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Feux et lumière sur ma trace (Faits de guerre et de paix) du Colonel Pierre Chateau-Jobert " Le régiment comprenait six cent trente hommes, dont soixante officiers. Que de « têtes de cochon » dans le lot ! Mais aussi quels caractères ! L'exercice du commandement n'était pas facile avec des commandants de squadrons qui auraient volontiers secoué toute autorité pour être des chefs de bande. Mais la difficulté me plaisait. Tant qu'une organisation n'est pas au point, il est normal d'avoir de sérieuses préoccupations du fait des subordonnés. Cela est « dans l'ordre » ; il n'y a pas à s'en plaindre. Le chef est justement là pour rétablir la situation. En revanche, avec des capitaines comme Sicaud et Fournier, je savais que les missions du régiment seraient accomplies au-delà de ce que pouvait espérer le Commandement. Quelques années de plus suffisaient à donner aux autres, Paumier, Hourst, de Roquebrune, Vallières, un calme apparent qui compensait un peu la turbulence de certains de leurs lieutenants. Il se trouvait que tous — à l'exception des aspirants ou jeunes sous-lieutenants — étaient plus âgés que moi. Si cela ne m'a pas gêné, il n'en reste pas moins que l'exercice du commandement n'en est pas facilité quand on a affaire à des hommes qui, souvent, dans leurs professions civiles, ont inconsciemment associé l'idée de la supériorité à celle de l'âge. " Laurent Laloup le dimanche 24 mai 2009 Contribution au livre ouvert de Gilbert Paumier Montrée dans le livre ouvert de 2 Guillaume dit Guy Louis Antoine de Chieusses de Combaud Roquebrune | |