Contributions - Les Français Libres

Les Français Libres, de juin 1940 à juillet 1943

 
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Frontignan : la Légion d’honneur pour une résistante

le 12 Novembre 2014   :

Yolande Theule-Bacquet a été décorée lors de la célébration du 11-Novembre.

Il y en avait du monde ce 11 novembre au matin sur la place Jean-Jaurès : habitants, enseignants, conseil municipal ceint de l'écharpe tricolore et quasi au complet, le père Christian Boudarel, curé de la paroisse, les anciens combattants, les officiels représentant les autorités militaires, la police nationale, les sapeurs-pompiers… La commémoration de la signature de l'armistice de la Première guerre mondiale, même en cette année de centenaire, n'explique pas à elle seule une telle affluence. La remise de la Légion d'honneur au grade de chevalier, à Yolande Theule-Bacquet, qui réside à Frontignan, est sûrement une meilleure explication.

Une distinction refusée une première fois

Après l'avoir refusée une première fois, l'ancienne résistante, âgée aujourd'hui de 89 ans, a accepté de recevoir cette distinction que lui a accordée le Premier ministre dans la promotion du 14 juillet dernier. On l'a sentie émue après que Lucien Festor, résistant français libre du réseau Gallia, lui a accroché au côté gauche cette étoile du mérite. Celle que tout le monde appelle "Yolande", qui témoigne sans relâche auprès des élèves, est connue pour sa modestie comme l'a rappelé le maire Pierre Bouldoire dans son discours : "Vous m'avez dit : “Combien d'hommes et de femmes ont fait sans doute plus que moi dont le sacrifice n'a pas été reconnu !”".

Chaleureusement applaudie, entourée de sa famille, recevant maintes félicitations - "Merci pour l'humanité !" - dont celles du député Sébastien Denaja venu pour l'occasion, Yolande Theule-Bacquet se disait "heureuse" à l'issue de la cérémonie mais "émue" en pensant à "tous ces hommes et ces femmes dont les noms ne figurent pas sur les monuments aux morts, ces soldats des colonies qui sont venus se casser la figure pour nous, comme l'a dit le maire. Son discours, c'était du grand Bouldoire !"

"À 18 ans, on n'a pas peur !"

Aujourd'hui encore, sa fonction d'agent de liaison et de renseignement au sein du réseau Cotre-Tramontane lui apparaît toujours comme une évidence et pas comme un acte de courage qui aurait pu lui coûter la vie : "A 18 ans, on n'a pas peur ! Je n'ai fait que suivre ce que faisaient mes parents. Mon père avait contracté un engagement dans les Forces françaises libres de ce réseau. Il devait être arrêté le 28 février 1943 mais il a été averti la veille par un inspecteur de police de Sète, M. Le Prévot. Vingt-trois personnes dont dix-neuf résistants devaient être arrêtées ce jour-là et cet inspecteur avertissait les résistants ; les autres, coupables de délits mineurs, ne risquaient pas grand-chose."

"Il m'a demandé si je pouvais me charger d'en avertir trois. Ce que j'ai fait. Et puis, celui qui a remplacé mon père à la tête du réseau m'a demandé si je voulais travailler comme agent de liaison. J'ai demandé la permission à ma mère - je n'avais pas 18 ans - et je suis devenue agent P1 jusqu'à la Libération. Je transmettais des messages ou des informations que j'obtenais des Allemands qui venaient à la papeterie. C'est comme ça que tout a commencé."

laurent le jeudi 10 décembre 2015

Contribution au livre ouvert de Yolande Jeanne Alice Theule épouse Bacquet

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