Les Français Libres, de juin 1940 à juillet 1943

 
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Guy Vourc'h



Naissance : 2 mars 1919 - Plomodiern (29)

Activité antérieure : étudiant / scolaire

Point de départ vers la France Libre : Metropole

Engagement dans la France Libre : Londres en novembre 1940

Affectation principale : Terre - Londres / divers

1er BFM commandos

Grade atteint pendant la guerre : lieutenant de vaisseau

Décès : 3 juillet 1988 - Paris

Dossier administratif de résistant : GR 16 P 599318

Dans la liste de l'amiral Chaline : ligne 14489

Dans la liste d'Henri Ecochard V40 : ligne 52218ligne 52220

Fils d'Antoine Vourc'h  et de Marguerite Le Doaré 
Frère de Jean Vourc'h  , Paul Vourc'h  , Yves Vourc'h  et Marguerite Vourc'h 




Guy Vourc'h - son Livre d'or !
 

Réponse à DAVID

Information pour David
Oui Pierre Philippon était dans les SAS
Jos Le Bris de PLOMODIERN dans le n° 4 commando de Kieffer

Tous deux ont beaucoup aidé Camors et ma mère pour organiser et réussir l'hébergement, les convoyages et l'évasion des aviateurs de Camaret sur la Suzanne-Renée en octobre 1943 puis sur le Breiz-Izel en janvier 1944 de Douarnenez. Ils étaient d'ailleurs à bord ce jour là sur le bateau de Gabriel Cloarec

Camors étant arrivé à Plomodiern pour demander l'aide de ma mère fin août 1943, l'activité des agents ayant participé à ces départs aussi glorieuse que soit leur action ne leur donne pas le titre de Français libres. C'est dommage car ils ont tous été indispensables pour la réussite de ces évasions
Ma mère, mon frère Yves sont français libres en tant qu'agents de Johnny (1941)
si vous inscrivez les résistants aussi bien que les français libres j'ai beaucoup de noms à ajouter à votre liste. Dites le moi.
Guy est né à PLOMODIERN,

Anne Ploux née Vourc'h le mercredi 01 juillet 2009 - Demander un contact

Réponse :

Pour la liste, je me limite aux noms relevés par Henri Ecochard  et je n'ajoute que les quelques français libres oubliés mais dont l'engagement est certain. Pour la résistance intérieure, si je commençais à ajouter des noms, je craindrais trop de me tromper.
Mais vous pouvez parler de ceux que vous connaissez, ici ou sur le forum.
Amicalement
Jacques Ghémard


Ferchaud et les autres

Concernant Joseph Ferchaud, il faut se reporter à sa fiche.
Après la Nouvelle-Calédonie, il rentre en Grande-Bretagne en avril 1943 et se porte volontaire pour les parachutistes. Il est alors affecté au 1er BIA puis au 3e SAS où, comme chef de stick, il sera parachuté dans la région lyonnaise.

Concernant Pierre Philippon et Jo le Bris, s'agit-il des deux qui s'engageront aux SAS?

