Victor Henri Yves Tritschler - Les Français Libres

Les Français Libres, de juin 1940 à juillet 1943

 
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Un Français Libre parmi 63726
 

Victor Henri Yves Tritschler



Naissance : 16 mai 1919 - Sainte-Anne-d'Auray (56)

Activité antérieure : ouvrier / artisan

Point de départ vers la France Libre : Metropole

Passage en Espagne : décembre 1942

Engagement dans la France Libre : Maroc en juillet 1943

Affectation principale : Terre DFL - Moyen Orient /

Grade atteint pendant la guerre et spécialité : sergent

Décès à 79 ans - 20 octobre 1998 - Maisons-Laffitte (78)

Frère de Louis Tritschler  et de Jean Tritschler 

Dossier administratif de résistant : GR 16 P 578500

Dans la liste d'Henri Ecochard V40 : ligne 50469


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Dossier Légion d'Honneur du père

Louis Eugène Victor TRITSCHLER né le 25/11/1886 à Brest, lieutenant colonel quand il est fait officier de la Légion d'Honneur en 1937

Jacques Ghémard le vendredi 05 novembre 2021 - Demander un contact

La page d'origine de cette contribution

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3 frères FFL

Victor Henry Yves TRITSCHLER

Parents
•Louis Eugène Victor TRITSCHLER 1886-1945
•Jeanne Honorine BARBIER 1891-1974

Union
◦Marié avec Ginette ROBERT

Frères et sœurs
◦H François Alexandre Pierre TRITSCHLER 1913-1917
◾F Françoise TRITSCHLER 1917-
◾H Louis Jean Jules TRITSCHLER 
◾H Jean Louis René TRITSCHLER 
◾H Yves François Pierre TRITSCHLER
◦H Michel André TRITSCHLER

Laurent Laloup le mercredi 09 janvier 2019 - Demander un contact

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Français libre par adoption spontanée ?

un peu plus tard, page 232 :

"Lorsque je le retrouve pour lui faire mes adieux le jour de son départ, il est au comptoir en compagnie de Freddi [Alfred Bergamin  ], qui moins respectueux des règlements que moi est en ville depuis longtemps. Tous les deux sont déjà bien partis et s'embrassent avec de grandes effusions. Freddi vient de donner à Victor son insigne de la France Libre! Mon frère, ému, en chiale, rien ne pouvait lui faire autant plaisir et lui paraître un aussi grand gage d'amitié. J'avoue que je n'avais pas pensé à cela, et je mentirais si je ne disais pas en ressentir une certaine amertume. N'est-ce pas à moi que revenait ce soin ?"

Jacques Ghémard le jeudi 30 octobre 2008 - Demander un contact

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Frère de Louis du RMSM  , auteur de : "Vanités ou les souvenirs de guerre d'un jeune Français Libre"

Pages 228 à 230 : (Au Maov, peu de temps après l'arrivée de la DB donc automne 1943)

"Voilà deux jours pleins que nous sommes dans la forêt. Nous n'avons pas encore le droit de sortir en ville, l'après-midi touche à sa fin et je fais une partie d'échecs avec Yves Guéna. Nous sommes assis en tailleur près de ma tente, en short et le torse nu, car il fait encore chaud. Je tourne le dos à la route; la partie est bien avancée et je suis très attentif au coup que je dois jouer.

"Eh bien! Tritschler, que faites-vous dans cette tenue-là?", dit une voix derrière moi.

Je me retourne brusquement. Kochanowski, qui m'a interpellé, s'avance vers notre groupe, l'air étonné. Mais il m'est en partie caché, je le vois entre les jambes d'un grand gaillard habillé de la tenue bleue des aviateurs, qui se tient debout derrière moi. Je lève la tête, et, ô surprise! je reconnais Victor, la tête penchée vers moi, et que Kochanowski, le voyant de trois quart arrière, a pris pour moi. Je suis ahuri, mais si heureux que je bondis. Nous nous embrassons, et le lieutenant comprend alors sa méprise. Je lui présente mon frère, ainsi qu'à tous les camarades, et me précipite sous ma tente pour me mettre en tenue correcte. C'en est fini de la partie d'échecs! Je demande l'autorisation de m'absenter du bivouac, et Victor et moi nous nous éloignons dans la forêt pour pouvoir nous trouver seuls ensemble, nous avons tant de choses à nous dire !

