Les Français Libres, de juin 1940 à juillet 1943

 
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Un Français Libre parmi 54015
 

Maxime Laope



Naissance : 5 aout 1922 - La Réunion

Engagement dans la France Libre : en décembre 1942

Affectation principale : FNFL / fusiliers marins

Marine Réunion, marine Madagascar

Matricules : 21161 FN43

Grade atteint pendant la guerre : Matelot fusilier

Dans la liste de l'amiral Chaline : ligne 7841

Dans la liste d'Henri Ecochard V40 : ligne 28786


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Maxime Laope

www.mi-aime-a-ou.com 

" Né en 1922 au Plate à Saint-Leu.

Maxime Laope, habite à 5 ans le quartier de Petite-île à Saint-Denis. Dès son plus jeune âge, il est passionné par la chanson. Sa voix est remarquée à l'école, au catéchisme et à l'église où il est demandé pour faire partie de plusieurs chorales. On se l'arrache également dans les fêtes familiales de son quartier. A son répertoire, tous les succès des artistes qu'il admire : Tino Rossi, Luis Mariano, Reda Caire, Georges Guéthary…

Sa carrière publique de chanteur commence en 1947. Un dalon copain en créole l'avait inscrit à son insu à un radio-crochet : il se trouvait dans la foule des spectateurs lorsqu'il s'est entendu appeler sur le podium. Alors il y est allé et a obtenu le second prix. A partir de là, les concours de chants et les prix vont se succéder.

En 1949, Maxime enregistre son premier 78 T avec deux morceaux de sa composition : Le cœur créole et Mi aime mon patois.

En 1952, c'est la rencontre décisive avec Benoîte Boulard, figure féminine qui a également marqué le séga de La Réunion. D'abord concurrents à un radio-crochet, les deux chanteurs décident ensuite de s'associer.

C'est ainsi qu'en 1953 ils obtiennent le 1 er prix avec ce qui est devenu depuis un standard de la musique réunionnaise, La rosée tombée. Cette association durera jusqu'au décès de la chanteuse en 1985.

Dans les années 60/70, l'intro de la chanson « Madina » , avait été choisie comme indicatif de l'ORTF, de sorte que chaque matin pendant des années, La Réunion s'est réveillée au son de ce séga de Maxime Laope.

En 1996, il participe à une grande tournée au Canada et aux Etats-Unis avec la Troupe Séga-Séga. La même année, reçu au Sénat, il interprète « Ti fleur fanée » devant cette illustre assemblée.

En 1997 : Maxime Laope a été fait Chevalier de la Légion d'Honneur par le Président de la République.

Il a enregistré plus de 80 disques : 78T, 45T, 33T et CD. A son répertoire également un fonds inépuisable d'histoires, de contes et de proverbes qui font partie du patrimoine culturel réunionnais.

Le chanteur met fin à sa carrière publique en 2002 à l’âge de 80 ans. Il est alors salué par de nombreux hommages.

Maxime nous a quitté le 15 juillet 2005, victime d'un arrêt cardiaque, quelques jours avant ses 83 ans. Quelques mois après sa mort, en décembre 2005, son nom est donné au Conservatoire national de région de la Réunion. "



www.maximelaope.com 

laurent le samedi 08 août 2009 - Demander un contact


Maxime Laope, chanteur de séga

Maxime Laope est décédé le 15 juillet 2005. Il avait répondu par questionnaire à une enquête sur les FFL de la Réunion le 12 décembre 2003. Son témoignage a été publié par Eric Alary, Bénédicte Vergez-Chaignon, Gilles Gauvin, auteurs du livre "Les Français au quotidien : 1939-1949", éditions Perrin (collection Tempus), 2009, pp 397-399.
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Parmi les hommes et femmes de la Réunion engagés au sein des FFL après la prise de contrôle de l’île par Le Léopard, le cas de Maxime Laope- âgé de 17 ans en 1939 - mérite également d’être cité. Non seulement parce qu’il est devenu après la guerre un chanteur de séga parmi les plus populaires de l’île (les airs qu’il a composé sont entrés véritablement dans la mémoire réunionaise) mais aussi parce que ses origines sont modestes (ses parents étaient agriculteurs et lui n’est allé à l’école que jusqu’à 14 ans) et qu’il est noir. Sa grand-mère, Clotile Ballancourt, était une esclave âgée de 12 ans lorsque l’abolition fut annoncée dans l’île le 20 décembre 1848. Cette dernière, qui a vu de ses yeux le commissaire de la République, Sarda Garriga, chargé d’annoncer l’abolition, a énormément compté dans l’éducation et dans la mémoire de Maxime Laope. Du fait de ses origines, le jeune homme, qui depuis qu’il a quitté l’école a été boulanger, mécanicien et coursier, ne vit qu’avec sa mère, et ne fait pas partie du monde privilégié de la société coloniale insulaire. Malgré les inégalités sociales dont il est victime, le sentiment patriotique qui le lie à la France est très fort. Il se souvient de sa réaction à l’annonce de l’armistice : « On n’était pas d’accord. On voulait se battre! » Il ne sait presque rien du général de Gaulle, mais est parmi les premiers à s’enrôler après l’arrivée du Léopard. «Je me suis engagé parce que c’était un mouvement qui a entraîné beaucoup de jeunes de mon âge. » Affecté à Madagascar comme fusilier marin pendant les trois dernières années de la guerre, il a pour meilleur souvenir les compétitions sportives auxquelles il a participé. Il se souvient tout particulièrement des matchs livrés contre des Anglais venant de Bir-Hakeim ou encore contre des Sénégalais. «J’étais ailier droit dans l’équipe de la Marine et jouais contre Royal Air Force. C’étaient des aviateurs, mais on n’était pas trop d’accord avec eux parce qu’il y avait des racistes parmi eux.» Sa pire angoisse fut sans doute suscitée par une lettre alarmante de sa mère en 1944, alors que la Réunion venait d’être frappée par un très violent cyclone.
S’il a obtenu la croix des Français Libres et la médaille commémorative de la France Libre, ainsi qu’une prime de 1000 francs de l’époque, Maxime Laope a, comme Irène Macé [*], le même regret, celui de «n’être pas allé plus loin que Madagascar, de n’avoir pas vu d’autres pays et de ne pas avoir appris plus de choses ».

[*] Le parcours d'Irène Macé : 

Francis Deleu le mercredi 05 août 2009 - Demander un contact

Dernière mise à jour le samedi 08 août 2009

 

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