David

David le lundi 29 juin 2009 - Demander un contact


Extrait de "Routes d'Amitiés" de JMF Birac

" Mais Etienne agissait ainsi avec sagesse, car, sachant les réflexions que son jeune âge et son air de gosse attiraient, il préférait garder envers ces jeunes hommes, malgré l'attirance qu'il pouvait res­sentir à leur égard, une certaine réserve, une certaine froideur même parfois, qui, jointes à sa droiture, en imposaient malgré tout.
Cela ne l'empêchait pas de prendre avec ses cama­rades officiers de bonnes détentes où sa gaîté et sa gami­nerie de collégien se donnaient libre cours. C'est que la popote de la 12e compagnie est particulièrement sympa­thique : Danis, Silvy, l'aspirant médecin Jacob, Soulet*, Paumier.
Mais Etienne n'a pas d'amis que parmi les officiers. Il y a aussi à Fort Archambault quelques sous-officiers blancs, échappés comme lui de justesse à l'occupation, et que les hasards de la vie militaire n'ont pas fait passer par les écoles d'officiers. Il se lie rapidement avec eux, et en dehors des heures de service, passera en leur com­pagnie de bonnes heures de détente.
De Boisseson, fils d'une famille nombreuse, restera son fidèle adjoint pendant des années, et nous le retrou­verons dans tous les combats.
Jean Vourc'h. ** scout de France, breton du Finis­tère, et dont tous les frères sont ou seront en campagne. Avec son frère Guy, il s'est engagé fin 39 et il été blessé pendant la campagne de France en 1940. Rentré chez lui, il songe aussitôt à repartir, et avec son frère, cherche pendant trois mois un pêcheur qui veuille bien les em­mener ou leur louer son bateau. Enfin, ils arrivent à acheter un bateau de pêche. On est en fin d'octobre, les nuits sont longues, la mer mauvaise, le temps bouché, circonstances providentielles pour une évasion.
Pas de temps à perdre pour rassembler des provisions ou chercher un pilote : l'Angleterre est en face, il suffit de cingler vers le Nord. II n'y a qu'à s'embarquer, et avec quelques camarades, en route !
Mais le vent tourne à la tempête, personne ne sait conduire le bateau par un temps pareil, personne n'a idée des courants violents qui alternent surtout d'Est en Ouest.
La journée se passe, puis la nuit, puis une autre journée, une autre nuit... La fatigue, la faim et surtout la soif se font sentir... et onze jours après leur départ de Bretagne, un cargo anglais arraisonne, au large des côtes d'Angleterre, un bateau de pèche vide, et trouve à fond de cale une poignée de jeunes gens agonisants, que l'on eut bien du mal à ramener à la vie.
Guy restera en Angleterre, participera avec les com­mandos au débarquement de Normandie, sera blessé, repartira avec son plus jeune frère Yves, et tous deux mèneront la campagne jusqu'en Hollande.
Jean reste peu de temps en Angleterre, et part pour l'Afrique Equatoriale et Fort Archambault où Etienne le rencontrera, dans ce milieu du Tchad où tous avaient les mêmes pensées, officiers, sous-officiers et gradés.
Parmi ces derniers, Etienne se fait aussi un ami ; le jeune Paul Tripier *** est un cyrard comme lui, et ne sait pas plus que lui le résultat du concours de 1940. Il est parti en Angleterre, puis expédié en Afrique, n'a pas été repris par les écoles et se trouve simple caporal, mais la différence de galon n'a rien à voir avec l'amitié, et ces amitiés personnelles ne font que renforcer l'esprit d'équipe qui anime les compagnies du régiment du Tchad, et particulièrement la 12 ème."

* Mort prisonnier en Allemagne.
** Tué à Voisins-le-Bretonneux en août 1944.
*** Tué en Italie en 1944

