Les Français Libres, de juin 1940 à juillet 1943

 
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Une Française Libre parmi 61771
 

Alice Yvonne Joly épouse Vansteenberghe



Naissance : 18 février 1908 - Saint-Etienne (42)

Activité antérieure : liberal / cadre

Point de départ vers la France Libre : Metropole

Engagement dans la France Libre : en décembre 1941

Affectation principale : Résistance intérieure / Gallia

Grade atteint pendant la guerre : P2

Décès : 9 février 1991 -

Dossier administratif de résistant : GR 16 P 310597

Dans la liste d'Henri Ecochard V40 : ligne 51149

Epouse d'André Vansteenberghe 


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Laurent Laloup le samedi 03 novembre 2018 - Demander un contact

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Laurent Laloup le samedi 03 novembre 2018 - Demander un contact

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Réponse :

L'un des principaux témoins entendu dès l'ouverture de l'audience, Mme Alice Vansteenberghe, épouse Joly, de Villeurbanne, met en cause Klaus Barbie dans cette affaire. A Montluc où elle était détenue après avoir été torturée par l'ancien chef de la Gestapo, cette grande résistante a vu Barbie procéder lui-même, dans la cour de la prison, au rassemblement des hommes et des femmes. Dans la Résistance, son nom de code était "Prunier", mais aujourd'hui ceux qui l'ont connu alors l'appellent "la Patronne", avec autant de respect que d'amitié... Le 5 août 1944, Alice Vansteenberghe était arrêtée par la Gestapo et torturée à plusieurs reprises par Klaus Barbie. Elle fut la première à l'identifier formellement après son arrestation grâce à un défaut du lobe de l'oreille qu'elle avait observé pendant l'un de ses interrogatoires. C'est à 78 ans qu'elle se présenta à l'audience dans une chaise roulante. Cinq vertèbres dorsales brisées précisément au cours d'un interrogatoire, elle ne pouvait marcher qu'à l'aide de béquilles. Elle parla brièvement, mais avec une éloquence impressionnante, de la torture. "Tous les gens qui ont fait de la Résistance, dira-t-elle, qui sont dans une armée irrégulière, savent les risques qu'ils encourent. Moi, j'étais devenue une loque. L'euphorie de mon corps dans le petit matin de juillet, juste avant d'être arrêtée, je n'ai plus jamais connu ça". Elle confiera à quelques journalistes, en sortant du prétoire : "J'ai l'air bien fatiguée, mais je suis forte parce que j'ai l'âme et le coeur solides, comme à vingt ans". Alice Vansteenberghe, tout comme son époux, était Officier de la Légion d'honneur. Elle décède le 9 février 1991.


Histoire familiale

Je suis né en 1941 à Grenoble. Mon père qui était officier rentrera bientôt en Résistance, et ma mère, née Marthe Vansteenberghe était la cousine germaine du docteur André Vansteenberghe. Elle lui avait demandé - et il avait accepté - d'être mon parrain lors de mon baptème catholique tout en répondant avec humour qu'étant agnostique, il n'était pas certain qu'elle fasse alors le "bon choix"! Je me souviens très bien de la mère d'André et de Ninette (pharmacien et sœur d'André. Elle était "ponte" chez Jacquemaire). Ma soeur et moi avions surnommée notre grand-tante " tante vénérée" parce que nous venions d'assister à une représentation du "Pays du sourire" à Lyon. Le père d'André et mon grand-père, qui étaient frères, étaient originaires de Rosendael près de Dunkerque. Ils ont l'un et l'autre fait carrière dans les tabacs, mon grand-père en Alsace et mon grand-oncle à Lyon. Un lointain cousin, Edmond Vansteenberghe, fils d'un notaire de Winnezelle, professeur de philosophie et recteur de l'Université catholique de Strasbourg, prêtre et spécialiste de Nicolas de Cuse, était devenu évêque de Bayonne. Pendant la guerre, il s'était illustré, en zone occupée, en condamnant oralement et par écrit les déportations raciales, s'attirant les injures de Combelle et de Déat. Mgr Vansteenberghe, arrêté puis relâché par la Gestapo meurt en 1943.

SALAMAND Georges le lundi 03 novembre 2014 - Demander un contact

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Mon grand-père l'a connue...

Je suis la petite fille d'Armand Hervouët, qui était résistant avec les époux Vansteenberghe. Ainsi que dans la même loge maçonnique. Mon grand-père était résistant passif (faux papiers) à la Mairie Centrale (Lyon). Il est décédé en 1946 d'un cancer.

