Les Français Libres, de juin 1940 à juillet 1943

 
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Une Française Libre parmi 55875
 

Christiane Moreau



Naissance : 8 aout 1906 - Saint-Hilaire-de-Chaléons (44)

Activité antérieure : liberal / cadre

Point de départ vers la France Libre : Metropole

Engagement dans la France Libre : en novembre 1942

Affectation principale : Résistance intérieure / Ker

Grade atteint pendant la guerre : p2

Dossier administratif de résistant : GR 16 P 429308

Dans la liste d'Henri Ecochard V40 : ligne 37172

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Photographie de Margueritte Chabiron

Photographie représentant Guite Chabiron, sa mère et son amie François Clément lors de la remise de la rosette d'officier de la Légion d'honneur.

Jean-François Moreau le dimanche 21 septembre 2014 - Demander un contact


Relation de Christiane Moreau avec Margueritte

Relation avec Margueritte Chabiron
J'écris la biographie de ma tante, Margueritte "Guite" Chabiron, née à Challans (1904-1967), pharmacienne à Verdelais, agent de liaison et membre du réseau Ker, où se réfugia pendant plusieurs mois en 1943 son amie Christiane "Capi" Moreau, en fuite avec les sœurs Abraham, après un fait de résistance dramatique entrainant la mort d'un Gestapiste à Angers.
Pour des raisons encore obscures mais en voie de clarification, les trois fuyardes commirent suffisamment d'imprudences pour que ma tante et la jeune fille, Monique Cosset, qu'elle avait en pension chez elle, soient dénoncées par un milicien et arrêtées par la Gestapo le 7 février 1944 pour être incarcérées au fort du Ha puis à la prison Jacques Cartier de Rennes. Elles furent déportées le 1er ou le 3 août 1944 au camp de Ravensbrück d'où elles revinrent vivantes mais en très mauvaise santé en mai 1945.
Christiane Moreau et les sœurs Abraham parvinrent à s'enfuirent mais furent arrêtées quelques jours plus tard et furent également incarcérées dans les mêmes prisons puis déportées à Ravensbrück d'où elles revinrent vivantes aussi.
Dans ma famille et son entourage, Christiane Moreau, avec qui je n'ai pas de lien de parenté, fut très critiquée pour sa trop tardive reconnaissance du rôle salutaire que ma tante joua dans sa fuite alors que ma tante en fut la victime aggravée par le développement d'une maladie neurologique invalidante qui finit par la tuer en 1967.
Christiane Moreau fut largement honorée par la IVe République. Ma tante dut attendre la Ve pour recevoir la Légion d'honneur comme chevalière puis officier.
Que se passa-t-il entre ces deux femmes, soit dans les prisons, soit à Ravensbrück, pour que leurs excellentes relations amicales voire affectueuses soient devenues exécrables à leur retour? J'aimerais avoir la version du côté adverse car nul n'ignore que la survie dans les camps ne fut assurée que par de très fortes personnalités physiques et mentales capables d'actes totalement incompréhensibles dans nos sociétés pacifiques de la deuxième moitié du XXe siècle. Telle que je connus ma tante, je ne l'imagine pas capable de déloyauté, même dans les conditions les plus désespérées et elle fut soutenue par les autres déportées de la Vendée dont Mme Nuss. J'ai assisté à la remise des décorations de ma tante et je dispose de nombreux documents officiels et familiaux qui attestent de son courage et de sa générosité.
J'ignore ce que sont devenues les sœurs Abraham et Monique Cosset a émigré tôt en Amérique du Sud. J'ignore si ces femmes ont des descendants ou des proches qui peuvent/accepteraient (de) témoigner de leurs héroïsmes respectifs évidents. Mon propos est en effet de rendre hommage sans pour autant édulcorer une partie de l'histoire spécialement barbare du XXe siècle en Europe. Je n'ai pas la mission de régler des comptes. On a tout dit sur la vie dans les camps, y compris les relations homosexuelles longtemps occultées. Ces cinq femmes en font partie.
Je compte passer une semaine à Nantes pendant l'automne pour consulter les archives.
On peut me contacter pour m'écrire ou me rencontrer:
Dr. Jean-François Moreau, AIHP
Professeur émérite, Université Paris Descartes
Radiologiste honoraire de l'hôpital Necker
9, square Delambre
75014 Paris
+33-1-43 35 46 58
+33-6-79 11 04 77 (mob)

