Les Français Libres, de juin 1940 à juillet 1943

 
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Raymond Georges René Fassin



Naissance : 6 décembre 1914 - Genevilliers (92)

Activité antérieure : fonctionnaire

Point de départ vers la France Libre : Metropole

Engagement dans la France Libre : Londres en juillet 1940

Affectation principale : FAFL / BCRA

Grade atteint pendant la guerre : Lieutenant-colonel

Décès : 12 février 1945 - Neuengamme, Allemagne

Mort pour la France

Dans la liste d'Henri Ecochard V40 : ligne 18307

Epoux de Geneviève Devillers 
Compagnon d'Henriette Gilles 

Biographie complète sur: www.memorialjeanmoulin.fr 


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Dans "La Gazette de l'Amicale des FAFL"

Biographie rédigée pour le n°62 Avril 2008, par Bertrand H.

" Caporal-chef au 37eme RIF en septembre 1935, Raymond Fassin présente les Elèves Officiers de Réserve. Il rejoint alors l’école de Saint-Maixent d’où il sort lieutenant et affecté au 4eme R.I. Son service militaire accompli, il reprend son métier d’instituteur. Lors de la mobilisation, il rejoint le 132eme R.I. et part à Tours comme observateur en janvier 1940. Breveté en juin après avoir volé sur Potez 25, Bloch 200 et Potez 540, la débâcle l’emmène à Saint-Jean-de-Luz où il embarque vraisemblablement sur le Sobièski. Engagé aux FAFL - matricule 30079- comme lieutenant observateur il rejoint alors l’école Franco-Belge de pilotage à Odiham et débute un entraînement au pilotage. En janvier 1941 il est pressenti pour aller en Afrique mais est muté à l’Etat Major de l’Air. Sous cette couverture il suit un entraînement clandestin à Ringway et en septembre est affecté à l’Etat Major Particulier (section P). C’est en fait au sein du Bureau Central de Recherche et d’Action qu’il fera carrière. Parachuté une première fois avec Jean Moulin en janvier 1942 celui-ci le détache auprès du mouvement de résistance Combat. Nommé capitaine en septembre 1942, Raymond Fassin est pour la troisième fois envoyé en France, cette fois comme Délégué Militaire du Général de Gaulle pour la région Nord. Dénoncé, il est arrêté en avril 1944 à Paris par la Gestapo. Fassin est incarcéré à Fresnes puis emmené à la prison de Loos-les-Lille et enfin déporté au camp de concentration de Neuengamme. Il ne reviendra pas, décédé officiellement le 12 février 1945

La ville de Vanves lui a rendu hommage avec la mention de son nom sur le monument érigé à la mémoire des victimes de la barbarie nazie. Une rue de Malakoff et une plaque apposée dans l'entrée du collège Paul-Bert porte son nom "

Jacques Ghémard le mercredi 12 août 2009 - Demander un contact


Son fils parle de lui sur YouTube !

" François-René CRISTIANI-FASSIN rend hommage à son père Raymond FASSIN résistant, déporté 6 semaines après sa naissance. "

Jacques Ghémard le mardi 11 août 2009 - Demander un contact


FAFL de la première heure

J'ai un dossier très sommaire sur lui et j'ignorais complètement ce qu'il était devenu après son engagement dans la France libre en 1940.
Raymond Georges René FASSIN.
Sous-lieutenant d'infanterie à la mobilisation, il avait passé la visite d'aptitude au personnel navigant le 14 novembre 1939, probablement avant d'effectuer son stage d'officier observateur en avion qu’il terminera avec 24 h. 20 de services aériens, après avoir été promu lieutenant à compter du 25 mars 1940.
Arrivé en Angleterre, à une date et par un moyen que j'ignore, il avait été acheminé sur le camp de Saint-Atham le 4 juillet 1940, base où les britanniques rassemblaient les aviateurs ou assimilés arrivés en Angleterre, avant de savoir quoi en faire.
Quelques jours après, avec l'accord de Churchill, de Gaulle y effectuera une tournée pour y recruter du personnel pour sa "Légion" qui deviendra un peu plus tard, les Forces aériennes de la France libre. Raymond FASSIN, engagé, y recevra le matricule 30.079 avec effet du 23 juin 1940.
Muté à l'école d'Odiham le 4 novembre 1940, il rejoindra le dépôt centreal de Londres le 13 décembre 1940... et je perds sa trace à partir de cette dernière date.
Les éléments dont je viens de prendre connaissance permettent de penser qu'il aurait du figurer dans le livre "Aviateurs de la Liberté".... mémorial des FAFL tués ou disparus pendant la guerre. Il n’est pas le seul malheureusement, faute d’archives fiables …