Laurent Laloup le samedi 23 août 2008 - Demander un contact


Revue de la France libre

"YVES VOURC'H

Yves Vourc'h, le dernier des quatre garçons de sa famille qui, tous, avaient rejoint les FFL, est décédé à Plomodiern le 19 novembre dernier. Ses obsèques ont été célébrées le 21 novembre en l'église de Plomodiern, là où il était né le 7 juillet 1924.
Parmi les références dont Yves Vourc'h pouvait se prévaloir, la première dans l'ordre fut son appartenance au réseau Johnny.
En mars 1941, lorsque les fondateurs du réseau débarquèrent sur la côte nord du Finistère, Yves et Paul Vourc'h étaient élèves au collège Saint-Yves à Quimper. En ville, ils occupaient une chambre située au-dessus du bureau de poste de Kerfunteun, commune aujourd'hui intégrée à Quimper.
C'est de leur chambre que débutèrent, le 27 mars 1941, les premières liaisons radiotélégraphiques durables entre la zone occupée et l'Angleterre.
Un point d'histoire : avant son départ en mission, fin décembre 1940, d'Estienne d'Orves convint d'un rendez-vous avec Robert Alaterre, chef du futur réseau Johnny, pour le 20 mars 1941 à Nantes chez Mlle de La Patellière.
Cependant, le départ de Robert Alaterre et de ses trois compagnons n'avait pu se faire à temps, puisque c'est précisé­ment dans la nuit du 19 au 20 mars qu'ils débarquèrent sur la côte nord du Finistère.
Robert ne se rendit à Nantes que le 5 avril 1941. C'est alors que Vf de La Patellière lui apprit que d'Estienne d'Orves était arrêté depuis le... 21 janvier. Alaterre rentra aussitôt à Quimper. C'est de la chambre d'Yves que fut transmis le message qui informa le commandant Passy que d'Estienne d'Orves avait été arrêté deux mois et demi plus tôt. Au cours de cette période, le commandant Passy avait cru qu'il échangeait messages avec d'Estienne d'Orves alors que son correspondant était le colonel Dernbach, chef de l'Abwehr pour l'ouest de la zone occupée. On connaît aujourd'hui la trahison de Gaester.
La chambre d'Yves Vourc'h et de son frère Paul fut le seul lieu d'émission du réseau Johnny jusqu'au 12 avril 1941.
Le 28 novembre 1941, Paul rejoignit l'Angleterre par l'une des liaisons mari­times du réseau Johnny. À cette date, Yves ne savait pas que le départ de son aîné allait le conduire, à terme, à reprendre son activité dans la Résistance.
En effet, à son arrivée en Angleterre, Paul entra à l'Ecole des Cadets . Il se lia d'amitié avec l'un de ses condis­ciples. Celui-ci, à sa sortie de l'école, fut affecté au BCRA.
Il reçut la mission de retourner en France afin d'y organiser un réseau d'évasion. Bien entendu, Paul lui avait donné l'adresse de sa mère et de son frère. C'est ainsi que, en février 1943, Jean-Claude Camors , l'ami de Paul, fut parachuté sur la France pour prendre la tête du réseau d'évasion Bordeaux-Louplac. Il se présenta à Plomodiern, où, naturellement, il fut reçu à bras ouverts par Mme Vourc'h et le plus jeune de ses garçons.
« En octobre 1943, Jean-Claude Camors n'a pas encore 24 ans... Il est en train de monter sa première grande opération maritime à partir de la Bretagne. »
«Mais le 11 octobre 1943, Jean-Claude Camors est mortellement blessé par la Gestapo alors qu'il se trouvait au café de l'Époque à Rennes. Son corps ne sera jamais retrouvé. »
Cependant, l'équipe de Plomodiern, composée de Mme Vourc'h, d'Yves, de Pierre Philippon, Jean de La Patellière, Jos Le Bris et Pierre Drevillon, «était bien décidée à remplir jusqu'au bout la mission que Jean-Claude Camors leur avait confiée ».
En janvier 1944, Yves Vourc'h et ses amis réussirent une extraordinaire éva­sion vers l'Angleterre. Il s'engagea dans les commandos. Son frère aîné s'y entraînait depuis longtemps avant d'être parmi les Bérets verts français qui, sous les ordres du commandant Kieffer, débarquèrent le 6 juin 1944 à Ouistreham. Ce jour, Guy Vourc'h fut grièvement blessé.
Plus tard, Yves débarquera, lui aussi, en Normandie. Puis il se battra en Hol­lande avec les Bérets verts de Kieffer.
Toutes ces actions exemplaires lui ont valu d'être décoré de la Légion d'hon­neur, de la croix de guerre, de la
médaille de la Résistance et de h Modal of Freedom USA.
À la droite du catafalque, lors de I cérémonie funèbre, des anciens de b Résistance s'étaient réunis autour d hautes personnalités de la Résistance intérieure et extérieure. Pour la premiàe on notait la présence des docteuB Maubras et Oison. La seconde éta représentée par le commandant Schlumberger, Compagnon de la Libération, et M. Le Gall, président des Anciensd la 1re DFL.
L'allocution du docteur Olsen, qui témoigna en parfaite connaissance du parcours d'Yves Vourc'h, fut, comme d'habitude, remarquée et très émouvante."

Laurent Laloup le dimanche 02 décembre 2007 - Demander un contact


erreurs dans la fiche

Guy est né en 1919
Il n'était pas médecin pendant la guerre
C'est son frère Jean qui est né en 1920
Yves(1924-1998 était agent du réseau Johnny puis du réseau d'évasion Bordeaux-Loupiac avant de partir pour l'Angleterre
Paul (1923-1953) agent du réseau Johnny est parti pour l'Angleterre sur le Sea-Lion en novembre 1941 et non 1942 après avoir été agent de liaison du réseau Johnny
Ma mère Marguerite née Le Doaré (1893-1950 était agent du réseau Johnny, Jade-Amicol et a beaucoup aidé Camors chef du réseau Bordeaux-loupiac (mais on ne peut être retenu comme agent de deux réseaux au même moment )
Ferchaud, Joseph n'est pas sur la liste des FFL ; Il est parti pour la Nouvelle-Calédonie

vourc'h le jeudi 20 septembre 2007 - Demander un contact


Yesterday’s Anaesthesia

Ernest Kern, Jean Lassner, Guy Vouc’h

Because of an extraordinary combination of circumstances, three men – Ernest Kern, Jean Lassner and Guy Vourc’h – who did not know each other, but who were all in the Free French Forces, chose, after the Second World War, the same medical speciality, anaesthesia. Having become friends, they became the leaders of a profession, which, in France, only fully developed after the war.
On the occasion of Jean Lassner’s 90th birthday, the sole survivor of this trio, their colleagues and their students remember them and their work.
From a France at war to the birth of anaesthesia in Europe, this book presents accounts from anaesthesiologists whose stories combine professional observations with personal memories.

