Contributions - Les Français Libres

Les Français Libres, de juin 1940 à juillet 1943

 
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Conversation avec mon père

Fr : Et plus tard, comment tu as su que tu avais été appelé par Leclerc ? Par des indiscrétions ?
Papa : Oui, oui, par des indiscrétions. Leclerc avait fait des manœuvres et avait désigné nommément un certain nombre d'officiers du bataillon, dont moi. Il voulait nous emmener avec lui. . Mais le colonel n'a pas été écouté, soi-disant.
Fr : Pourquoi tu n'as pas insisté ? Tu aurais pu demander à être transféré ?
Papa : Moi, je le savais par des indiscrétions… De toute façon, c’était passé depuis des mois maintenant. L’occasion était perdue.
Fr : C'est incroyable ! Une occasion manquée de rejoindre Leclerc !
Papa : C'est la destinée, qu'est-ce que tu veux… C'est la destinée. De même, cela m’est arrivé deux fois. Cette première fois m’est arrivé avant Koufra.
Fr : Tu as raté Koufra ?
Papa : Oui,c'est cette première fois où j'ai été désigné, mais le colonel a demandé à me garder. Leclerc avait, paraît-il, fait quelque chose contraire à l'éthique militaire en désignant nommément des gens : "le lieutenant untel", "le sous-lieutenant untel", "le sergent untel"... Il avait donné des noms, alors que, dans l’éthique militaire, on ne désigne pas des noms. On demande un lieutenant ayant telle ou telle spécialité, etc., tu comprends ? Il avait donné des noms dans les unités.
Fr : Donc ton colonel t'a gardé ?
Papa : Oui. Ça, c'est la première chance que j'ai manquée de rejoindre les campagnes de Leclerc. Et puis la deuxième chance que j'ai manquée, c'est lorsque j'ai fait une demande pour passer dans le génie. Ma demande a suivi la voie hiérarchique et j’avais été accepté et nommé. Je devais prendre le commandement d’une compagnie de génie dans le désert. Et alors là, le colonel, lorsque l’ordre est arrivé, le colonel ne l’a jamais exécuté ! À un tel point que, lorsque j’ai été démobilisé, j’étais inconnu dans les troupes d’infanterie coloniale. On ne me connaissait pas. J’étais rayé des contrôles parce qu’officiellement on m’avait intégré dans le génie.Quand je suis allé à la caserne de la porte de Clignancourt… il ne me connaissait pas, je n’existais pas. Ils m’ont retrouvé dans les registres du Génie parce que théoriquement j’avais été muté dans le Génie.
......
NDLR Lien fort d'amitiés entre lui et Jean Nicholas Jochem autre FFL => voir sa fiche
Fr : Alors, les relations entre les Jochem et Jo ? Comment vous vous êtes rencontrés ?
Papa : Moi, parce que j’étais à Tripoli en garnison, nous étions en garnison à Tripoli. Bon, on a fondé à ce moment-là, dans la France Libre, une association d’ingénieurs, soi-disant pour étudier les problèmes qui se poseraient en France lorsque le territoire serait libéré. Alors moi, j’ai participé à ces réunions en tant qu’ingénieur, tu comprends ? Et c’est dans ces réunions d’ingénieurs que j’ai rencontré les Jochem.

Bourgoin Francois le mercredi 29 janvier 2025

Contribution au livre ouvert de Alain Edouard Richard Louis Bourgoin

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