Les Français Libres, de juin 1940 à juillet 1943

 
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Paul Le Caer



Naissance : 12 décembre 1923 - Bayeux 14

Activité antérieure : étudiant / scolaire

Point de départ vers la France Libre : Metropole

Engagement dans la France Libre : en janvier 1943

Affectation principale : Résistance intérieure / Cohors-Asturie

Grade atteint pendant la guerre : P2

Décès : 25 novembre 2016 -

Dans la liste d'Henri Ecochard V40 : ligne 29591

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"Paul Le Caer, 92 ans, ancien déporté-résistant au camp de concentration nazi de Mauthausen (Autriche) qui a beaucoup témoigné auprès des jeunes collégiens et lycéens est mort le vendredi 25 novembre 2016 a-t-on appris le lundi 28 novembre 2016. Né à Bayeux le 12 décembre 1923, il est scolarisé au lycée Malherbe de Caen. Il entre dans la Résistance à 19 ans, réalise des tracts dans lesquels il met en valeur le général de Gaulle, la France libre puis la France combattante. A la fin de 1941, il devient agent du réseau de résistance Libération-Nord. En 1942, il est agent P1 du réseau Cohors-Asturies. Il est arrêté au lycée par des agents de la Gestapo. Interrogé puis torturé, le 15 février il est transféré à la prison centrale de Caen, puis le camp de Compiègne. Déporté le 18 avril 1943, à Mauthausen, il rejoint le Kommando de Redl-Zipf, le 26 octobre 1943, où sont fabriqués les gaz de propulsion des V2. Il y travaille comme manœuvre. Après neuf mois de régime concentrationnaire, il fait un œdème de carence des membres inférieurs et entre au revier, l’infirmerie. Il reste dans le coma pendant deux jours. Soutenu par un déporté polonais, il devient « vide-pots », infirmier, puis seul responsable médical du revier du kommando et se dévoue sans compter. Il est même appelé à donner des soins aux SS. Il rapporte avoir utilisé la tenaille du cordonnier pour faire des extractions dentaires, sans anesthésie, dans les conditions les plus précaires.

Le 3 mai 1945, le camp est évacué et Paul Le Caer parvient à s’enfuir en emmenant avec lui les cahiers de l’infirmerie du camp, documents confidentiels destinés à être détruits. De retour en France et après une période de soins, il entre à l’école de médecine de Paris le 25 septembre 1945. En 1947, il crée un cabinet dentaire au dispensaire des déportés de la rue Leroux à Paris. Le 16 juillet 1948, il est chirurgien-dentiste diplômé.

Paul Le Caer était commandeur de la Légion d’honneur, croix de guerre 39-45 avec palme, titulaire de la médaille de la Résistance, de la Croix de combattant volontaire de la Résistance et de la Croix de combattant volontaire 1939-1945. Il était vice-président de l’amicale des anciens de Mauthausen et membre du comité international des anciens de ce camp de concentration nazi."

Hervé Chabaud 

Laurent Laloup le mardi 29 novembre 2016 - Demander un contact


Paul Le Caer

www.ouest-france.fr 

laurent le samedi 12 septembre 2009 - Demander un contact


Témoignage de Mr Le Caër (2004)

" La jeune femme qui allait devenir ma femme m'attendais tous les jours devant l'hôtel Lutétia. Mais je ne suis pas passé par l'hôtel Lutétia. Ensuite, je suis rentré à Bayeux. A Bayeux, il y avait une histoire triste. Mon frère avait été tué par les bombardements américains le 6 juin à St-lô. A la maison, ce n'était pas gai. Quand je suis arrivé, je n'ai pas pu vivre dans ma famille. Je voulais être libre, écouter de la musique, mais ce n'était pas possible, l'environnement familial était tellement négatif. Alors, avec mon cousin Marcel Fauvel, lui aussi déporté, on est parti sur la falaise d'Arromanches où nous avons campé. On y est resté 2 mois. On ne sortait que la nuit, on était libre ! Un jour, on voit une autre tente à côté de la notre. Le lendemain matin, vers midi, on entend une voix. C'était une jeune fille, qui avait été déporté aussi, qui campait et qui était venu mettre sa tente à côté de la notre ! Elle se promenait toue la journée le long de la plage, faisait des va-et-vient. Deux ou trois jours après, elle est répartie. Après, j'ai recommencé l'entraînement de Football au mois de septembre 1945. J'ai passé ma 2e partie du bac. J'ai fait un match et on m'a ramené sur un rivière, alors j'ai arrêté le Football. Je croyais que j'étais en forme mais je ne l'était pas tellement."

deportations.free.fr 

Laurent Laloup le vendredi 06 juin 2008 - Demander un contact


Présentation de l'éditeur
Yves, élève de terminale, est arrêté en cours d'anglais dans son collège, par la Gestapo de Caen. Ce résistant de 19 ans est placé dans une cellule d'une prison. il est gardé au "secret" pendant trois semaines. Chaque jour, il subit un brutal interrogatoire. Le 16 avril 1943, il est transféré au camp de Mauthausen, en autriche. Sept mois plus tard, il est réduit à l'état de squelette, suite aux coups et aux 11 heures de travail de nuit, avec une pelle cassée. Un dimanche soir de décembre, épuisé, il se présente de lui-même à l'infirmerie. Un médecin polonais, francophile et francophone l'accepte au vu de son état. Trente-six heures plus tard, il sort de son coma. Le Professeur polonais lui apprend l'anatomie, la pathologie concentrationnaire, l'art de l'auscultation mais aussi l'écoute et la compréhension des multiples langues de ses malades. Le 3 mai 1945, il décide de s'évader avec quelques compagnons en emportant avec lui un livre des morts et divers documents preuves des crimes nazis.

Biographie de l'auteur
Paul Le Caër est fils de parents boulangers-pâtissiers. Il entreprend des études de médecine en 1945 et obtient son diplome de chirurgien dentiste en 1948. Il exercera son métier jusqu'en 1986 et n'aura de cesse de retrouver les assassins de ses compagnons de misère grâce aux documents compromettants volés lors de son évasion. Paul Le Caër est actuellement vice-président de l'Amicale nationale de Mauthausen. Témoin de cette période sombre de l'histoire, il perpétue le devoir de mémoire auprès des jeunes écoliers et lycéens.

Laurent Laloup le vendredi 06 juin 2008 - Demander un contact


Laurent Laloup le vendredi 06 juin 2008 - Demander un contact


"Paul LE CAËR
Né le 12 décembre 1923
Etudiant
Résistance : COHORS-ASTURIES (réseau universitaire)
Arrêté le 15 février 1943
Prisons : Bayeux – Compiègne
MAUTHAUSEN en avril 1943 – matricule 27008 - Kommandos : WIENER NEUSTADT – REDL ZIPF (manœuvre et service médical)
Chirurgien dentiste (en retraite)"

www.campmauthausen.org 

Laurent Laloup le vendredi 06 juin 2008 - Demander un contact

Dernière mise à jour le mardi 29 novembre 2016

 

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