Les Français Libres, de juin 1940 à juillet 1943

 
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Aloyse Jean Schiltz



Naissance : 21 janvier 1919 - Ettelbruck, Luxembourg

Activité antérieure : liberal / cadre

Nationalité : Luxembourgeois

Engagement dans la France Libre : Londres en décembre 1942

Affectation principale : BCRA / QG

Grade atteint pendant la guerre : sous-lieutenant

Dossier administratif de résistant : GR 16 P 539659

Dans la liste d'Henri Ecochard V40 : ligne 46762

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Aloyse Jean Schiltz - son Livre d'or !
 

Cadets de la France libre : l'école militaire. : CASALIS André

A- Schiltz est de nationalité luxembourgeoise. Il est sorti avec « Corse et Savoie » mais son gouvernement et le QG de Londres n'ont encore pu finaliser les accords nécessaires à sa nomination dans l'armée française. Qu'à cela ne tienne : il refait un peloton d'E.A. Unique exempte d'un Cadet reçu deux fois au concours de sortie.

Laurent le dimanche 17 janvier 2010 - Demander un contact


Aloise Schiltz

Cadets de la France libre : l'école militaire.  : CASALIS André

Laurent le dimanche 17 janvier 2010 - Demander un contact


Cadets de la France libre : l'école militaire. : CASALIS André

" Un exercice de tir de grenade à fusil est organisé pour la section Saindrenan.
R. Mouliè, commandant de compagnie et A. Lehrmann, officier d'armement y assistent. C'est au tour de Charles Hessenbruch et de Jean Digo de tirer. Le premier, couché sur le dos tient l'arme et doit presser la détente. Le second, agenouillé à gauche de lui, est chargeur. Par malheur, il introduit l'engin à l'envers et avant que quiconque puisse intervenir, la cartouche à blanc chargée de la propulsion est mise à feu.
La grenade explose à la sortie du tube.
On se précipite. R. Mouliè constate que Digo est mort d'un éclat au coeur ; le tireur est très sévèrement touché aux deux jambes. Bernard Blouin et un camarade (A. Schiltz) ont le réflexe de lui poser immédiatement des garrots. A. Lehrmann, placé tout près, est également très sérieusement blessé au cou et à la face.
Le lieutenant embarque immédiatement tout son monde dans une camionnette qui se précipite vers l'hôpital américain où l'on ne peut que confirmer la mort de Digo. On opère immédiatement Hessenbruch qui a perdu beaucoup de sang : il y laisse malheureusement les deux jambes. Lehrmann touché par un éclat qui a manqué la carotide de peu et un autre qui lui a brisé les dents, donne des inquiétudes pendant deux semaines, puis se rétablit heureusement.
L'émotion des Cadets est profonde. Lajudie, estimant qu'une reprise en mains s'impose, improvise fort opportunément un parcours en tenue de campagne.

« Le 29 sera pour l'Ecole une triste date : notre premier accident mortel. ...Explosion prématurée d'une grenade antichar à fusil. Je suis d'ailleurs persuadé que c'est l'accident stupide, dû à une maladresse (la grenade à l'envers). Mais ce qui est inouï c' est que cela ait pu arriver à Lehrmann, de loin le meilleur et le plus prudent des officiers en la matière... En attendant, c'est épouvantable et celui qui a eu les deux jambes broyées est encore en équilibre, bien que faisant l'admiration de tout l'hôpital par sa lucidité et son courage ...
Jeudi, nous avons eu notre petite cérémonie, toute simple, mais émouvante, où Beaudouin a prononcé quelques mots épatants, puis nous avons été à l'hôpital décorer le petit Hessenbruch dont c'était l'anniversaire (dix neuf ans). Il a la Médaille Militaire, surtout pour récompenser son attitude depuis l'accident. Il fait vraiment l'admiration de l'hôpital, pour qui il est d'ailleurs un cas médical... Les américains ont été admirables »"

