Les Français Libres, de juin 1940 à juillet 1943

 
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Marie Eugène Camille Bourhis



Naissance : 27 mars 1923 - la Reunion 974

Activité antérieure : marin

Point de départ vers la France Libre : Pacifique/Indien

Engagement dans la France Libre : en janvier 1943

Affectation principale : FNFL / fusiliers marins

Léopard, marine Levant, Cdt Duboc

Matricules : 1906 T43 13007 FN43

Grade atteint pendant la guerre : Matelot fusilier

Dans la liste de l'amiral Chaline : ligne 1977ligne 1980

Dans la liste d'Henri Ecochard V40 : ligne 7516


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Au sein de la France Libre, il fait partie des derniers Réunionnais à avoir participé à la Seconde Guerre mondiale. A bord du Léopard, puis sur d’autres navires, il a navigué et combattu en Méditerrannée. A l’occasion des célébrations du 8 mai, il revient sur ces événements et sur l’intérêt, toujours intact, que portent les jeunes générations sur cette période.

Aujourd’hui, nous commémorons la Victoire de la France sur l’Allemagne, le 8 mai 1945. Sentez-vous la société toujours aussi sensible au combat mené à cette époque ?

Les gens viennent aux cérémonies, mais vous savez, nous ne sommes pas aidés par les médias. Le 28 octobre 1942, c’est l’anniversaire de la libération de la Réunion mais personne n’en parle vraiment. Pourtant, nous le commémorons. De même, l’année dernière, on a fêté le 70ème anniversaire de l’appel du Général de Gaulle, mais à part les anciens combattants, les militaires et les amis de la France Libre, qui était là ? Il reste trois derniers survivants de la Fondation de la France Libre : madame Jauzelon, un monsieur Séry de Trois-Bassins, et moi-même. Et comme le devoir de mémoire est la seule raison d’être de notre Fondation, nous intervenons dans les lycées et les collèges. Or, soyez sûrs que les élèves sont demandeurs, posent des tas de questions, veulent connaître le déroulement des événements, nous envoient des lettres pour nous remercier d’être venus, de leur avoir raconté cette époque. La jeunesse veut connaître, mais elle n’est pas aidée.

La perception que nous avons de la guerre aujourd’hui doit être radicalement différente de celle que vous aviez dans votre jeunesse...

Effectivement. Nous vivons depuis 70 ans en paix, quatre générations de Français n’ont pas connu la guerre. Dans notre jeunesse, dans les réunions familiales, comme des oncles avaient vécu 14-18, nous entendions parler de Verdun, des Dardanelles... Mais on ne nous racontait rien avant que nous n’ayons atteint un certain âge. Ces oncles étaient patriotes à 100 %, n’auraient pas songé une seconde à nous dresser contre le service militaire. D’ailleurs, à l’époque, celui qui n’avait pas fait le service n’avait pas le droit de fumer (rire). A l’époque, c’était 24 mois, puis 18 mois puis 16 puis 12, puis on l’a supprimé ce qui était une grosse erreur.

Où étiez-vous en 1939 ?

J’avais 16 ans, j’étais au lycée et avec les copains, on spéculait sur qui, le premier, aurait l’âge d’être engagé volontaire. Nous voulions tous y aller.

Dans quelles circonstances vous êtes-vous engagés ?

Quand les Anglais ont débarqué à Diego Suarez le 15 mai 1942, le gouverneur de la Réunion craignait qu’ils n’arrivent jusqu’à La Réunion. Alors on a commencé à fortifier Saint-Denis, en réquisitionnant tout ce qu’il y avait comme véhicules. Or je conduisais l’un des deux camions de mes parents. Puis le gouverneur Auber, resté fidèle à Pétain, a déclaré Saint-Denis ville ouverte, s’est cantonné à Hell-Bourg. Moi, qui étais réquisitionné, je me suis trouvé face au commandant en second du Léopard, chargé des opérations de débarquement des Forces Françaises libres. Là, je lui ai demandé s’il acceptait mon intégration. "C’est une chose faite", m’a-t-il répondu. Le 7 janvier 1943, nous avons quitté la Réunion, nous étions 25, pour l’île Maurice où nous avons commencé l’entraînement de commando, que nous avons continué à Tamatave et à Diego Suarez. Puis direction Djbouti, Suez, Port-Saïd et c’est là que les choses ont évolué. "Finie la croisière dans l’océan Indien", nous a dit le commandant. Les Allemands étaient en Lybie, en Grèce et tout autour de nous, ce n’était que carcasses de bâteaux.

