Jean Louis René Tritschler - Les Français Libres

Les Français Libres, de juin 1940 à juillet 1943

 
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Jean Louis René Tritschler



Naissance : 30 décembre 1922 - La Teste-de-Buch (33)

Activité antérieure : étudiant / scolaire

Point de départ vers la France Libre : Metropole

Engagement dans la France Libre : Londres en juillet 1940

Affectation principale : Terre DFL - Moyen Orient / BM2

BM 21

Grade atteint pendant la guerre et spécialité : adjudant

Décès à 51 ans - 16 juillet 1974 - Brest (29)

Frère de Victor Tritschler  et de Louis Tritschler 

Dossier administratif de résistant : GR 16 P 578496

Dans la liste d'Henri Ecochard V40 : ligne 50467

Dossier Légion d'Honneur


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Dossier Légion d'Honneur du père

Louis Eugène Victor TRITSCHLER né le 25/11/1886 à Brest, lieutenant colonel quand il est fait officier de la Légion d'Honneur en 1937

Jacques Ghémard le vendredi 05 novembre 2021 - Demander un contact

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BM 21 et non BM 2

ROUMEGUERE le mardi 05 janvier 2016 - Demander un contact

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Réponse :

Ou BM 2 avant le BM 21 créé en 1943 ? (Mais je ne vois pas son nom à Bir Hakeim)


FAITS D'ARMES DE NOS CAMARADES

Extrait du Memorial des combattants d'Afrique Noire et de Madagascar , "HEROS MECONNUS 1914-1918 1939-1945"

"La 3e Compagnie du B.M.21 à la prise d'Hyères (20 août 1944)

Le 17 août, de très bon matin, la 3e Compagnie (Capi­taine Fournier) débarqua sur la plage de Cavalaire et gagna rapidement le village de la Croix-Valmer à 6 km au nord-est.
Le 19, l'unité fut dirigée vers le front où elle prit contact avec l'ennemi, au village de la Londe-les-Maures à 8 km d'Hyères. Là, elle reçut l'ordre de s'emparer de cette ville avec les autres bataillons du R.C.T.3. Le 20, au matin, la 3e Compagnie partit en tête des formations de combat, la 2e Section (Aspirant Albospeyre) précé­dant la colonne. Mais il fallut passer la rivière Gapeau, sous le tir des terribles canons de 88 qui causèrent des pertes parmi les Tirailleurs et les Cadres.
Le Sergent-Chef Tristschler , vétéran de la colonne Leclerc, tomba à la tête de son groupe. Stoppée dans son avance, la troupe se retrancha alors dans les fossés, attendant l'ordre de poursuivre. Le soir, elle dut subir un nouveau bombardement d'une grande violence par des pièces d'artillerie lourde de 105 et de 150 et cela créa un certain flottement parmi les Hommes dont certains voyaient le feu pour la première fois.
L'Adjudant Dountéga et le Sergent Dominati , grièvement blessés, durent être évacués vers l'arrière.
Regroupés par les gradés africains et européens, les Tirailleurs reprirent leur marche en avant, le Sergent-Chef Paridia Byen et le Caporal N'Gafkréo ouvrant le passage. La progression devait se faire lentement pour reconnaître chaque maison, chaque fourré où pouvaient se cacher des adversaires résolus. Après plusieurs accrochages meurtriers, la formation du Capitaine Fournier partit à l'assaut afin de s'emparer des faubourgs d'Hyères et des bâtiments aux alentours de l'École d'Horticulture.
Au cours de cette action, le Sous-Lieutenant Campain et le Sergent-Chef Kournou se distinguèrent particulièrement.
Vers 1 heure du matin, les Allemands contre-attaquèrent en utilisant des lance-mines pour couvrir leur progression. Dès la chute des premiers obus, le Caporal Siadingar et le Tirailleur Ramdé furent tués et d'autres Hommes blessés.
Mais nos braves Camarades repoussèrent les assaillants et passant à la contre-offensive occupèrent sur leur lancée, la gare et toutes les maisons avoisinantes.
Poursuivant leur avance, les sections de la 3e Compagnie arrivèrent sur la place du 11 novembre, au centre de la ville, follement acclamées par la population sortie des caves où elle s'était terrée pendant la bataille. Le B.M.21 continua son action de réduction des nids de résistance, faisant de nombreux prisonniers et s'emparant d'un abondant matériel militaire.
Dans la soirée, les quatre compagnies réunies quittaient la ville d'Hyères qu'elles venaient de libérer, pour avancer vers les forts de Toulon.
A la suite de ce brillant fait d'armes de nombreuses citations furent accordées (Croix de Guerre 1939-1945) et plusieurs braves reçurent la Médaille militaire.
Au cours de leur baptême du feu, les jeunes Tirailleurs s'étaient montrés dignes de leurs Anciens des campagnes de Tunisie et d'Italie."