Laurent le dimanche 17 janvier 2010 - Demander un contact


Cadets de la France libre, l'École militaire / André Casalis

" En contrepartie du grand nombre de nouveaux Cadets le commandement trouve quelques auxiliaires parmi ceux qui ont déjà servi. Léon Bouvier poursuit l'enseignement de la langue de Schiller, Aloïse Schiltz également : «Mais comme ce sont les Cadets avec lesquels je suis continuellement, il y a un chahut ininterrompu. » Yves Bertrand Cortadellas assiste J. Chambon tout en restant élève-aspirant, Jacques Hardre donne des leçons d'histoire, Louis Bouzols est le second de P. Saindrenan et J.-P. Lavoix aide A. Vaindraj pour les transmissions tout en assumant également des fonctions d'infirmier."

Laurent le dimanche 10 janvier 2010 - Demander un contact


"André Casalis : Cadets de la France Libre - Louis Le Roux 1923-1951"

" Le carnet où il rapporte les petits faits de son existence quotidienne au cours de l'été 1942, s'interrompt le 16 octobre. Les Américains débarquent trois semaines plus tard, le 8 novembre. On peut se demander si ce document, où il décrit de très nombreux déplacements quotidiens, donnant l'impression d'une période de vacances perpétuelles entrecoupée de quelques activités à caractère professionnel, n'est pas, en fait, un instrument de « couverture » pour le cas où il serait arrêté. Il semble ne jamais coucher au même endroit, être constamment en déplacement dans un rayon assez limité d'ailleurs, rencontrer fréquemment presque les mêmes personnes, sans que les motifs de ces trajets et de ces rencontres soient bien clairs. On ne peut s'empêcher de penser à des activités de résistance et la fréquence des baignades à une époque peu propice évoque irrésistiblement un travail de reconnaissance des côtes.
On sait qu'il fait la connaissance d'une demoiselle Brunet, fille d'un pasteur réformé. Il semble bien que cette personne, qu'il reverra dix ans plus lard, a une grande influence sur lui sans pour autant qu'ils deviennent intimes. Il est même probable qu'elle l'a introduit dans les milieux de la Résistance locale où l'esprit d'initiative et les qualités personnelles de Guy font merveille. Il entre dans le réseau oranais du consul Knight. Son action sera d'ailleurs reconnue par les autorités militaires puisque, bien que civil, il recevra plus tard une brillante citation. En voici le texte :
« Jeune évadé de France en 1940, assura avec un courage extraordinaire les missions de renseignements les plus risquées le long des côtes nord-africaines. Effectua avec un plein succès dans la nuit du 7 au 8 novembre 1942 plusieurs missions de liaison à travers les lignes. » Citation à l'ordre du Corps d'Armée (19 septembre 1945).
Ces « reconnaissances » suggèrent que l'un des objectifs de son orga­nisation était de préparer le débarquement allié. Au moment de l'opération elle-même, Guy a été envoyé à plusieurs reprises à travers « les lignes » - ce ne semble pas être tout à fait le mot qui convient d'ailleurs - pour renseigner le commandement des troupes anglo-saxonnes, voire les guider, grâce à sa connaissance du terrain et de la langue anglaise.
L'exemple de la famille Brunet exerce sans doute sur lui une forte influence. On sait, par ses propres notes qu'il fréquente un milieu réformé.
« Mme Vincent! nous a lu un chapitre de la Bible. Acheté opuscule philosophie. »
II a plusieurs discussions avec cette dame qu'il rencontre à de nombreuses reprises. On sait en outre que Guy s'est converti avant de quitter l'Algérie. Son « Pay Book » en effet, porte la mention « Protestant ». Voilà qui est singulier et remarquable, en plein conflit! Il appartiendra à cette commu­nauté, une fois de retour en France, puisque l'on trouve l'adresse de l'Aumônerie générale protestante à Paris dans son carnet d'adresses, ainsi que celui d'Emilie Brunet avec qui il est donc resté en contact.
Il est temps de dire un mot de sa personnalité. Legendre est un athlète, pas très grand peut-être, 1,78 mètre, mais extrêmement vigoureux, bien découplé et physiquement harmonieux. Son regard clair, la classique ordonnance de son visage, son menton rond et prononcé annoncent tout à la fois une forte volonté et une grande aménité. Le visage est carré, le front grand et dégagé et les oreilles un peu décollées ajoutent à l'expression de force que donne son regard clair et direct. Il respire la confiance en lui-même, sans timidité aucune et ses traits contribuent à lui donner une attitude positive et généreuse qui attire immédiatement la sympathie. Ouvert, s'exprimant volontiers, d'une grande droiture, il ne semble pas avoir nourri de ces inquiétudes intérieures qui viennent parfois assombrir le comportement des meilleurs. Il sera populaire à l'École des Cadets où sa compagnie sera recherchée, ce ne sont pas ses amis Yves Cantin et Aloïse Schiltz qui diront le contraire. Peu rancunier, compréhensif il rendra souvent visite dans Paris reconquis, à d'anciens camarades qui, eux, sont restés en France. Aucunement sectaire il n'aurait certainement pas été homme à nourrir, cinquante ans après, des sentiments d'exclusion absolus à l'égard de tous ceux qui n'auraient pas été de son avis ou qui n'auraient pas suivi ce que certains considèrent encore aujourd'hui comme le seul chemin acceptable : celui d'une France Libre pure, exclusive et dure, conférant un brevet d'honorabilité définitif quoi qu'on ait pu y faire, ou ne pas y faire.
Il quitte l'Algérie en janvier 1943, via Gibraltar où il contracte un engagement le 22. Un rapide convoi vers la terre promise, la Grande-Bretagne et après plus de deux ans d'errance et d'espoir, il se retrouve à Camberley. La compagnie des services généraux l'y accueille avec l'enthousiasme propre à ce camp dont la réputation de tristesse est bien connue. Il est interrogé par les Britanniques, comme tout le monde à l'arrivée et a l'occasion de mentionner ses activités lors du débarquement américain en Algérie. Ceci et sa belle stature lui valent d'être désigné pour suivre les cours de l'École des Cadets où il arrive à temps pour entamer le cycle préparatoire de six mois de la dernière promotion. Si tout va bien, il obtiendra son premier galon au milieu de l'année suivante.
Il trouve l'École des Cadets un peu submergée par le soudain afflux de nouveaux élèves. Trois promotions sont déjà sorties entre juin 1942 et juin 1943, date à laquelle il arrive à Bewdley où elle fonctionne depuis un an. Entre les élèves officiers de la future promotion « Corse et Savoie » de décembre 1943 et la masse des volontaires qui arrivent de tous les confins du monde libre et de la France, ce sont deux cents Cadets qui sont lâchés sur les villes voisines les soirs de permission."

