Les Français Libres, de juin 1940 à juillet 1943

 
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Un Français Libre parmi 54015
 

Pierre Beyer



Naissance : 29 novembre 1923 - Guipavas (29)

Point de départ vers la France Libre : Grande Bretagne

Engagement dans la France Libre : en juillet 1940

Affectation principale : FNFL / marine de guerre

Courbet, CH10 Bayonne, La Combattante ,caserne Bir-Hakeim, caserne Surcouf, Brest

Matricules : 2101 B40 2395 FN40

Grade atteint pendant la guerre : Quartier-maître détecteur

Décès : 14 février 1964 - Brest (29)

Dans la liste de l'amiral Chaline : ligne 1443

Dans la liste d'Henri Ecochard V40 : ligne 5437


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Pierre Beyer - son Livre d'or !
 

Liste des étapes de Pierre BEYER depuis son départ de BREST (17 Juin 1940 au 4 Avril 1942).

BREST
GUIPAVAS
LESNEVEN
ROSCOFF
FALMOUTH
LONDRES (Fulham Road).
Londres (Alexandra Palace)
CHESTER
DEMBIGH (PAYS DE GALLE).
LONDRES (Olympia Hall).
PORSMOUTH (COURBET).
PORSMOUTH (Chasseur10).
YARMOUTH
DARTHMOUTH
COWES (Ile of Wight).
NEWPORT
FRESHWATER
PORTSMOUTH
SHORAM
BRIGHTON
NEWHAVEN
RAMSGATE
COWES (Base).
PORSMOUTH
LONDRES(Waterloo Station).
LONDRES (Dépot).
LONDRES(Euston Station).
GLASGOW (Scotland).
DUNERON
LAMLASH (Isle of Carran).
GREENOCH (Scotland).
GLASGOW
LONDRES
PORTSMOUTH
COWES
SOUTHAMPTON.
EXETER
PLYMOUTH
DEVONPORT
EXETER
SOUTHAMPTON
COWES
SOUTHAMPTON
Fait à COWES le 4 AVRIL 1942.
Signé Pierre BEYER.


.

BEYER le samedi 03 juin 2017 - Demander un contact


L'équipe de foot à Cowes

X, X, Pierre Beyer, François Carn  Albert Quesnee  X
X, X, Edouard Corvasi 
Henri Sclaminec  X, Louis Dulac 



Cliquez pour agrandir

Jacques Ghémard le vendredi 24 février 2017 - Demander un contact


Mémoires de Pierre BEYER datées du 30 Juillet 1942.