Yves MORIEULT le mardi 11 août 2009 - Demander un contact

Réponse :

Il a probablement "disparu" quand il a rejoint le BCRA. Cordier parle de lui brièvement page 455 de "Alias Caracalla" et probablement ailleurs dans ce livre. (oui, page 484, je chercherai encore)

Amicalement
Jacques Ghémard


" Début mai 44, Raymond Fassin-Sif et sa compagne Henriette Gilles-Sif, enceinte, cachent leurs menottes comme ils peuvent durant leur transfert de Fresnes à la prison de Loos-les-Lille. "

memorial.perso.sfr.fr 

Laurent le mardi 11 août 2009 - Demander un contact


"janvier 1942
Arles (Bouches du Rhône), France
France
BCRA Jean Moulin pseudo Rex, Raymond Fassin pseudo Sif, radio Hervé Monjaret pseudo Sif-WT
Unifier et coordonner activités des groupes de résistance. RAF Whitley"

www.plan-sussex-1944.net 

Laurent Laloup le samedi 18 octobre 2008 - Demander un contact


" Justement: Raymond Fassin, l'officier de liaison auprès de COMBAT - à qui il demande depuis longtemps, en vain, que l'on cherche noise à la gonio allemande - s'impatiente et demande à un saboteur des FTP de s'en occuper: deux voitures gonios sautent devant l'Hôtel Terminus, siège de la gestapo, le 13 février 1943."

www.alyon.org 

Laurent Laloup le dimanche 12 août 2007 - Demander un contact


Raymond Fassin, aviateur et résistant

extrait de : 

Raymond FASSIN (1914-1945)

« Raymond, Georges, René Fassin (6 déc. 1914-12 fév. 1945), alias SIF, Charles Dacier, Piquier, Comète, FX 06, capitaine Barsac. etc.

Instituteur, officier des Forces aériennes de la France Libre (FAFL), officier de liaison de Jean Moulin, détaché par lui auprès du mouvement « Combat », ensuite nommé chef des opérations aériennes de la zone Sud (1942-1943) puis délégué militaire régional A (DMR A, zone Nord), lieutenant-colonel aux réseaux de la France combattante (réseau Action), arrêté par la Gestapo, déporté, mort pour la France le 12 février 1945 au camp de concentration de Neuengamme. près de Hambourg.

RAYMOND FASSIN. petit-fils de fermiers de Châtel-Censoir (Yonne) venus, à la fin du XIX° siècle, s'installer comme maraîchers en région parisienne, à Gennevilliers (Hauts-de-Seine), y est né le 6 décembre 1914. Il choisira de devenir instituteur. Après l'Ecole normale d'Auteuil, rejoint l'école Paul-Bert, à Malakoff (Hauts-de-Seine), ses parents habitant alors Chatillon-sous-Bagneux. Il y enseignera en 1935-1936 et. après son service militaire (1936-193 7), en 1937-1938 et 1938-1939. jusqu'à la mobilisation - qui l'enverra sur la ligne Maginot. Après Chatillon, il habitera Vanves (Hauts-de-Seine), au 27 de la rue de Paris, aujourd'hui rue Raymond-Marcheron.

Après l'appel du 18 juin 1940, rejoint Londres - dès le 21 - et les Forces aériennes de la France Libre (FAFL). Suivront plusieurs mois d'entraînement intensif à la clandestinité, notamment à Ringway, en Ecosse. Dans la nuit du 1e' au 2 janvier 1942, il est parachuté en France près de Salon-de-Provence, en compagnie de Jean Moulin et de Hervé Monjaret (alias SIF X. Frit. FX 07).

