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Université « Babeş-Bolyai » Cluj-Napoca
Faculté d’Histoire et de Philosophie
École Doctorale d’Histoire. Culture. Civilisation
THÈSE DE DOCTORAT
LES RELATIONS DIPLOMATIQUES FRANCO-ROUMAINES PENDANT LA DEUXIÈME GUERRE MONDIALE
(1940-1945)
RÉSUMÉ
Thèse dirigée par Monsieur CORNEL SIGMIREAN et Monsieur LADISLAU GYÉMÁNT, professeurs des universités
"Les arguments développés au Chapitre II nous permettent d’affirmer que Jacques Truelle et Henry Spitzmuller peuvent être inclus dans la catégorie des « vichysto-résistants ». On ne peut pas nier qu’il y a des différences dans leur parcours de Vichy à la Résistance, différences qui sont dues à l’évolution professionnelle et à la motivation personnelle de chacun.
Comme on a pu voir dans les figures illustrées, en ce qui concerne l’évolution de Truelle on peut affirmer que dans son cas le processus a été plus lent, son parcours nous confirme l’analyse de Robert Belot sur l’obstacle qu’a constitué la culture de la haute fonction publique pour le ralliement au gaullisme, le ministre reste au poste jusqu’au juin 1943.
En ce qui concerne la trajectoire d’Henry Spitzmüller reflétée dans la deuxième figure, on peut voir qu’il a rallié la Résistance plus tôt, selon lui, même à l'été 1940. En analysant la correspondance diplomatique et un certain nombre de témoignages de l'époque sur Spitzmuller, il est difficile à se rendre compte quel a été son intérêt personnel et quelle a été la conviction qu'il servait le mieux son pays en ces temps très difficiles.
Grâce à la position qu’il a adoptée pendant la Deuxième Guerre Mondiale, Spitzmuller a pu continuer à servir la France donc il s’inscrit dans l’affirmation de l’historien Robert Paxton qui attire notre attention sur le fait que « le corps diplomatique, pour près des deux tiers, reste le même sous Vichy et pendant la Quatrième République" Laurent Laloup le mardi 17 septembre 2019 Contribution au livre ouvert de Henry Spitzmuller | |