MÉMOIRES.
17 Juin, Journée qui restera à jamais gravée dans ma mémoire . C'était dans l'après-midi que les esprits furent les plus tendus à l'arsenal de Brest. Ouvriers, chefs d'équipe, ingénieurs avaient leurs visages des jours d'enterrements. Le bruit s'était répandu avec la rapidité de la foudre "Les boches sont à 50 Km de Brest, qui est déclarée ville ouverte; la France est battue".Alors avec une rage qui doublait leur force, ils jetèrent tout le matériel qui pouvait servir à l'ennemi dans la Penfeld. Et à 4 Heures on nous donna notre congé , congé définitif .
Je quittais l'arsenal à 4 Heures 20 regardant une dernière fois ces bâtiments que je ne verrai peut-être plus.
Je pris mon vélo, et je pris le chemin de la maison
En ville c'était la débandade. C'était à qui aurait un taxi , une place dans l'autobus, ou mieux une voiture de déménageur . Les groupes discutaient gravement sur les nouvelles du jour . Ils n'avaient qu'une pensée
"les Boches arrivent le lendemain, la guerre était perdue.
Les femmes pleuraient, les unes de désespoir , les autres de rage.
Je continuai mon chemin occupé par une seule pensée , bien définie, qui s'ancrait en moi "Partir pour continuer la lutte en Angleterre".
Arrivé chez moi, je racontais à ma mère les évènements , le renvoi de l'arsenal, l'arrivée des boches le lendemain .
Je lui dit mon intention de partir pour l'Angleterre . Elle n'y porta pas cas, et me dit que le lendemain je n'y penserai plus .
Le soir même je partai pour Lesneven où j'avais ma grand-mère , et des amis.
Je fis part de mon projet à quelques'uns qui acceptèrent de venir avec moi.
Le lendemain, à 10 Heures (18 Juin) nous partimes, munis de quelques provisions , dans un camion abandonné par les Anglais qui nous mena jusqu'à Saint Pol de Léon.
De là nous decidames d'aller à pied jusqu'à Roscoff. Arrivées à quelques kilomètres de Roscoff nous fûmes croisés par 2 motocyclistes qui crièrent "Les Boches nous suivent".
Nous primes aussitôt un chemin de traverse qui nous menait sur la grève.
Là nous fûmes survolés par un bombardier Boche volant à basse altitude.
Nous allâmes dans les rochers et là nous nous mimes a casser la croûte .
Nous arrivames à Roscoff d'où nous avions l'intention de nous embarquer pour l'Angleterre.
Il y avait à 1 ou 2 milles au large un navire de guerre au mouillage.
Comme un canot venait à terre faire les vivres nous lui demandames si nous pouvions embarquer en destination de l'Angleterre. Réponse négative ou "nous n'allons pas en Angleterre mais à La Rochelle.
Nous restames à Roscoff jusqu'à 4h du soir, ne perdant pas courage, croyant toujours que nous pourrions embarquer sur un navire.
En effet cela fut ainsi.
Un voilier Lituanien immobilisé depuis les hostilités en France servit à nos projets - 2 légionnaires, 2 marins de guerre et un groupe de 7 à 8 civils dont je faisais partie, décidèrent de réquisitionner le bateau pour leur propre compte.
Les autorités de la Ville nous opposèrent une faible résistance, mais furent vite remis à leur place par des gars bien décidés à ne pas se laisser faire.
Et nous partimes vers les 5 heures environ à destination d'un pays libre.
Le temps ne nous fut pas favorable, et c'est là que pour la première fois j'appris à connaître le mal de mer
Le lendemain dans la soirée nous arrivons à Falmouth où nous attendons le lendemain pour être débarqués.
On nous amena dans un théâtre réquisitionné à notre effet.
Nous fûmes mêlés à toutes personnes de toutes nations, et c'est là que je fais connaissance avec la langue anglaise, c'est à dire que je réussissais à me faire comprendre par signes.
Le lendemain nous partions pour Londres , la capitale la plus louche de monde, je l'appris par la suite.
Nous allâmes à Fulham Insitution où je revis les copains de l'arsenal .
Nous restames là 5 jours d'où nous fûmes dirigés sur "Cristal Palace" magnifique bâtisse de glaces dans la banlieue de Londres.
Notre séjour dura 3 jours. Là nous apprimes que le Général De Gaulle groupait sous ses ordres les Francais qui ne s'avouaient pas vaincus.
Nous allâmes ensuite à, Olympia Hall où était le dépôt des "Forces Françaises Libres".
Je demandai d'abord l'aviation, mais je changerai d'avis par la suite je pris la marine.
Je restai là une semaine environ et comme j'étais trop jeune pour combattre l'on m'expédia au Pays de Galles où était installé un camp de scouts français .
Je restai là 15 jours et l'on m'expédia sur l'Olympia.
Le lendemain je partis à Porstmouth sur le cuirassé Courbet .
Je fis 3 mois de fusilier et j'embarquai le 20 Octobre 1940 sur le "Chasseur Ca010" d'où j'écris livre.

Fait à Southampton le 30 Juillet 1942.

Signé Pierre BEYER.

BEYER Jean-Pierre le lundi 16 janvier 2017 - Demander un contact


Photo Pierre Beyer

Photo de Pierre Beyer prise à Cowes Ile de Wight entre 1941 et et 1942 (base des Chasseurs de sous-marin) Pierre Beyer faisait partie de l'équipage du Chasseur Q10

sclaminec Robert le samedi 01 novembre 2008 - Demander un contact

Dernière mise à jour le samedi 03 juin 2017

 

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