Contributions - Les Français Libres

Les Français Libres, de juin 1940 à juillet 1943

 
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"... Quand éclate la « drôle de guerre », Jean Corticchiato est rappelé sous les drapeaux : officier de renseignements, il intègre le 33ème régiment d’infanterie, enregistrera quelques mutations au fil des mois pour se battre sur différents terrains, et surtout… battre en retraite. Défendant le pont d’Elbeuf, il n’entend pas se faire prendre. Il tente de s’échapper à la nage, mais sans succès. Bientôt prisonnier à Saint-Lô, il participe à l’organisation précaire de la vie dans la garnison-prison normande, avant de recouvrer la liberté au bout de quelques mois.
De retour à Cambrai Jean Corticchiato reprend son travail de policier, non sans rechigner quelque peu. Jusqu’en 1941, date à laquelle le réseau résistant d’Ernest Gaillard, chef du secteur Cambrésis, vient le solliciter. Un appel auquel « Corti » répond sans hésiter ! Et bien vite, il organise l’évasion de prisonniers, guide les Anglais à travers les chemins de campagne, diffuse des faux papiers. (…) « Corti » le chanceux qui se trouve sur tous les fronts, finit par tomber le 12 février 1943. Il n’est pas seul ce jour-là : trois autres compagnons du réseau Kleber sont arrêtés. Jean Corticchiato est saisi alors qu’il se trouve au palais de justice, et emmené manu militari. (…) Il passe plusieurs semaines à Fresnes, se trouve brutalisé, mais ne livre à l’ennemi aucun élément dont il a connaissance. (…).
Déporté à Neuengamme, Jean Corticchiato y vécut comme ses compagnons de misère, les travaux forcés, le manque de nourriture, les vexations, la fatigue extrême… Dix huit mois de ce traitement finiront par avoir raison de sa résistance. (…) Humilié et blessé, il continue à défendre l’honneur de sa patrie. Une blessure plus gênante que les autres, causée par un wagonnet, l’affaiblit et aggrave encore son état qui, bientôt, va le mener à la mort. Selon les derniers témoins, il semble que, jusqu’au bout, Corti ne cessait de les encourager : « Ne vous en faites pas, on les aura ! » confiait le malade. « Haut les cœurs ! », lançait encore le Résistant mis à terre. ..."

www.resistance-corse.asso.fr 

Laurent Laloup le lundi 08 janvier 2018

Contribution au livre ouvert de Ernest Edouard Gaillard

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