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"4 Le Capitaine Joseph GASTALDO.
Officier de Cavalerie breveté, le capitaine GASTALDO, après avoir été cité plusieurs fois au cours de la guerre 39-40 pour ses actions dans les groupes francs, est affecté à l'Etat-Major de la Division d'Infanterie tchécoslovaque intégrée à la 7° armée française. Il se bat aux côtés des Tchèques et participe aux opérations de retraite de cette division de la Loire à la Dordogne. Celle-ci s'embarque à Sète pour l'Angleterre le 29 Juin, et l'accès des bateaux est interdit à GASTALDO. Il veut camoufler tous les fusils mitrailleurs laissés par les tchèques. Le général M. le lui refuse formellement. Il peut cependant "reprendre aux Allemands quelques armes et du matériel qui [seront] utilisés par des éléments de Résistance à partir de 1943"(143)
5 Rencontre de DELESTRAINT et de GASTALDO.
Cet homme à l'énergie farouche, avide d'action contre l'occupant nazi, entend parler par Madame APPLETON d'un général du cadre de Réserve, demeurant avec sa famille à Bourg-en-Bresse, ancien supérieur de de GAULLE, farouchement antiallemand et opposé à la politique de collaboration du gouvernement du Maréchal, Gastaldo apprend rapidement l'identité de cet officier général, le Général DELESTRAINT, et son adresse, 41 Boulevard Voltaire. En Avril 1942, il décide de lui rendre visite.
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A.N. 72.AJ/1910. Documents relatifs au Colonel Gastaldo.
De ce jour, qu'il est impossible de situer avec précision, naissent entre ces deux officiers une compréhension parfaite, une coincidence totale dans les objectifs de la lutte qu'ils ont entreprise chacun de leur côté, une amitié profonde faite de confiance mutuelle et de désir d'action; tout cela malgrè la différence de générations et de grades. Ce synchronisme de pensée et d'idéal, concrétisé par la Cause gaulliste, se structurera au fur et à mesure des rencontres ultérieures. Elle ne se démentira jamais.
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6 DELESTRAINT contacté, accepte.
Aussi, lorsque, fin Juillet, le Chef de R1, de la branche non militaire de "Combat" (R.O.P.), Marcel PECK (Battesti) rencontre le Capitaine GASTALDO (Galibier) et lui fait part du désir de Gervais de trouver un chef à l'Armée Secrète, remplissant les conditions imposées. GASTALDO affirme qu'il connait le candidat potentiel recherché. Très vite, le 2 ou 3 Août, il présente au Général, Battesti. Celui-ci au cours de la conversation comprend que Charles DELESTRAINT répond à toutes les exigences transmises par FRENAY. Le Général lui parle de de GAULLE son ancien subordonné pour lequel il a gardé estime et confiance; il parle aussi des possibilités que peuvent donner à la Résistance les anciens des "Chars", qu'il a formés.
Battesti tout en pensant encore que DELESTRAINT entrera dans le cadre de "Combat", fait envoyer à Londres par Sif un message radio chiffré le 3 Août. Il demande confirmation, croyant que le Général sera à la disposition de "Combat", comme de de GAULLE (144).
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Il parvient à faire passer en Afrique du Nord quelques éléments tchécoslovaques qui étaient restés en France.
En Septembre 40, il reçoit le commandement de l'Escadron blindé du 3° Dragons à Castres, commandé par le Colonel A. Il entretient ses hommes dans la préparation à la reprise de la lutte Relevé du commandement de l''Escadron blindé par le Colonel A. comme seul officier gaulliste du 3° Dragons, il est dénoncé à certains généraux et au Ministère de la Guerre, puis rayé du tableau d'avancement.
En Février 1942, le Capitaine GASTALDO est affecté au 2° Bureau de la 7° Division Militaire de Bourg-en-Bresse. C'est à cette époque qu'il prend contact avec son ancien camarade de l'Ecole de Guerre, Henri FRENAY. Celui-ci lui demande "de continuer [son] action de Résistance dans les milieux militaires".
Il crée alors un service de Recherches et de Renseignement sur l'Armée d'Occupation et sur l'Allemagne, après avoir recruté quelques officiers et sous-officiers à cet effet, et grâce aux prisonniers évadés d'Allemagne qui passant par Bourg fournissent de précieux
renseignements. De fausses cartes d'identité sont envoyées à certains candidats à l'évasion. De sa propre intiative, il constitue un groupe de choc personnel, récupère et camoufle des armes et des munitions. En Mai il prend contact avec les représentants burgiens de Libération et de Franc-Tireur, et signale à FRENAY le désir de la base de voir les trois mouvements coordonner leur action (143). Son rôle sera toujours essentiel tant lors du choix du chef de l'A.S., que par son action et son dévouement pour le général." Laloup laurent le jeudi 20 décembre 2007 Contribution au livre ouvert de Joseph Lucien Eugène Gastaldo | |