Jules Paul Marie Joseph Joire - Les Français Libres

Les Français Libres, de juin 1940 à juillet 1943

 
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Jules Paul Marie Joseph Joire



Naissance : 29 aout 1914 - Roubaix (59)

Activité antérieure : liberal / cadre

Point de départ vers la France Libre : Metropole

Engagement dans la France Libre : Londres en juillet 1940

Passage en Espagne : janvier 1943

Affectation principale : FAFL / Normandie

Grade atteint pendant la guerre et spécialité : lieutenant

Décès à 29 ans - 18 mars 1944 - Toula, Russie

Mort pour la France

Dossier administratif de résistant : GR 16 P 310246

Dans la liste d'Henri Ecochard V40 : ligne 26221

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au sujet de la photo "de famille"

Jules Joire est à gauche. Sur le canapé est le général Petit sans lequel le "Normandie" n'aurait jamais vu le jour et, à l'extrême droite, Jean de Pange qui fit partie des 14 premiers pilotes à former le groupe (en fait un squadron) et il fit toute sa guerre en son sein entant que pilote de liaison (il n'avait pas la qualification "chasse")

Robinard le mardi 17 novembre 2020

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Funeste destin

Jules Joire est né le 29 août 1914 à Roubaix dans le Nord. Son père était un banquier très aisé, propriétaire de 7 banques en France et en Belgique : La Banque Joire.
Admis en octobre 1934 à l'Ecole de pilotage d'Istres dans le cadre de son service militaire, il obtient rapidement son brevet de pilote et est affecté en décembre 1935 au Groupe de chasse 1/4.
Rendu à la vie civile en octobre 1936, il travaille dans une des banques familiales tout en effectuant des périodes volontaires au Groupe aérien d'observation de Lille.
Mobilisé en août 1939, il retrouve le GC 1/4 à Reims et sert comme sergent pilote à la 1ère escadrille. Il participe à la campagne de France et, avec son Curtiss H 75, il effectue 80 missions et remporte 6 victoires aériennes au-dessus du Nord, de la Belgique et des Pays-Bas entre le 10 et le 22 mai 1940.
Son état signalétique indique qu'en moins de quinze jours, au mois de mai 1940, il abattait cinq avions ennemis.
Le 25 mai , il est blessé en combat aérien au-dessus de Beauvais ; touché par deux balles, il est évacué sur Argentan puis sur Douarnenez dans le Finistère.
Refusant la défaite, il quitte l'hôpital malgré la gravité de ses blessures. Le 18 juin 1940, il parvient à gagner l'Angleterre en embarquant, à Douarnenez, à bord d'un langoustier, le Trébouliste, qui, sous la direction du lieutenant Pinot, évacue les moniteurs et une centaine d'élèves pilotes volontaires des écoles de pilotage 23 et 27. Sur le bateau durant la traversée, il subjugue, par sa volonté et sa détermonation à poursuivre la lutte, la plus grande partie des apprentis pilotes présents, ce qui entraînera leur volonté de suivre le même chemin.
Il parvient en Angleterre le 22 juin et s'engage dans les Forces aériennes françaises libres et est envoyé en stage à l'Operationnal Training Unit n° 6 de Sutton Bridge. Volontaire pour servir au Groupe mixte de Combat n°1 du lieutenant-colonel de Marmier, il prend part à l'expédition de Dakar à bord du porte-avions Ark Royal.
Le 23 septembre 1940, en compagnie d'autres appareils, il décolle de l'Ark Royal, à bord d'un Caudron Luciole pour une mission de liaison avec les forces de Vichy devant les convaincre de rallier le général de Gaulle. Après une courte fraternisation sur l'aérodrome de Ouakam (Dakar), il est fait prisonnier avec ses camarades et emmené en captivité par les autorités de Vichy dans des conditions humiliantes et pénibles. En décembre 1940, il est rapatrié en France, via Alger.
Bénéficiant d'un non lieu, il est libéré en janvier 1941. Dès lors, il n'a qu'une idée en tête : retrouver un unité combattante. Après plusieurs tentatives, il parvient à gagner l'Afrique du Nord en passant par l'Espagne début janvier 1943. Fait prisonnier par les autorités franquistes, il passe plusieurs mois à la prison de Pampelune puis en résidence surveillée. Par Gibraltar, il arrive finalement en Algérie le 14 mai 1943.
Il se porte immédiatement volontaire pour servir au "Normandie". Il rejoint sa nouvelle unité à Sloboda début octobre 1943. Affecté à la 2e escadrille, il apprend le 18 mars 1944, sa promotion au grade de sous-lieutenant.
Le même jour, tandis qu'arrivent des renforts pour le Groupe dans lequel figure Lemare qui combattit contre lui à Dakar, il est victime d'une collision en vol à l'entraînement avec l'aspirant Maurice Bourdieu au-dessus de Toula. Jules Joire réussit à sauter mais il est rattrapé dans sa descente par son avion qui lui arrache son parachute !. Les deux hommes périssent dans l'accident. Inhumé à Moscou dans un premier temps, son corps est rapatrié en France et inhumé en avril 1953 au cimetière militaire de Tourcoing dans le Nord. Ses camarades l'attendaient pour fêter sa promotion en tant qu'officier...
Jules Joire a reçu les décorations ci-dessous :
Chevalier de la Légion d'Honneur
Compagnon de la Libération - décret du 28 mai 1945
Croix de Guerre 39/45 (5 citations)
Médaille de la Résistance avec Rosette
Médaille des Blessés
Médaille des Evadés
Citation suivante : " Pilote remarquable, animé d'une foi inébranlable dans la victoire, d'un esprit de sacrifice absolu et du patriotisme le plus ardent, et on pouvait ajouter : Il laisse à tous ses camarades le souvenir d'un grand aviateur, d'un grand patriote et d'un magnifique combattant. Il avait conduit, pour la victoire, quatre-vingts missions de guerre."

François Robinard dans un livre à paraître aux Editions Heimdal en janvier 2021



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Robinard le dimanche 15 novembre 2020

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A bord du Trébouliste le 19 juin 1940 extrait de Cap sans retour de Germaine l'Herbier Montagnon

Ci-joint l'origine de l'engagement de Jules Joire narré dans un livre que Germaine l'Herbier Montagnon,IPSA, passionnée par le recherche de traces de la disparition des FAFL, morts au service de la France. le titre du livre est "Cap sans retour". Il préfacé du Colonel Pouyade, commandant du Normandie Niemen, chez Solar en 1948.



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Robinard le dimanche 15 novembre 2020

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Un petit livre de 101 pages chez Georges Frère Imprimeur - Mai 1945.
Émouvant petit livre regroupant, lettres, et autres extraits de carnets.



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Jacques Brisset le lundi 23 octobre 2017 - Demander un contact

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Vie de famille .

Un tantinet de vie de famille ne nuit pas !
Une bien belle compagnie , n'est ce pas.

Jacopin Jean Noël le dimanche 29 novembre 2009 - Demander un contact

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Source : "Ciel de guerre" N°13

Yvon Tazzer , radio-mitrailleur du Blenheim N3623 disparu au cap San Juan le 9-11-40



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Laurent Laloup le dimanche 28 octobre 2007 - Demander un contact

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Réponse :

Je lis Jouare et pense reconnaitre Joire Joire

Dernière mise à jour le mardi 17 novembre 2020

 

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