Ce que vous voyiez alors correspondait-il aux rêves du jeune lycéen ?

Là, on ne calculait plus. On était au boulot, fusilliers-marins, affectés à des missions, pour éviter les mines, les attaques. Ensuite, vers Malte, la veille était décuplée, avec des passages de sous-marins allemands en permanence. Nous étions pratiquement au poste de combat. Puis notre bateau s’est échoué sur les côtes lybiennes. Pendant quarante jours, une partie de l’équipage était partie sur Benghazi, où se sont déroulés les récents combats lybiens. Moi je suis resté à bord, à vider les cales, couler du ciment... Jusqu’à ce qu’une tempête réduise tous nos efforts à néant. Nous avons hissé le grand pavois, chanté la Marseillaise et avons quitté le Léopard. Un moment très dur. En camion, nous avons rallié le Caire. Puis ce fut Beyrouth, le Liban sous protectorat français. Là, j’ai participé à l’arrestation du président de la République du Liban. On nous avait réveillés en pleine nuit, pour neutraliser 17 gendarmes alors que nous n’étions que 7, puis pour entrer dans une résidence où on nous a appris, juste à ce moment-là, que nous devions arrêter le chef de l’Etat. Je me suis retrouvé face au président et sa femme en disant "Pas un geste". Une scène dont j’ai gardé en mémoire tous les détails. Puis nous avons eu des convois vers l’île de Chypre, vers Malte. Nous passions notre temps à faire des grenadages de sous-marins, à nous défendre d’attaques aériennes. Finalement, c’était presque une routine, un métier. La France est aujourd’hui engagée dans des conflits de nature bien différente car la patrie n’est pas en danger. Qu’en pensez-vous ?

Ce sont des guerres de traités, d’accords passés entre pays. Vous savez, on a déclaré la guerre en 39 parce que l’Allemagne avait envahi la Pologne et que la France avait des accords avec la Pologne. Aujourd’hui, nous sommes dans l’Otan, nous sommes amis des Etats-Unis, nous avons des accords pétroliers...

Selon vous, ces interventions sont-elles justifiées ?

C’est difficile de le dire. C’est vrai qu’en Lybie, Kadhafi fait assassiner des gens. Mais en même temps, il se passe des choses similaires en Syrie et on laisse massacrer sans intervenir. Au Liban, après l’arrestation du président, nous avons eu un mois de troubles durs où nous avions pour mission le maintien de l’ordre. 70 ans après, en Syrie, on ne fait rien.

Sentez-vous que le rapport à l’idée de patrie a changé entre votre jeunesse et celle d’aujourd’hui ?

En métropole, je pense qu’il est moins fort. Là-bas, par exemple, on connaît de Gaulle mais le rôle de la France Libre est encore très étouffé. A la Réunion en revanche, le patriotisme reste toujours aussi fort. Le Réunionnais est foncièrement Français et tout ce qui se passe en France, ça lui fait de la peine. Quand les choses ne vont pas et qu’il ne peut pas participer, il se sent éloigné.

Entretien : David Chassagne

- Bio Express. Agé de 88 ans, originaire de Saint-Denis, Camille Bourhis est président de la Fondation de la France Libre à la Réunion. Après son retour de la Seconde Guerre mondiale, en décembre 1945, il fut successivement transporteur puis salarié d’un concessionnaire automobile, puis à la direction des affaires sanitaires et sociales. Camille Bourhis fut conseiller municipal et adjoint au maire pendant 28 ans, sous les mandats de Gabriel Macé, Jules Reydellet puis Auguste Legros. Il fut secrétaire général de l’UNR-UDT dès sa création en 1958. Il est notamment décoré de la légion d’Honneur, du mérite national, de la croix de guerre, de la croix du combattant.

