Les Français Libres, de juin 1940 à juillet 1943

 
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Un Français Libre parmi 51810
 

Paul Chabloz

Naissance : 9 février 1898 - Lecateau 59

Point de départ vers la France Libre : Métropole

Engagement dans la France Libre : en mars 1942

Affectation : Résistance homme / cnd

Grade atteint pendant la guerre : p2


Le Livre d'or

Une nouvelle contribution attend d'être validée

Mon grand oncle Edouard Richez originaire du Cateau fit partie du même réseau que Paul Chabloz,

Le 6 Septembre 1943, un agent de liaison du Cateau l'avisa de l'arrestation du responsable de Cambrai (comandant RICHEZ) et de BERIOT (Responsable de Valenciennes). Ayant un mauvais pressentiment et le cœur battant la chamade, il prépara ses affaires en vitesse et quitta sa maison pour Paris.

Faisant des recherches historiques, j'aimerai éventuellement avoir des informations complémentaires sur le réseau

Richez Marie Claude le mardi 19 juillet 2011


Paul Chabloz

"....Retour dans le Nord

Fin Novembre 1940, Paul Chabloz regagna le Nord en compagnie des siens, et rentra à Avesnes sur Helpe. Il y découvrit sa maison complètement pillée… Dès son arrivée, encore emprunt de ses expériences, il chercha à entrer en contact avec des résistants. Pendant ce temps, la collaboration avec l’Allemagne prenait forme. Le 20 octobre 1940 avait lieu l’entrevue de Montoire. Le 30 octobre 1940, la radio française diffusait : " J'ai rencontré jeudi dernier le chancelier du Reich. (…) C'est librement que je me suis rendu à l'invitation du Führer (…) Une collaboration a été envisagée entre nos deux pays. J'en ai accepté le principe (…). C'est dans l'honneur et pour maintenir l'unité française (…) que j'entre aujourd'hui dans la voie de la collaboration. " Le gouvernement de Vichy était une dictature… on s’en aperçoit avec le recul. Des libertés minimes commençaient à être ôtées aux populations, comme le droit de chasse qui entraîna la réquisition des armes. Mais alors que de plus en plus de mesures étaient prises, des groupes de résistance commençaient à se former lentement, dans la plus grande discrétion. On ne voulait pas se soumettre.

On souhaitait se battre. On voulait conserver une liberté… mais que faisait donc Pétain ? C’est ainsi que Paul Chabloz lança toute une propagande gaulliste.

Puis, en compagnie d’un groupe de camarades sûrs, il rechercha, camoufla et entretint des armes de guerres abandonnées lors des combats de mai 40. Ces armes qui leur semblaient si précieuses... 1er mars 1942, il parvint à rentrer en contact à Paris avec la Résistance, grâce à un envoyé du général De Gaulle, le chef du Réseau de la CND de Castille : « Confrérie Notre Dame de Castille ». Il se nommait Gilbert Renault, allias « Le Colonel REMY », (bien connu par la suite pour ses ouvrages sur la résistance et dont plusieurs sont devenus des best sellers.)Ils organisèrent leur première réunion… qui faillit leur être fatale ! Elle comprenait 11 membres –dont 9 furent, depuis, fusillés-… mais eurent la visite inopinée de la Gestapo ! Bien heureusement, chacun s’en sortit. Dès lors, Paul Chabloz fut chargé d’organiser les 3 Arrondissements d’Avesnes, de Cambrai et de Vervins. Un tel travail ne pouvait s’exécuter seul, et les résistants n’opéraient jamais en solitaire… Il contacta donc ses amis BECART (déporté par la suite), Gaston DELOFRE, vice-président de la D.M (Délégation Municipale), et Michel GOSSART (Président de la D.M d’Avesnes). Ils mirent ensemble en chantier l’Organisation Civile et Militaire de l’Avesnois.

Le premier message personnel de Paul Chabloz passé par la B.B.C fut « JE VEUX DE LA POUDRE ET DES BALLES » C’était le dernier vers du poème de Victor Hugo : L’enfant Grec. Entendre cette phrase, savoir qu’elle vous était destinée de « là-bas », de cet endroit si proche et si loin en même temps… de ce lieu où des gens comme vous tentaient à l’encontre du gouvernement, de libérer la France ! Pour quelques secondes et quelques mots, ce fut une bien grande émotion qui submergea le destinataire… Le temps s’arrêta comme par respect. Cette phrase signifiait beaucoup : nous ne sommes pas seuls !

Les actions d’un résistant

Par la suite, Paul Chabloz devint Chef du Sous-Réseau Nord-Est de la CND. Dans les seuls secteurs de son activité, il comptait en Juin 1943, plus de 6.000 résistants enrôlés. Leurs activités consistaient :

- à créer des services de fausses cartes d’identité et d’autres pièces
- à renseigner les Alliés de France Libre et de Londres ;
- à piller des mairies pour fournir des cartes de ravitaillement destinées aux clandestins et aux réfractaires - à saboter des voies ferrées, des usines, des locomotives, des camions et des autos - à rapatrier via la Suisse ou l’Espagne, par des filières secrètes, des aviateurs alliés tombés en parachutes d’avions abattus, ou encore de saboteurs et d’autres résistants connus de l’ennemi et traqués
- à rechercher des points de parachutages d’armes, des emplacements de dépôts de ces armes et du matériel, explosifs et autres. - à stocker des denrées
- à créer des Services de Santé : médecins, chirurgiens, infirmiers prêts-à-porter secours à un quelconque blessé - à entraîner des équipes pour la réception des parachutes et de leurs containers - à installer des postes radios, Hébergement de leurs opérateurs (qui devaient être continuellement transportés d’un endroit à l’autre pour tromper les autos boches et leurs radars
- à créer des Service de codage et de décodage des messages envoyés et reçus
- à se préparer au combat avec les armes nouvelles et les engins spéciaux parachutés…

Ses groupes étaient très compartimentés pour éviter les arrestations en série… Inutile de parler de ceux qui étaient pris. Les malheureux étaient martyrisés par la Gestapo, torturés de bien des façons, plus douloureuses et atroces les une que les autres. Que ce soit par la schlague qui vous enlevait des lambeaux de chairs, par l’écartèlement, la pendaison par les bras attachés… ce supplice atroce, où, les poignets solidement attachés dans le dos, on vous suspendait à un crochet… puis on ôtait violemment le tabouret qui vous soutenait. Les bras retournés, une impression que tout allait soudain se déchirer, vos articulations, votre poitrine même…inutile de décrire jusqu’au bout ce supplice ni même d’en citer d’autres : on parlait parfois… Gaston LEPINE, résistant dans l’Avesnois arrêté le 3 juin 1944 puis évadé, se souvient en murmurant : « Je n’ai pas parlé mais qui peut prétendre être sûr de tenir sous la torture ? » il ajoute ensuite d’une voix forte : « Personne ! ». Qui peut le contredire ? Qui peut oser lui dire qu’il a tort ? Nombreux sont ceux qui se sont donné la mort pour ne pas parler… Paul Chabloz avait toujours sur lui des pastilles de cyanure de potassium ! On comptait parmi les groupes de Paul Chabloz des « coups de main », des gendarmes (officiers et hommes), des douaniers, des magistrats, des employés de chemin de fer, des Postes, des maires, des gardiens de prison… ..."

albert-meresse.blog4ever.com 

Laurent Laloup le jeudi 04 juin 2009


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Dernière mise à jour le mardi 19 juillet 2011

 

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