Laurent Laloup le samedi 25 août 2007 - Demander un contact


D-Day

" Les Commandos traversent la plage au pas de course et parviennent à atteindre l’angle mort des tirs ennemis. Certains cherchent à les esquiver en se jetant à terre, ils sont blessés ou tués. Il reste à traverser un champ de barbelés qu’il faut cisailler. Au point de ralliement, l’ancienne colonie de vacances, ils sont 114 sur 177, très provisoirement à l’abri. Ils étaient divisés en 3 troupes. La troupe 1, avec l’enseigne de vaisseau Guy VOURC’H est très éprouvée, y compris parmi ses officiers, le commandant Philippe KIEFFER est blessé à la cuisse. Tous les valides prennent la route du littoral et se dirigent vers l’ancien casino de Ouistreham. La troupe 8 avec l’officier des équipages LOFI et la section « K-Guns » (mitrailleuses) n’avaient pas pu déclancher leur attaque et avaient pris du retard. "

Laurent Laloup le samedi 25 août 2007 - Demander un contact


" Le projet de création d'un Institut Culturel Breton fut relancé dès 1951 par le Comité d'étude et de liaison des intérêts bretons (CELIB) dans le cadre sa commission culturelle, que présidait le docteur Guy Vourc'h, héros de la France Libre, et il figura, mais sans succès, dans le projet de loi-programme pour la Bretagne "

www.institutcultureldebretagne.org  

Laurent Laloup le samedi 25 août 2007 - Demander un contact


Revue de la Fondation de la France libre N°17

"... Enfin, dans la soirée du 20 octobre 1940, Bernard Scheidhauer, accompagné de cinq camarades : les frères Guy et Jean Vourc'h, Charles de La Patellière, Robert Alaterre, et Joseph Ferchaud, réussit à embarquer à Douarnenez, à bord d'une pinasse toute neuve de douze mètres de long, pontée, avec deux voiles et un moteur, la Petite Anna (Dz 3388). Mais la traversée allait manquer de devenir une tragédie... Le bateau avait été livré avec, dans son réservoir, cent quatre-vingt litres d'essence, ce qui constituait une quantité juste suffisante pour atteindre la cote anglaise. Par sécurité, il eût fallu disposer d'un peu plus de carburant car on devait compter avec les impondérables. Toutefois, si on avait pu disposer à bord d'un marin expérimenté, capable d'utiliser la voilure à bon escient, la quantité d'essence eût sans doute suffi. Mais, dans l'impatience de partir, les jeunes gens firent abstraction de ces considérations et passèrent outre. De plus, Bernard Scheidhauer avait fait des essais de moteur avec Marcel Laurent, mareyeur et patron de la Petite Anna. Mais, contrairement à ce que Bernard déclara à ses camarades, ces essais durèrent plusieurs heures, et non un quart d'heure. Ce fait allait avoir, plus tard, des consé­quences dramatiques.
....
Vers onze heures, ils aperçurent un énorme rocher solitaire et désolé, sans trace de vie, qu'ils doublèrent. Ils faillirent sombrer alors, car la Petite Anna se trouva au milieu d'écueils sur lesquels une mer monstrueuse écumait ; d'énormes remous secouant la pinasse, menaçaient à tout moment de la faire chavirer. Les passagers crurent leur fin arrivée, et Robert Alaterre raconta par la suite que Guy Vourc'h se mit à réciter la prière des agonisants. C'est précisément au mo­ment où ils avaient perdu tout espoir que, du bouillonne­ment de la mer en furie, surgit un cargo britannique, le SS Cairngorn, intrigué par la présence, en ces lieux inhospitaliers, d'un si petit navire semblant désemparé. L'accostage se réalisa dans des conditions difficiles. Le capitaine et l'équipage britannique leur réservèrent un accueil chaleureux et s'évertuèrent à apporter le réconfort que nécessitait leur état ; deux étaient scorbutiques, un autre commençait à perdre la raison...
A la tombée de la nuit du 31 octobre, ils entrèrent dans le port de Milford Haven, terme de leur longue randonnée, mais aussi d'un martyre de onze jours ! "