C. Bourhis (en bas à gauche), Marcel Ozoux, Auguste Constant et André Mesnier

Laurent le lundi 07 décembre 2015 - Demander un contact


mon grand pere

Bonjour,je vais viens d'apprendre par ma mere que mon grand pere a ete embarque sur le LEOPARD dans les annees 40,ils etaient fusilliers marins maitre principal LE BOZEC Augustin dit tintin.peut etre 'avez connu merci

rouzo daniel le dimanche 13 mars 2011 - Demander un contact


Camille Bourhis

Marguerite Jauzelon et Camille Bourhis ont échangé avec des lycéens. (Photo Jean-Claude Feing)

www.lequotidien.re 

Laurent le lundi 08 février 2010 - Demander un contact


Camille Bourhis

Camille Bourhis, le dernier survivant du contre-torpilleur Le Léopard. (Photo David Chane)

www.lequotidien.re 

Laurent le jeudi 03 décembre 2009 - Demander un contact


Camille Bourhis

CLICANOO.COM | Publié le 2 septembre 2009
Aucune cérémonie n’a marqué hier le début de la Seconde Guerre mondiale le 1er septembre 1939. Pour Camille Bourhis, l’un des huit derniers Français libres de la Réunion et le dernier encore vivant à avoir embarqué à bord du Léopard, deux dates symbolisent ce conflit mondial : l’appel du général de Gaulle, le 18 juin 1940, et le ralliement de la Réunion aux forces françaises libres, le 28 novembre 1942.

“Le Léopard cueillera la marguerite.” Cette phrase codée marque un tournant de l’histoire de la Réunion pendant la Seconde Guerre mondiale. Placée sous l’autorité du gouverneur Pierre Aubert, notre île est inféodée au régime de Vichy. Tout bascule le 28 novembre 1942 à l’aube. Devant le Barachois se présente le contre-torpilleur Léopard. Sur la passerelle, le capitaine de corvette Jules Evenou - dont le pseudonyme, commandant Richard - va bientôt être connu de tous les Réunionnais. Le général De Gaulle lui a confié la mission de ramener la Réunion dans la guerre, aux côtés des alliés. Il parvient sans effusion de sang à faire en sorte que le gouverneur Aubert s’efface devant Jean Capagory. On ne déplore qu’une seule victime, Raymond Degugis, tué dans une embuscade alors qu’il se rend au Port pour faire taire une batterie côtière tirant sur le Léopard. Pour Camille Bourhis, délégué de la Fondation de la France Libre, ce ralliement marque - avec l’appel du 18 juin 1940 du général de Gaulle - le véritable début de la Seconde Guerre mondiale à la Réunion, même si pour notre île, comme pour le reste de la France, le conflit a débuté le 1er septembre 1939 (lire ci-contre). "D’ailleurs, souligne-t-il, nous ne commémorons que deux dates à la Réunion attachées au second conflit mondial, celle du 18 juin 1940 et celle du 28 novembre 1942." Camille Bourhis est aujourd’hui l’un des huit derniers Français Libres vivant à la Réunion. "Cela correspond au nombre d’anciens combattants réunionnais de la Seconde Guerre mondiale encore en vie. Des vingt-cinq qui sont partis à bord du Léopard, je suis le seul à pouvoir encore témoigner." Le 18 juin 2000, l’Association des Français libres transmettait définitivement le flambeau à la Fondation de la France libre. "La décision avait été prise le 28 mai 1999, indique Camille Bourhis. Ne pouvaient être membres de l’association que les personnes ayant rallié le général De Gaulle, entre juin 1940 et le 31 juillet 1943. C’est la raison pour laquelle en 1950, nous avions fondé l’Association des amis de la France Libre. Aujourd’hui, la Fondation a vocation à accueillir tous ceux qui veulent la rejoindre, afin que se perpétue le devoir de mémoire. Personnellement, je me rends comme Mme Jauzelon (lire encadré) régulièrement dans les écoles afin de parler de la Seconde guerre mondiale." Au lendemain du débarquement du Léopard, Camille Bourhis est affecté à une unité de fusillers marins. Maurice, Madagascar, Djibouti, Suez, Port-Saïd, Alexandrie, le jeune homme suit les périgrénations du Léopard qui finit par s’échouer sur les côtes de la Cyrénaïque. Revenu au Liban, Camille Bourhis participe à l’arrestation du président de la République libanaise Béchara el-Khoury. Le fusilier Bourhis termine la guerre à bord du Commandant Dubosc. Il est démobilisé à la Réunion en décembre 1945. Parti sur le Léopard, il revient sur le Méonia, mi bateau-marchand mi-transport de troupes, après avoir terminé la guerre à Diego-Suarez.

Alain Dupuis 

Laurent le jeudi 03 décembre 2009 - Demander un contact

Dernière mise à jour le lundi 07 décembre 2015

 

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