Sandrine Flauraud le mercredi 18 juin 2014 - Demander un contact

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hommage à ces héros de l'ombre

J'ai bien connu étant enfant les docteurs Alice et André Vansteenberghe.
Je suis né en 1943, mais aussi loin que je me souvienne j'ai toujours vu le docteur André Vansteenberghe chez nous.
Mes parents me racontaient, un certain jour où il avait passé la soirée à la maison car il semblait craindre de rentrer chez lui... Pourquoi ?...
Tout gosse, j'étais en admiration devant les armes et les casques entreposés dans la bibliothèque de son bureau.
André a été mon médecin jusqu'en 1970 environ.

ASSEY Jean-Pierre le mercredi 30 mai 2012 - Demander un contact

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Je devais avoir 5 ou 6 ans lorsque je fus un jeune patient chez les docteurs André & Alice Vansteenberghe, aux Grattes Ciel à Villeurbanne
Lui était d'une froide et douce gentillesse. Il faisait son travail de médecin.
Quant à elle, la visite était chaleureuse et durait plus qu'il ne fallait. Ma mère était en admiration devant et l'écoutait avec passion. Je devais trouver le temps long car la conversation dépassait mon entendement.
Ces visites au cabinet étaient simplement des visites de contrôle pour suivre ma croissance.
Cette relation entre médecin et patient s'est transformé en lien d'amitié qui s'est prolongé jusqu'à leur décès respectifs.
Je me souviens d'avoir accompagné ma mère chez le docteur Alice Vansteenberghe à Juan les Pins où elle résidait après le décès de son époux. Elle nous avait reçu dans son jardin, cassée en deux, la gestapo l'avait estropiée à vie mais elle avait sa vigueur intellectuelle et sa chaleur humaine.
Elle vouait un magnifique amour bien que posthume à son cher époux.

Cette amitié réciproque est issue par le fait que mon père Joseph ROUQUAIROL a été résistant comme eux mais semble-t-il, pas dans le même réseau. Je soupçonne que le cloisonnement était ainsi fait pour diminuer les risques. Les docteurs Vansteenberghe devaient être dans un réseau actif ou opérationnel alors que mon père s'occupait de "propagande" maintenant on dirait de communication.

Si mon père sut être très discret pendant cette période douloureuse et dangereuse, il le fut après.
De ce fait, je recherche quelles étaient leurs relations dans le domaine de la résistance car mes maigres renseignements me laissent penser qu'ils ne faisaient partis du même réseau alors qu'ils étaient en rapport.

Rouquairol Jacques le mercredi 11 avril 2012 - Demander un contact

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Réponse :

Je viens d'ajouter le nom du réseau : Gallia


3 juin 1987. Nous avons terminé l'évocation de la rafle des enfants d'Izieu. La Cour entend les premiers témoins du dernier convoi que Klaus Barbie a fait partir de Lyon le 11 août 1944.
Alice Joly-Vansteenberghe est Docteur en médecine. Elle est aussi une femme de poigne qui, malgré son âge, ne mâche pas ses mots. Elle n'en veut pas à Klaus Barbie pour les tortures qu'il lui a infligées. “C'était la guerre. J'étais dans la résistance et j'avais pris mes risques. Mais les crimes contre l'humanité ! L'avilissement de la personne humaine ! Manger par terre ne correspond pas aux valeurs de notre civilisation”. Alice Joly-Vansteenberghe a assisté au départ du convoi du 11 août 1944. Elle est formelle : Klaus Barbie était présent. Elle n'a jamais voulu en parler jusqu'à présent, ni à la télévision, ni à la radio ou dans les journaux. Elle a voulu “réserver (son) témoignage à la Cour, au peuple de France”. Elle exprime sa gratitude aux étrangers qui ont aidé la France et notamment l'Angleterre. “Si on peut prendre son petit-déjeuner le matin sans avoir peur de la venue d'un Barbie, c'est parce que nous avons vaincu Barbie”. Pour revenir aux faits qui nous occupent, elle est certaine de reconnaître l'homme qui a torturé son chef et qui est responsable du départ du convoi du 11 août : “Je ne sais pas comment il s'appelle. Il peut s'appeler Barbie, Altman, Dupont ou Durand, ce dont je suis sûre c'est que c'est le même homme !” A la question qui lui est posée par le Procureur Général Truche de savoir si elle certaine de la date du 11 août, elle répond : “J'inscrivais les dates sur les murs de ma cellule avec une pince à cheveux”.

www.lyoncapitale.fr 

Laurent Laloup le dimanche 02 novembre 2008 - Demander un contact

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Witness Says She Saw Barbie Set Up Death Train

By RICHARD BERNSTEIN, SPECIAL TO THE NEW YORK TIMES

Published: June 4, 1987

query.nytimes.com 

LEAD: A witness today told the court trying Klaus Barbie for crimes against humanity that she had seen the wartime Gestapo chief of this city personally organizing a deportation train from Lyons to Auschwitz that took about 600 people to their deaths.