laurent le mardi 08 décembre 2015 - Demander un contact

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Retrouvailles des deux frangins

Page 207 et 208 de "Vanités" (C'est Louis qui parle)

"Le lendemain, sachant que l'escadron ne bougera plus avant nouvel ordre, je vais voir le capitaine et lui demande l'autorisation de parcourir avec ma moto la zone de stationnement de la Force L pour essayer de retrouver Jean. Naturellement, il me l'accorde tout de suite. Me voilà reparti à l'aventure, demandant de-ci, de-là, souvent à des anciens camarades d'Angleterre que je suis heureux de retrouver, où est Jean. Ainsi j'apprends qu'il appartient au Groupe Nomade du Borkou, et bien que les explications qu'on me donne se traduisent toujours par: par là, en indiquant une direction, je finis par trouver son unité. Seul Blanc au milieu de sa section de Noirs, tous de grands gaillards des tribus nomades du Nord du Tchad, il paraît encore un enfant. Pourtant je le trouve changé, il y a deux ans que je ne l'ai pas vu et il vient d'avoir vingt ans. Il est sergent-chef. II a toujours son visage et son allure générale de grand adolescent. Cependant à son regard et à sa façon de parler je remarque qu'il a sérieusement mûri.

Nous avons beaucoup de choses à nous dire. Il m'apprend qu'il a été blessé fan dernier par un éclat d'une bombe d'avion lors du raid sur Mourzouk. II me raconte aussi les combats du début mars sur la ligne Mareth. Ils ont été eux aussi, et je dois dire eux surtout, fortement accrochés. L'intervention des spitfires a été pour lui, non seulement une aubaine, mais encore l'occasion d'une frousse intense, un avion allemand descendu par un avion anglais est tombé littéralement sur lui, enfin pas loin, et il a manqué de peu d'être réduit en bouillie. Il me parle de Leclerc, de sa façon de commander sur le terrain. Ainsi à Matmata, le général, en tête, fait descendre des véhicules la compagnie la plus proche pour accrocher un ennemi à portée de la main, il se trouve que c'est la compagnie de mitrailleuses, celle à laquelle il appartient, car depuis sa blessure à la jambe il a quitté la voltige. Ainsi le général, toujours placé à un endroit crucial n'hésite pas, pour gagner l'ennemi de vitesse, à engager ce qu'il a sous la main. Je lui raconte à mon tour mes aventures, en particulier ma situation d'éternel élève aspirant.

Pendant ce temps ses Noirs préparent la tambouille. Pas du tout selon nos procédés. Sans doute sont-ils moins riches en essence, mais je crois surtout qu'ils obéissent à leurs coutumes. Avec trois cailloux, ils font un foyer sur lequel repose la marmite ou le plat de cuisson. Quelques uns vont chercher du bois, ou plutôt des brindilles et des plantes rares mais existantes, que leur flair leur permet de repérer. Il est vrai que dans le sud tunisien le désert est relativement riche si on le compare à celui de Libye et d'Egypte. Jean m'invite à partager son repas et nous passons l'après-midi ensemble, ce n'est qu'à la tombée de la nuit que je regagne mon bivouac. Je sais maintenant où il est, à quelle unité il appartient, ce qu'il fait et que nous allons être côte à côte dans cette campagne de Tunisie."

Page 304 "Je sais aussi qu'ils ont eu des nouvelles de Victor et de Jean, celui-ci a été blessé au débarquement dans le midi et se trouve à l'hôpital d'Alger."

Jacques Ghémard le jeudi 30 octobre 2008 - Demander un contact

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Frère de Louis du RMSM  , auteur de : "Vanités ou les souvenirs de guerre d'un jeune Français Libre"

Laurent Laloup le dimanche 26 octobre 2008 - Demander un contact

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VANITES OU LES SOUVENIRS DE GUERRE D'UN JEUNE FRANCAIS LIBRE de TRITSCHLER LOUIS

" II n'est donc pas tenu compte de l'instruction ni du niveau intellectuel pour constituer les unités, sinon peut-être pour leur assurer un certain équilibre. Les liens de parenté jouent aussi et, contrairement à ce que l'on pourrait penser, les frères restent souvent ensemble. Ainsi Jean et moi sommes-nous affectés au même groupe de combat, le premier groupe commandé par le sergent Frank avec pour chefs d'escouade, le caporal-chef Lehrmann et le caporal Tiolaire. Le sous-officier adjoint de la section est le sergent-chef Schmidt"

Laurent Laloup le jeudi 16 octobre 2008 - Demander un contact

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Dernière mise à jour le vendredi 05 novembre 2021

 

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