Lucien Auguste Treiber - Les Français Libres

Les Français Libres, de juin 1940 à juillet 1943

 
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Lucien Auguste Treiber



Naissance : 13 juillet 1919 - Saint-Dié-des-Vosges (88)

Point de départ vers la France Libre : Metropole

Engagement dans la France Libre : en octobre 1940

Affectation principale : FNFL / marine de guerre

Grade atteint pendant la guerre et spécialité : Second maître pilote aéro

Décès à 80 ans - 7 février 2000 - Créteil (94)

Dossier administratif de résistant : GR 16 P 577274

Dans la liste de l'amiral Chaline : ligne 14046

Dans la liste d'Henri Ecochard V40 : ligne 50361

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Lucien Auguste Treiber - son Livre ouvert !
 

Sachso
Titel: Sachso Kostenlos Bücher Online Lesen
Autoren: Amicale D'Oranienburg-Sachsenhausen

"Les « Tunisiens » font en avion une partie du voyage vers Sachsenhausen. Ce sont des Français et quelques ressortissants anglais et espagnols qui, réfugiés en Tunisie, ont constitué des réseaux de résistance et de renseignements. Alors que le pays était encore en dehors de la zone des combats, une lutte sourde s’y livrait entre services secrets allemands et alliés pour la surveillance, à partir de Tunis et de Bizerte, du trafic maritime en Méditerranée. Mais, en novembre 1942, la guerre y devient ouverte après l’occupation de la Tunisie par les troupes allemandes pour faire pièce au débarquement anglo-américain au Maroc et en Algérie.
Dès les premières semaines de 1943, il y a des arrestations dans les groupes, dont les missions sont de plus en plus dangereuses. En mars, tout un réseau est démantelé. Son chef, Tardy, est capturé ainsi que Félipe Noguerol, ancien officier de la marine républicaine espagnole, Bernard Méry et bien d’autres qui se retrouvent à la prison de la Casbah de Tunis avec des résistants déjà tombés comme Lucien Treiber, Maurice Bonjour, Alex Le Vernoy (dit Luntz), l’agent anglais Dick Johns et son adjoint Arthur Blackwell. Les prises sont importantes pour les nazis. Il y a des militaires comme le colonel de Brodsky, les commandants Farge, Bernard et Martin ; des industriels comme Grumbach, directeur chez Hutchinson ; des fonctionnaires des P. T. T. comme Mandereau et Richard ; des commerçants comme Taïeb ; le docteur Édouard Nataf, grand ami du docteur Émile-Louis Coudert, chirurgien réputé qui sera lui-même arrêté en juin 1943 ; les femmes de plusieurs résistants, avec Christiane Franqui et Florette Méry, etc.
Les interrogatoires se succèdent, l’instruction est menée tambour battant. Le 1 er avril 1943, 42 prisonniers et prisonnières sont embarqués dans des avions de transport militaires. Il y a 75 Junker-52 qui ont déchargé du matériel et des troupes à Tunis et qui repartent avec du ravitaillement récupéré sur place. Les prisonniers enchaînés deux par deux sont répartis dans plusieurs avions. Dans un autre sont entassées les principales pièces du dossier.
Alors qu’ils font route vers Naples où les prisonniers doivent descendre, les avions allemands sont attaqués par la R. A. F. Trois sont abattus. Aucun des « Tunisiens » n’est à bord. Mais l’un des appareils à croix gammée qui disparaît dans les flots est celui qui contient les documents essentiels de l’instruction. Plusieurs autres sont obligés de se dérouter sur Vérone en rasant la mer. Leurs passagers, parmi lesquels Noguerol et Mery, rejoignent Naples le lendemain, alors que leurs camarades ont déjà pris le train pour Berlin. Il y a donc maintenant deux convois de « Tunisiens » et cela va être l’occasion d’un curieux quiproquo.