Jean-François Moreau le dimanche 21 septembre 2014 - Demander un contact


Souvenirs de Christiane Moreau

Christiane Moreau est la fille unique d’un couple d’instituteurs publics du Pays de Retz. Elle est née en 1905 et fait de brillantes études de pharmacie. Elle tient une pharmacie rue de la Paix au centre de Nantes. Elle conduit un véhicule, voyage, campe, vit librement. Le jumping lui permet d’associer ses deux passions qui sont les animaux et le sport.
Avec ses camarades sportives dont certaines jeunes filles juives, elle s’engage dans la résistance et surtout dans la recherche de renseignements. Elles fournissent ainsi les plans et les indications qui conduiront aux bombardements des usines de locomotives des Batignolles à Nantes.
Lors d’une soirée où elles essayaient d’obtenir des informations d’officiers allemands, elle surprend un échange de mots en allemand et s’aperçoit qu’elles sont infiltrées. Elles s’échappent et partent pour la campagne. Elle donne l’ordre en partant à son chien d’aller chez ses parents boulevard des Belges, c’est ainsi qu’ils comprendront qu’il s’est passé quelque chose avant même l’arrivée de la Gestapo.
Elle contactera ensuite ma mère, Marie Le Guen, qui est la jeune bonne de ses parents et en qui elle a confiance. Comme elle l’a rappelé lors de la remise de la croix d’Officier de la Légion d’Honneur, ma mère lui apportera alors ravitaillement et vêtements en vélo en se cachant. Elle ira également jeter des vieilles armes qui se trouvent dans la maison dans la rivière de l’Erdre toute proche (1).
Finalement trahie et arrêtée, Christiane Moreau est torturée au siège de la Gestapo place Louis XVI, puis envoyée en camps de concentration à Ravensbrück. Elle en conservera les traces, en particulier aux pieds toute sa vie.
A Ravensbrück, elle travaille dans une usine d’armement. Avec l’énergie, la volonté et le courage de son arrière grand père (décoré de la Légion d’Honneur sur le champ de bataille par Napoléon après avoir reçu plus de vingt blessures !), elle poursuit la résistance préparant leur libération en affutant des morceaux de métal pour faire des armes. Elle encourage ses camarades à manger les asticots contenus dans le brouet qui leur est servi afin d’y trouver les protéines nécessaires à leur survie.
A son retour, son chien est mort. Il lui faut tout on amour des animaux pour surmonter sa déception et l’appréhension en voyant que ses parents lui ont acheté pour remplacer le Colley qu’elle avait perdu un berger allemand comme ceux qui les poursuivaient dans les camps.
Elle reprend sa pharmacie rue de la Paix, refuse une carrière politique et se consacre avec son amie à l’encadrement des équipes féminines de hand-ball et de volley du SNUC Atlantique qui jouent au niveau national. Elle continue également de se consacrer aux animaux tout en partageant son temps entre Nantes et le Golfe du Morbihan où elle a acheté l’île de Radenec.
Jusqu’à son décès à plus de quatre-vingt quinze ans, elle montrera la même énergie, la même détermination, le même sens de la liberté et surtout le même amour des animaux qui l’a conduit à léguer l’intégralité de ses biens à la SPA. La vente de l’île fera la première page des journaux locaux, ses papiers témoignages de son combat pendant la guerre semblent hélas avoir été dispersés.
(1). Ma mère considère encore aujourd’hui que cela faisait simplement partie de ce qu’elle devait faire. Elle épousera ensuite Raymond HERVE volontaire des Forces Navales Françaises Libres (voir sa fiche). Il avait commencé un apprentissage de préparateur en pharmacie chez Christiane Moreau dont le père était l’instituteur. Il a finalement rejoint l’école des mousses, s’est engagé dès la première heure et fait toute la guerre sur le Triomphant.
Ce témoignage est constitué de ce que j’ai entendu Mademoiselle Moreau au cours de mon enfance ou de ma mère.



Cliquez pour agrandir

Patrick Hervé fils de Raymond Hervé le samedi 22 août 2009 - Demander un contact


Christiane Moreau ?

Mis en vente sur Internet en novemnre 2008 :

"Lot de documents d'une résistante de la France Libre !!!

Exceptionnel lot de papier d'un ancien membre du Réseau Anglo-Breton "Johnny Ker" (anciennement "Ker").

Entre autre,

Diplome : Médaille comémprative des services volontaires dans la France Libre (22 Juillet 1948)
Décision : Citation à l'ordre de la division. Croix de guerre 39-45 avec étoile de vermeil (10 Novembre 1945)
Attestation : Appartenance au réseau "Johnny Ker"
Attestation d'appartenance aux FFC (5 Juillet 1948)
Copie officielle de la citation décernée par l'angleterre "Médaille du Roi pour courage dan la cause de la liberté.
Diplome : Croix du combattant volontaire 1939-1945 (19 mars 1958)
Extrait officiel du J.O. : Nomination au grade de chvalier de la légion d'honneur Guerre 1939-1945, Déportés - Résistants (19 Septembre 1961)
Décision : Titre de combattant volontaire de la résistance (4 Juin 1952)

+ Divers papiers manuscrit sur l'histoire du réseau, nom des membres, etc ... & copie d'autres documents

Christiane M de Nantes a fait partie du réseau à partir du 1er Novembre 1942 (Agent P2)

Ces affectations :
- Transport de matériel radio,
- Fourniture de locaux pour agents et radio,
- Hébergement gratuit d'agents,
- Renseignements,
- Emissions,
- Codage et décodage.

De plus l'agent Christiane M, c'est illustrée par son courrage en aidant sont chef de réseau à s'évader.


Réseau Anglo-Breton "Johnny Ker" (anciennement "Ker")

Divers chefs de réseau en dernier lieu "Pierre P..." de Rennes.
Ce dernier fut arrété par les allemands en 1943.
Interroger par le Colonel de la gestapo Hans "B....", il reviendra à Nantes avec
ce dernier pour tenter de s'échapper grace à l'intervention de Christiane M..... qu'il a dénoncée.
Celle-ci réussira à lui rendre la liberté le jour même (15 avril 1943).
Après une lutte épique Christiane M réussira elle même à s'échapper.
Elle sera reprise (vendu par la passeuse Margueritte E... qui s'était chargée de lui faire passer les pyrénnées) le 11 Mars 1944. "

Laurent Laloup le dimanche 09 novembre 2008 - Demander un contact


" MOREAU Christiane F 08.08.1906 St-Hilaire-de-Chaléons (44) F Ra,Gsn,Ra R 30.04.1945 Ravensbrück "

Le Livre mémorial - Transport parti de Belfort le 1er septembre 1944 (I.282.)

Laurent Laloup le dimanche 09 novembre 2008 - Demander un contact

Dernière mise à jour le dimanche 21 septembre 2014

 

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