte d'Azur, son propre réseau « Urchin », assure la liaison avec André Girard.

1 A la suite d'une évasion collective
2 Turck a été entendu (ainsi notamment que Bègue, son principal accusateur) par un jury d'honneur constitué à Londres le 18 mars 1947. Le jury a conclu « que ceux qui avaient accusé Turck l'avaient fait honnêtement et de bonne foi », mais qu'il n'y avait lieu de suspecter ni sa loyauté ni son honneur.
3 A Châteauroux.
4 II s'agit de Francis Garel.
5 Le lieutenant Turck a été, en raison de son activité en zone occupée, déporté en Allemagne, n'a repris, à son retour, son métier d'architecte ; non sans être d'abord allé l'expliquer à Londres auprès du S. O. E. qui a reconnu sa bonne foi, ainsi qu'il a été dit.
6 Gerson, en téléphonant à la « Villa des Bois », avait trouvé suspecte l'insistance «vec laquelle son interlocuteur, au bout du fll, le priait de venir. Sans contact ni instruction, Vie Gerson va « tout simplement » regagner Londres par l'Espagne pour savoir ce qui se passe.

Laurent Laloup le mardi 21 octobre 2008 - Demander un contact


Lire "L'affaire Turck" dans  : Histoire de la Résistance en France, de 1940 à 1945: Henri Noguères, Marcel Degliame-Fouché, Jean-Louis Vigier, Tome 2

Laurent Laloup le mardi 21 octobre 2008 - Demander un contact


"Surname Turck
Forename Gilbert George Charles
Unit F Section
Rank Captain
Number
Award Military Cross,Chevalier de la Legion dHonneur (Fr),Croix de Guerre (Fr),Medaille de la Resistance Francaise
Place France 1942
Additional information British Army
born 3.9.1911 France
codename Christophe
Facade Mission (w/t operator)
arrested 7.7.1942 St Germain-des-Pres
released from Buchenwald 5.4.1945
"

www.specialforcesroh.com 

Laurent Laloup le mardi 21 octobre 2008 - Demander un contact


Livre

Behind the Lines: The Oral History of Special Operations in World War II by Russell Miller

I received this book for Christmas, and have spent the past couple of months reading it a page or two at a time, not wanting it to end. Miller has combined first-hand interviews and archived materials to weave a narrative stretching from OSS's early days through D-Day, the partisan campaigns in the Balkans, and Det. 101's actions against the Japanese. If, like me, you didn't ask your grandfather nearly enough about their wartime service, you'll enjoy the style. Most of the vignettes are only a page or two long, but have the tone you'll recognize from those rare occasions when our elders got in a story-telling mood.

Some of the stories are very funny, such as that of Gilbert Turck, a Parisian architect dropped back into occupied France by the SOE. Captured by the Germans immediately upon landing, he talked his way out of certain execution by convincing his captors that he had hated the English so much that he bribed an RAF pilot to drop him back in France. They bought it and he went on to make contributions through the end of the war.

Still more of the stories revolve around well-known events, such as the so-called Heavy Water Raid at Vemork and the delaying actions of the Jedburgh teams following D-Day. There is something different about reading about such things in the words of the participants, though.
"
Looking back, a few things jump out at me. First is the seat-of-the-pants modus operandi of OSS and SOE during much of the war. It was not until fairly late in the war that agents could be described as "well-trained", and many were little more than enthusiastic civilians with the mindset and enthusiasm to live by their wits. This was obviously not the case for the Jedburgh teams, but it did make me think about the importance of talent and will versus technology and training.

Second, the troubles faced by our agents in the Balkans bear a striking resemblance to what I've read about the difficulty of conducting UW and FID in Afghanistan and Iraq. Internecine conflict was rampant, objectives were not always congruent with those of the Allies, and the Gs were surly and recalcitrant at best.

All in all, a great book. I highly recommend it."

www.professionalsoldiers.com 

Laurent Laloup le mardi 21 octobre 2008 - Demander un contact


Jacques Vaillant de Guélis

"...parachuté blind, en même temps que Gilbert Turck, dans la nuit du 6 au 7 août 1941. Le bilan de sa mission fut le suivant :

La première action de répérage ne donna rien, mais il put confier à Gilbert Turck les relations qu'il s'était faites chez les pêcheurs de Camargue.
...."

fr.wikipedia.org 

Laurent Laloup le mardi 21 octobre 2008 - Demander un contact

Dernière mise à jour le mercredi 09 décembre 2015

 

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