Le 4 avril, le premier groupe, avec Lucien Treiber, qui fait, sensation avec sa gandoura et sa chéchia, a une bonne surprise en sortant de la gare de Bahnhof Friedrïchsstrasse. On leur retire les menottes qu’ils ont dû garder durant tout le trajet et, dans le car qui les emmène à travers la ville, ils entendent les S. S. leur désigner les monuments et édifices publics comme s’il s’agissait d’une visite touristique. Arrivés à Sachsenhausen à la nuit tombée, ils n’entrent pas dans le camp mais sont accueillis dans une baraque à la caserne des S. S. Lucien Treiber écarquille les yeux : « Un type avec une machine à écrire nous demande “Votre nom ? Que peut-on faire pour vous ?” Au fond de la baraque au parquet bien ciré, un grand portrait de Hitler, de chaque côté des lits avec des draps blancs et une couverture à petits carreaux bleus et blancs d’une netteté impeccable, au centre une longue table…
« On nous apporte un bouteillon de pommes de terre épluchées, une grande casserole de petits pois, une autre casserole de miel, du pain. Nous nous couchions, complètement repus.
« Le lendemain matin, notre interlocuteur de la veille recommence à prendre des notes, toujours poli, presque cordial. Après la douche et le petit déjeuner (café, pain, margarine, confiture), les S. S. nous disent : “Venez, nous allons vous faire une démonstration de dressage de chiens.” Nous nous rendons dans un bois et là nous voyons les chiens ramper, bondir, attaquer, grimper dans les arbres pour aller chercher la laisse qui y était lancée…
« La journée passe, sans anicroche. On s’interroge sur la manière dont nous sommes traités. Veulent-ils nous libérer ?
« Mais, dans la nuit du 6 avril, changement de décor ! Vers 2 h 30, un vacarme du diable nous tire de notre sommeil. Les S. S., triques à la main, envahissent le dortoir et nous jettent dehors. Nos habits sous les bras, les fameux chiens à nos trousses, nous traversons la route jusqu’à l’entrée du grand camp. Devant la grille, près du poste de garde, nous restons debout jusqu’au petit matin. C’est à ce moment-là que nous voyons arriver nos camarades du deuxième groupe qui ont fait le détour de Vérone… »
Lorsqu’à leur tour ces derniers sont descendus du train à Berlin, ils ont en effet été pris en charge par la Gestapo à la prison de l’Alexanderplatz et c’est avec des « recommandations » toutes spéciales qu’ils ont été dirigés sur Sachsenhausen. Des « recommandations » qui, entre-temps, ont éclairé les S. S. sur l’attitude à observer envers le premier groupe.
Tous les « Tunisiens » sont donc immatriculés aussitôt à Sachsenhausen dans les numéros 63 000 et les femmes internées à Ravensbruck. Mais l’enquête, qui piétine en l’absence des dossiers disparus en mer, n’est pas close. En juin 1943, tous les « Tunisiens » sont ramenés de leurs kommandos au grand camp et rassemblés pour être désinfectés, soignés, rasés. Vêtements, montres et bagues leur sont rendus. On leur dit qu’ils vont être libérés. Ils doivent signer une attestation dans laquelle ils certifient n’avoir subi aucun sévice et s’engagent à ne rien divulguer de ce qu’ils ont vu au camp.
Des voitures cellulaires les attendent sur la place d’appel, mais à Berlin, après interrogatoire, il n’y en aura que la moitié environ à retrouver un régime de liberté surveillée. Ils travaillent dans des entreprises berlinoises et sont contraints de venir signer régulièrement chez le juge Lorentz chargé de l’affaire. Les autres, enfermés à la prison de Charlottenburg, en sont extraits pour des interrogatoires à la Gestapo de l’Alexanderplatz par le même juge Lorentz, qui n’hésite pas à les frapper. Si l’on perd la trace à ce moment-là de René Tardy, probablement fusillé à Charlottenburg, la plupart des « Tunisiens » réintègrent Sachsenhausen."