Laurent le dimanche 05 juillet 2009 - Demander un contact


cna.public.lu 

Aloyse SCHILTZ (1918)

Ancien membre des scouts interdits par les nazis, il s'engage dès le départ du côté de la Résistance. Lorsqu'il se retrouve dans le collimateur de la Gestapo, il décide de quitter le pays avec l'aide du passeur Albert Ungeheuer. Transitant par la France, l'Espagne et le Portugal, il atteint Londres où il s'engage dans l'armée du Général de Gaulle, les "Cadets de la France libre". Après une intense instruction miliaire, il est parachuté dans les Ardennes françaises pour aider les Maquisards à combattre les Allemands. Schiltz se retrouve finalement parmi les soldats américains qui libèrent Luxembourg-Ville le 10 septembre 1944. Par la suite, il deviendra commandant de la Garde grand-ducale et sera chargé de diriger les pelotons d'exécution des collaborateurs luxembourgeois condamnés à mort.

Laurent Laloup le dimanche 27 avril 2008 - Demander un contact


Aloise Schiltz part d'Ettelbruck en Août
Arrive en GB quatre mois plus tard
Incorpore l'Ecole des Cadets de la France libre
BCRA

Source :Revue Historique des Armées N°224 de 1991
"Des Luxembourgeois au service de la France " par J.-J. MONSUEZ

Laurent Laloup le mardi 01 mai 2007 - Demander un contact

Dernière mise à jour le dimanche 17 janvier 2010

 

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