A witness today told the court trying Klaus Barbie for crimes against humanity that she had seen the wartime Gestapo chief of this city personally organizing a deportation train from Lyons to Auschwitz that took about 600 people to their deaths.

''I saw Barbie with four of his men and he was the chief,'' said the witness, Alice Vansteenberghe, a 78-year-old medical doctor who was being held in Montluc Prison here at the time the train was organized.

''I saw him on Aug. 11,'' she said, referring to the date of the train's departure in 1944.

The deportation train is one of three major operations charged to Mr. Barbie in the trial, which completed its 16th day today. 650 Prisoners on Train

The train carried some 650 prisoners, including captured members of the Resistance and some 350 Jews, on what witnesses today described as a nightmarish 11-day journey to Auschwitz, where the vast majority of them were killed. The prosecution has been trying to demonstrate, as part of its case, that in ordering deportations Mr. Barbie knew he was sending people to their death.

In addition to Dr. Vansteenberghe, who did not leave on the train, the court heard five survivors of the concentration camp describe both the deportation train itself and their experiences in the death camp.

One witness, Charlotte Wardy, now a 58-year-old university professor of French, told the court that she saw Joseph Mengele, the SS doctor of Auschwitz, take a girl from the Lyons train away from her mother, presumably to perform medical experiments.

''She was about 12 years old, very cute, with big black eyes,'' Mrs. Wardy said. ''Mengele selected her, and, not content only with that, he returned a few hours later and tossed her clothes in front of her mother.''

''That scene, '' Mrs. Wardy said in a trembling voice, ''I'll never forget it.''

The deportation train, which left Lyons less than two weeks before the city's liberation by Allied troops, has been seen by historians as a last-ditch effort by the Germans to send as many Jews and other ''enemies of the Reich'' as possible to the concentration camps in Poland and Germany.

According to the witnesses' reconstruction of the event in court today, the prisoners were gathered together at dawn in the yard of Montluc Prison, which was the city's major detention center. They were taken by truck to the nearby railroad station and put on what Mrs. Wardy described as ''a strange train,'' consisting of third-class cars and cattle cars for the prisoners, plus a single first-class car for the SS officers accompanying them. The Scene at the Prison

Dr. Vansteenberghe, one of two witnesses expected to be heard in court who say they saw Mr. Barbie direct the operation, said she had been arrested a few days earlier and tortured by Mr. Barbie as a member of the Resistance.

She said that during her stay at Montluc, which lasted until the Allied liberation of Lyons on Aug. 24, she was able to climb on a small table in her cell and see through a barred window into the prison yard. It was thus, according to her account, that she witnessed the roundup of prisoners that took place on Aug. 11. ''There was Mrs. Blum, who was more than 80,'' Dr. Vansteenberghe said, recalling the people from Lyons whom she recognized in the prison yard that day. ''There was Mrs. Blanc, who was more than 80. There was Mrs. Lehrman.''

''There was the daughter of Mrs. Blanc, who was an adorable girl,'' Dr. Vansteenberghe said. ''There were many others.''

Dr. Vansteenberghe said she had no doubt about her recognition of Mr. Barbie. ''I find that his face has not changed all that much,'' she said.

She said she knew him from a slight deformity of his left ear and from a gesture he made with his small finger, keeping it slightly apart from the rest of his hand, both attributes that have been cited by other witnesses.



Le docteur Alice Vansteenberghe, résistante et témoin lors du procès de Klaus Barbie, en 1987, est décédé à Villeurbanne à l’age de 82 ans.

www.humanite.fr 

Laurent Laloup le dimanche 02 novembre 2008 - Demander un contact

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Alice Vansteenberghe, A Resistance

"Published: February 14, 1991

Alice Vansteenberghe, a World War II Resistance hero and physician who testified against the Nazi Gestapo chief Klaus Barbie, has died, officials said Tuesday. She was 82 years old.

No cause of death was given.

At Mr. Barbie's war-crime trial in 1987, Dr. Vansteenberghe said that Mr. Barbie tortured her and broke her back after her arrest in 1944. Dr. Vansteenberghe, who died Saturday, was confined to a wheelchair.

Dr. Vansteenberghe said she recognized Mr. Barbie's irregularly shaped ear lobe,

She and her husband, Andre, were active in the underground group Straight-Shooters. Both remained in the Lyons area after the war and practiced medicine.

Her husband died last year.

Mr. Barbie headed the Gestapo section that captured Jean Moulin, leader of the Resistance. Mr. Moulin died under torture in 1943.

Mr. Barbie, who lived in Bolivia for many years after the war, was sentenced to life in prison for crimes against humanity"

query.nytimes.com 

Laurent Laloup le dimanche 02 novembre 2008 - Demander un contact

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Dernière mise à jour le samedi 03 novembre 2018

 

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