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28/09/1944, la victoire aérienne de Pierre Gallay (FAFL 30.121). - 28/09/1944 - 341 Sqn, B-55 Wevelgem (Belgique), 145 Wing, 84 Group, 2 TAF, Spitfire IXb.
"…Le squadron mené par le Lt. Girardon a décollé à 15h35 pour patrouiller la région de Nijmegen. La mission s'est déroulée comme prévu. Deux Me 109 ont été repérés volant à 10 000 pieds au nord-est de Eindhoven. Ils ont été pris en chasse par le S/Lt. Gallay (Spitfire IXb PL193) et le Sgt. Dabos (Spitfire IXb NH372) pendant vingt minutes jusqu'au secteur de Wesel. Les pilotes ont chacun tiré deux rafales, le S/Lt. Gallay n'a constaté aucun résultat de sa première rafale, mais à la seconde, de gros débris se sont échappés de l'avion ennemi qui s'est écrasé. Le Sgt. Dabos a constaté des impacts a sa première rafale, la seconde a envoyé le boche au tapis. L'avion ennemi a percuté une ligne à haute tension, provoquant un grand éclair vert avant de s'écraser au sol..." (AIR 27/1738 341 Sqn ORB).
Le rapport de combat de Pierre Gallay:
"J'étais Yellow 2 en patrouille à 10 000 pieds à l'ouest de Nijmegen lorsque j'ai repéré deux avions à peu près à la même altitude à 2 500 yards de distance. J'ai reçu l'autorisation du Squadron Leader d'aller les reconnaître et après vingt minutes de poursuite j'ai identifié les deux avions comme étant des Me109. Me rapprochant j'ai sélectionné l'avion ennemi de droite et dit à mon No.2 de s'occuper de l'autre. J'ai tiré une courte rafale de son arrière depuis 800 yards sans résultat, je me suis ensuite rapproché à 600 yards et tiré une autre rafale toujours sans résultat. Cessant de tirer, je me suis rapproché jusqu'à 300/250 yards puis tiré une rafale de deux secondes plein arrière, constatant des impacts sur l'avion ennemi, la plupart au niveau de l'emplanture de l'aile gauche, l'avion ennemi perdait des débris et une épaisse fumée noire s'échappait de son moteur. J'ai suivi l'avion pendant environ dix secondes le voyant perdre de l'altitude rapidement et s'écraser dans un jardin. J'ai dégagé à gauche comme venait de le faire le second appareil ennemi, et virant serré je l'ai vu en dessous de moi alors que mon No.2 lui tirait dessus. J'ai ensuite vu l'avion ennemi percuter une ligne à haute tension et s'écraser dans un champ perdant des débris tout au long. La poursuite qui avait débuté à 10 000 pieds s'est achevée à 300 pieds, j'ai rejoint mon No.2 et nous sommes rentrés à la base ensemble." (AIR 50/132). 
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Jacques Brisset le lundi 26 juillet 2021 Contribution au livre ouvert de Pierre Marcel Gallay alias Laglay | |