GR 16 P 446470 | NOGUEROL OTERO (Félipe) | 1912-12-24 | Betanzos | | ESPAGNE | DIR
GR 16 P 413197 | MERY (Bernard) | 1909-08-20 | Varsovie | | POLOGNE | DIR
GR 16 P 388833 | MANDEREAU (Jean Louis) | 1912-05-17 | Paris 18 | Seine | FRANCE | DIR
GR 16 P 145623 | COUDERT (Emile Louis) | 1900-05-07 | Paris 20 | Seine | FRANCE | FFc DIR
GR 16 P 346896 | LEBOFF épouse MERY (Florette) | 1910-10-29 | Paris 11 | Seine | FRANCE | DIR

Laurent Laloup le vendredi 09 août 2024 - Demander un contact

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Nom : TREIBER
Prénom : Lucien Auguste
Genre : M
Jour naissance : 13
Mois naissance : 7
Année naissance : 1919
Code insee naissance : 88413
Lieu naissance : Saint Die
Pays naissance : FRANCE
Jour décès : 7
Mois décès : 2
Année décès : 2000
Code insee décès : 94028
Lieu décès : Créteil
Pays décès : FRANCE
Numéro acte : 000000241
Relevé effectué par : Insee

Déportation
Les transports partis de Tunisie en avril 1943
63219 (Sa) TREIBER Lucien M 13/07/1919 St-Dié (88) F Ber,Sa,Ber,Sa(Hk) R 06/05/1945 Schwerin

Laurent Laloup le vendredi 09 août 2024 - Demander un contact

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"... transfért avion et train à Berlin incarcération camp de concentration Oranienburg SachsenHausen 1er avril/1943 n° 63219 affect kommando Heinkel Halle 6 puis 21/4/45 marche/evacuation. Libération Schwerin 2/5/45. Paris le 22 mai 45. Retour à St Dié, mariage...
Précision, avec Lucien Treiber, nous étions ensemble en camp de concentration (j'avais le matricule 65461) et à partir d'avril 1944 nous partagions les colis que nous recevions, de même jusqu'au retour à Paris, en même temps.

Je prenais des notes en camp et je les ai conservées, ce qui justifie les souvenirs et les dates que je cite.

DE 1951 à 1981, je suis parti travailler au Maroc.

En 1985, nous nous sommes retrouvés, lui à Mougins, moi à Valbonne, que j'ai quitté en 1987."

Gérard Bray
ami déporté de Lucien Treiber
Mails d'avril 2018

Laurent Laloup le lundi 23 avril 2018 - Demander un contact

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Extrait du livre de Jean-Marie COMMEAU publié par l'ARDHAN en juin 2000 "L'aéronautique navale française au Royaume-Uni (1940-1946)
(Source Yves MORIEULT)

Laurent le vendredi 27 novembre 2009 - Demander un contact

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Monsieur,

Je vous remercie de m'avoir gentiment répondu et d'avoir modifié le texte initial.

Bien amicalement

Guillaume TREIBER

TREIBER Guillaume le vendredi 28 août 2009 - Demander un contact

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Réponse :

Mais je n'ai pas le souvenir d'avoir modifié quoi que ce soit. Peut être avez-vous lu ce texte sous un jour différent.


Retrait obligatoire de ce torchon

Merci de retirer rapidement ce torchon qui salit la mémoire de mon grand père décédé depuis plusieurs années

Dire la vérité est une chose

Citer des faits érronés et diffamatoires en est une autre

GT


PS : par correction vis à vis de sa famille Merci de reprendre très rapidement contact avec moi

TREIBER GUILLAUME le vendredi 03 avril 2009 - Demander un contact

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Réponse :

Bonjour,

Je vous ai répondu par mail mais j'ai peur qu'il ne vous soit pas parvenu.

Pouvez vous me préciser ce qui ferait de cette page un "torchon" ?

La contribution précédente est la citation d'un livre. Quoi que vous fassiez, ce livre existe. S'il dit des choses fausses ou incomplètes, peut être devriez vous profiter de cette page pour dire la vérité ou pour compléter ce qui est dit pour que la vérité apparaisse sous un autre jour. Il suffit peut être de dire pourquoi il a été condamné en octobre 1940, pour que cette page vous paraisse différente. J'ai supposé pour ma part qu'il a été condamné par Vichy pour une tentative de rejoindre la France Libre, puisqu'il est considéré comme Français libre depuis octobre 1940.

Ou alors je me méprends et c'est son appartenance à la France Libre qui vous parait infamante ?

Amicalement
Jacques Ghémard


L'Aeronautique Navale Française eu Royaume-Uni (1940-1946)

de J.-M. COMMEAU :

"Lucien Treiber est né le 13 juillet 1919 à Saint-Dié. Après sa condamnation du 21 octobre 1940, il est réduit au rang d'apprenti marin et interné au bagne de Téboursouk (Sud-Tunisie). Il y demeure deux ans et est libéré par l'arrivée des troupes alliées en Tunisie. Il combat, un temps, avec les forces britanniques mais il est fait prisonnier par les Allemands au cours d'une reconnaissance en territoire ennemi. D'origine lorraine, il est considéré par les Allemands comme un de leurs nationaux et est condamné à nouveau, par un tribunal de la Wehrmacht, à dix ans de camp de travail. Il y est libéré, près de Berlin, en 1945 par les troupes soviétiques. Finalement rapatrié en France, il rejoint Cuers, où on lui signifie qu'il est toujours sous le coup de sa condamnation de 1940, et il est une nouvelle fois incarcéré. Rapidement libéré, il quitte la Marine (qui s'en étonnerait !) et s'installe comme hôtelier dans l'arrière-pays cannois. Maintenant retraité, il réside à Mougins dans les Alpes-Maritimes."

Laurent Laloup le samedi 14 juin 2008 - Demander un contact

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Dernière mise à jour le vendredi 09 août 2024

 

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