Nous nous enfonçons un peu dans le sous-bois, nous avons un réel besoin d'être seuls ensemble, de nous retrouver. J'ai du mal à réaliser. Je n'ai jamais douté de le savoir un jour dans notre camp, car j'espérais bien qu'il réussirait à nous rejoindre. Mais aux dernières nouvelles de maman, il avait quitté l'A.O.F. et était à Chambery. Le voir ainsi si brusquement me laisse un peu interloqué et me remplit d'une joie intense. Il y a toujours eu entre nous des liens privilégiés. Il est mon grand frère, mais surtout il a toujours considéré que j'étais son petit frère et qu'il devait me protéger. Je suis le plus proche de lui et je ne pense pas que son comportement avec les autres, les plus jeunes pourtant, ait jamais été le même qu'avec moi ; sans doute parce qu'en raison del'âge justement, il me place plus à son niveau. Nous partagions la même chambre à Mourmelon, mais en dehors des vacances nous étions rarement ensemble, il allait depuis notre arrivée à Mourmelon à l'école professionnelle, et moi au lycée, nous étions tous les deux pensionnaires et bénéficions rarement de sorties en même temps. Jamais nous ne nous sommes heurtés, je crois même que nous ne nous sommes jamais disputés. Pourtant nos caractères sont totalement différents, ainsi que nos comportements. Il y aurait eu maintes occasions pour que naissent entre nous des sentiments de jalousie. Il est aussi frondeur et rebelle que je suis soucieux de l'ordre des choses, aussi turbulent et violent que je suis calme, aussi coureur que je suis timide avec les filles. Loin de jalouser mes réussites au lycée, il a toujours montré beaucoup de joies à mes succès; et j'ai conservé un souvenir ému de sa présence à la Sorbonne lorsque j'ai passé l'oral du premier bac.

C'est lui qui parle. Je savoure ses paroles. Il a quitté la France en novembre 1942 et est passé par l'Espagne. Prison, camp de Miranda, que de choses il aura à me raconter! Il est depuis un mois à Rabat, à la Base aérienne. Il était en ville cet après-midi, il a rencontré dans un bar des officiers en calot rouge, avec l'insigne de la France libre. Il a demandé à l'un d'eux s'il me connaissait. C'était Gayet! Bien sûr Gayet me connaissait. Il lui a tout de suite indiqué l'endroit où je me trouvais. Et voilà ! Victor part aussitôt et parcourt à pied les huit kilomètres qui séparent la forêt de Témara de la ville, le plus vite qu'il peut. Il me parle de la France qu'il a quittée depuis près d'un an. De la maison, il est allé à Lilia Plougerneau en l'été 1942. De papa, avec qui il n'est plus en correspondance, je lui fait lire le dernier mot que je viens de recevoir et lui donne la partie réponse, ce sera une façon d'indiquer à papa qu'il nous a rejoint et que nous sommes ensemble, sans dévoiler son passage par l'Espagne. De mon côté, je lui raconte ce que j'ai fait. Il nous envie, il a essayé de passer en Gambie lorsqu'il était à Bamako, il s'est fait reprendre. A l'arrivée au Maroc, il aurait voulu rejoindre une unité de la France Libre, mais il est aviateur et repéré comme tel, ainsi que ses compagnons d'aventures, André et Claude, il a dû rejoindre la Base, où l'ambiance n'est pas, dit-il, spécialement gaulliste."

Jacques Ghémard le jeudi 30 octobre 2008 - Demander un contact

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Dernière mise à jour le vendredi 05 novembre 2021

 

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