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"L’AOF et la seconde guerre mondiale" de Catherine Akpo-Vaché " Différents stratagèmes furent imaginés par les Européens pour quitter l'AOF : s'habiller à l'africaine, se déguiser en femme, emprunter une bicyclette ou le véhicule du poste de douane, s'embarquer à bord d'une pirogue. Certaines évasions furent des épopées comme celle de deux marins débarqués au port de Lomé : attendant la tombée de la nuit, ils contournèrent la ville par le nord, traversèrent la lagune et cheminèrent à travers la savane. Échappant à une escorte d'enfants africains, ils passèrent la nuit en brousse. Au petit jour, ils se séparèrent et franchirent la frontière de la Côte-de-1'Or, l'un à Aflao, l'autre à Noepe . Citons encore l'exemple du capitaine Allégret et de ses compagnons qui, avec femmes, enfants et tirailleurs, accomplirent un périple de près d'un millier de kilomètres, empruntant successivement des camions, des pirogues et le train pour parvenir à Freetown." L. Laloup le jeudi 29 mai 2008 Contribution au livre ouvert de Eric Louis Allégret | |