Sous le pseudo de SIF, il sera pendant un an et demi l'un des plus proches compagnons, et l'un des plus appréciés, de Jean Moulin. Celui-ci le détache tout de suite auprès du mouvement de résistance Combat, avant de le nommer, mi-1942, chef des opérations aériennes (parachutages et atterrissages clandestins de nuit) de la zone Sud. Le service s'appellera successivement le SOAM, le COPA puis le SAP. Il montera avec ses équipes de nombreuses opérations "Lysander" et "Hudson" (du nom des avions de la Royal Air Force), notamment depuis les terrains clandestins de la plaine de l'Ain et du Jura.

Dans la nuit du 15 au 16 juin 1943, sur ordre de Moulin, il repart pour Londres dans l'un de ces vols clandestins, du terrain "Marguerite", près de Maçon (en bimoteur Hudson. opération "Knuckle Duster", Hugh B. Verity squadron leader), via Alger et Gibraltar. En même temps que Henri Frenay, Paul Rivière (...) et Maurice de Cheveigné, lequel deviendra son radio pour sa seconde mission (de délégué militaire régional zone Nord) et sera déporté en même temps que lui. Ils arrivent dans la capitale britannique le 18 juin 1943, pour le troisième anniversaire de l'appel du général de Gaulle.
Trois mois plus tard, dans la nuit du 15 au 16 septembre 1943, Raymond Fassin est reparachuté de nuit à 6 km d'Is-sur-Tille (Côte d'or), sur le terrain "Vendée"" (opération "Bob 62"), avec un saboteur et deux opérateurs radio, dont de Cheveigné (alias Iroquois), pour devenir délégué militaire régional A (DMR A, zone Nord) sous les pseudos de Piquier ou Comète.

Lors d'une mission à Paris, dénoncé, il est arrêté par la Gestapo le dimanche 2 avril 1944 - en même temps que sa compagne Carolle {alias SIF 5, Solange), enceinte - à la brasserie Saint-Georges de la rue Notre- Dame-de-Lorette (9eme arrdt). sous la fausse identité de Charles Dacier.

Incarcéré à Fresnes, il sera transféré en voiture, avec sa compagne Carolle, à la prison de Loos-les-Lille, où ils seront internés le 2 mai (et où naîtra leur fils François-René, le 20 juin 1944). Raymond Fassin sera déporté le 31 août 44 en même temps que Maurice de Cheveigné, par le "dernier train de Loos", le dernier convoi à partir de la gare de triage de Roubaix pour les camps de concentration nazis.

Arrivé le 4 (ou le 5 ?) septembre 1944 au camp de Oranienburg-Sachsenhausen, il reçoit le matricule 97 648 (de Cheveigné: 97 647). Début octobre, un "transport" le sépare de De Cheveigné, et le dirige avec d'autres déportés peut-être au camp de Kochendorf-Neutzwiller. Il pourrait avoir rejoint le camp de concentration de Nei-sengamme (près de Hambourg) le 17 octobre 44. mais on ne lui connaît pas de numéro matricule. Fin janvier 1945, il est au "kommando" (de travail forcé) de Watenstedt, lager de Leinde (usines Hermann Goering), à 3 km au sud-est de Watenstedt, où se trouvait ce sous-camp, dépendant du camp principal de Neuengamrne. Il aurait été vu début février au bloc 2 de l'infirmerie de Watenstedt. Il y mourra le 12 février 1945, de "'tuberculose pulmonaire et intestinale", dit le Livre des morts du camp. Il sera inhumé le 15 février au cimetière voisin de Jammertal aux côtés de nombreuses autres victimes des camps nazis.

En France, l'acte de décès dressé le 1er août 1946 par les services du secrétariat d'Etat aux anciens combattants a été transcrit le 19 août 46 à l’état-civil de Vanves (où il habitait, au 27 rue de Paris, avant de rejoindre Londres) avec la mention mort pour la France, Vanves lui rendant également hommage par la mention de son nom sur le monument récemment érigé à la mémoire des victimes de la barbarie nazie. Une rue de Malakoff porte son nom. De même, une plaque apposée dans l'entrée du collège Paul-Bert de Malakoff et une autre, sur le caveau de la famille Fassin au cimetière de Chatel-Censoir (Yonne), rappellent sa mémoire. »

François-René Christiani-Fassin

Laurent Laloup le jeudi 14 décembre 2006 - Demander un contact

Dernière mise à jour le mercredi 12 août 2009

 

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