Laurent Laloup le samedi 25 août 2007 - Demander un contact


Guy VOURC’H a 20 ans en 1940 dans une famille qui donnera de nombreux Résistants entre 1940 et 1945 : son père, sa mère, ses frères Yves, Jean et Paul, et ses soeurs.
Il est élève aspirant de réserve à l’école des élèves officiers de Fontenay-le-Comte. Comme ses camarades, il refuse le message du maréchal Pétain. Alors que les officiers d’encadrement dans leur ensemble font confiance au général Weygand, il engage ses camarades à déserter cette armée que l’on oblige à rendre les armes, et à partir pour l’Angleterre continuer le combat.
Il se rend à Rochefort où, croit-il, il va pouvoir s’embarquer. Malheureusement, la défaite apporte un désordre inouï, même dans la caserne du 3ème régiment d’infanterie coloniale où il séjourne. Les Allemands sont aux portes de la ville et ordre est donné de bien les accueillir. Personne n’envisage de leur résister. Guy VOURC’H quitte alors Rochefort et rentre dans sa famille en pays breton à Plomodierne près de Douarnenez. Son père, futur membre de la résistance bretonne s’étonne qu’il ne soit pas déjà en Angleterre. Un jour, alors que des Allemands veulent utiliser sa barque de pêche pour se détendre, il préfère la détruire devant leurs yeux plutôt que de la leur prêter.
Après au moins deux tentatives ratées pour traverser la Manche, Guy décide d’acheter une pinasse de 11 mètres pour 40 000 francs. Son frère Jean qui vient de toucher d'une assurance 25 000 francs les donne, le reste est apporté par les autres compagnons d'équipée. Finalement il embarque avec un équipage composé de son frère cadet Jean qui a été blessé durant la campagne de France, ses amis Charles de la PATELLIERE camarade de peloton à Fontenay- le-Comte, Robert ALATERRE, FERCHAUD et SCHEIDHAUER. La traversée devait durer moins de 24 heures. Elle durera plus de 11 jours et imposera les privations que l’on imagine. Sans vivre et sans eau, la petite équipe est sauvée par un cargo anglais le S.S. Cairngorn qui la débarque à Milford Haven.
Les six jeunes gens se rendent à Londres où ils sont accueillis par le commandant d'ESTIENNE d'ORVES. Guy sera en 1942 incorporé comme officier dans le bataillon de fusiliers marins commandos. Le 6 juin 1944, il débarque à Ouistreham où il est blessé. Aussitôt rétabli, il participe aux combats de Flessingue. Son frère Jean a rejoint Leclerc au Tchad. Il débarque en Normandie, et tombe mortellement blessé pour la Libération de Paris à Voisins-le-Bretonneux le 24 août 1944.
La PATELLIERE et FERCHAUD gagnent l’Afrique du Nord, et font campagne dans les FFL. Robert ALATERRE devient agent secret et passe plusieurs fois en Bretagne pour y organiser la Résistance. SCHEIDHAUER devient pilote dans les FAFL. Son avion abattu, il sera fusillé au mépris de lois de la guerre en 1943.
De son côté, la famille VOURC’H poursuit une résistance acharnée. Le père Antoine rejoint le réseau Johny. Poursuivi par la Gestapo, il gagne l’Afrique du Nord. Sa femme échappe de peu à l’arrestation et se cache au plus profond de la campagne bretonne. Paul VOURC’H, troisième frère de Guy passe en Angleterre en 1942. Yves, le quatrième, gagne lui aussi l’Angleterre en janvier 1944. Il a 19 ans et s’engage dans le bataillon de fusiliers marins dans lequel son frère Guy est officier.
Cette famille a montré les qualités traditionnelles de courage et ténacité de ses ancêtres bretons. Après la guerre, Guy retourne à sa vocation médicale et devient un des premiers spécialistes mondiaux de l’anesthésie.

Source :D’après Philippe Lacarrière : « Les volontaires de l’aube » Editions du Félin, 1999 et François Fouré
www.memoresist.org 

Laurent Laloup le samedi 05 mai 2007 - Demander un contact

Dernière mise à jour le mardi 06 novembre 2018

 

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