Gabriel Gustave Pécunia - Les Français Libres

Les Français Libres, de juin 1940 à juillet 1943

 
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Gabriel Gustave Pécunia



Naissance : 20 décembre 1901 - Toulon (83)

Point de départ vers la France Libre : Metropole

Engagement dans la France Libre : en juillet 1940

Affectation principale : FNFL / parachutistes

Détaché FAFL, prisonnier à Dakar

Grade atteint pendant la guerre et spécialité : Officier des équipages

Décès à 75 ans - 19 février 1977 - Sospel (06)

Dossier administratif de résistant : GR 16 P 462704

Dans la liste de l'amiral Chaline : ligne 11320

Dans la liste d'Henri Ecochard V40 : ligne 40510


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Présumé mort en 40 pour Mémoire des Hommes

Gabriel Gustave PECUNIA
Décédé(e) le 23-09-1940 (Dakar, Sénégal)
Né(e) le/en 20-12-1901 à Toulon (83 - Var, France)
38 ans, 9 mois et 3 jours
Unité forces françaises libres (FFL)
Mention Information non connue
Cause du décès tué au combat

Nom : PECUNIA
Prénom : Gabriel Gustave
Sexe : M
Jour de naissance : 20
Mois de naissance : 12
Année de naissance : 1901
Code insee naissance : 83137
Commune de naissance : Toulon
Pays de naissance : FRANCE
Jour de décès : 19
Mois de décès : 02
Année de décès : 1977
Code insee deces : 06136
Commune de décès : Sospel
Pays de décès : FRANCE

Laurent Laloup le lundi 02 novembre 2020 - Demander un contact

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Fonction en août 1940

Effectifs du groupement d'instruction de chasse n°1 à la date du 6 août 1940

Commandement

-commandant de Marmier : commandant de groupe
Capitaine Becourt Foch : Officier adjoint
Lieutenant Pinot : Service des vols
S/Lieutenant Berthier : Service des vols
Capitaine Billard : Service Administratif
Officier des équipages Pécunia - Officier mécanicien
Lieutenant Mirlés : Officier mécanicien
Lieutenant Poncet :Officier mécanicien
S/Lieutenant Tremel : Service de santé
Lieutenant de la Buisse : Aumonier

Bertrand le jeudi 06 décembre 2018 - Demander un contact

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Réponse :

Pas trouvé le lieutenant de la Buisse


Prisonnier à Dakar

Gabriel Gustave PECUNIA
Naissance : 20 décembre 1901
Engagement dans la France Libre : 28 juillet 1940 (matricule FAFL 30.299)
Venait de :
Origine sociale :
Grade atteint pendant la guerre : officier principal des équipages de la flotte.
Affectation principale : marine / aviation

Dans l’ensemble, la carrière de Gabriel PECUNIA est mal connue de l’auteur de ces lignes. Au titre du ministère des armées, secrétariat d’état « Marine », il est nommé au grade de chevalier de l’ordre national de la Légion d’honneur par décret du 4 janvier 1946 avec attribution de la Croix de guerre avec palme. (Journal officiel de la république française en date du 24 février 1946 - page 1218G) avec la citation suivante qui résume une partie de ses états de service pendant la guerre :

PECUNIA (C.-G.), officier principal des équipages de la flotte : officier remarquable de sang-froid et d’allant. En 1940, officier mécanicien d’un groupe de vedettes rapides, a réussi dans des conditions particulièrement difficiles à maintenir en état les vedettes de son groupe a bord desquelles il a participé à la défense successive de Boulogne, Dunkerque et Cherbourg. Rallié aux Forces navales françaises libres dès le 1er juillet 1940, volontaire pour des missions dangereuses. A partir de novembre 1941, prend une part particulièrement active à la résistance et, du 24 mai 1944 jusqu’à la libération, commande le maquis du secteur Nord de Seine-et-Oise. »

La matricule FAFL, rédigée probablement début 1941, indique qu’il était officier de 1er classe mécanicien et qu’il fut engagé dans les forces aériennes de la France libre avec effet du 28 juillet 1940. Il est fort possible qu’il soit arrivé en Angleterre avant cette date. Les conditions et circonstances de son ralliement nous sont toutefois inconnues. Son grade d’officier des équipages de la Flotte permet d’affirmer qu’il avait commencé sa carrière militaire comme officier marinier voire même comme simple matelot.

Affecté au Groupe mixte de combat n° 1 du lieutenant-colonel Lionel de MARMIER (+), Gabriel PECUNIA embarque à Glasgow sur le Westerland, sur lequel se trouve de Gaulle, paquebot hollandais réquisitionné de la Holland America Line, qui lève l’ancre le 31 août 1940 à l’aube, au sein d’un convoi qui prend la direction des mers du Sud. Le 14 septembre, la force maritime franco-anglaise fait escale à Freetown, au cours de laquelle, deux Caudron Luciole sont transférés avec leur équipage sur le porte-avion HMS Ark Royal. Le 21, le convoi reprend la mer et, deux jours après, arrive en vue de Dakar, capitale de l’Afrique occidentale française et ville principale de la colonie du Sénégal. Ce matin du 23 septembre 1940, sur l’Ark-Royal, les pilotes des Lucioles font chauffer leur moteur et s’apprêtent à décoller pour Oouakam, la base aérienne de Dakar où les capitaine Henri GAILLET, Jacques SOUFFLET, l’adjudant-chef Jules JOIRE (+) et l’adjudant MOULENES vont tenter de rallier les forces aériennes composées d’un groupe de chasse et de deux groupes de bombardement, en place depuis la mi-juillet. L’adjudant-chef JOIRE, est un ancien du groupe de chasse, le I/4, avec lequel il a combattu et remporté six victoires homologuées pendant la campagne de France avant d’être sérieusement blessé au combat. Il est donc bien placé pour effectuer cette mission délicate. Les deux Lucioles décollent et mettent le cap sur la ville recouverte par un épais manteau de brume. Ils atterrissent sans encombre à Ouakam, suivis quelques minutes plus tard par un appareil britannique qui dépose trois officiers FAFL en renfort, l’officier des équipages Gabriel PECUNIA, un ingénieur mécanicien de la Royale, engagé dans les FAFL, le lieutenant Fred SCAMARONI (+) et le sous-lieutenant pilote Marcel SALLERIN. Le commandant du G.C. I/4, appelé sur le terrain par l’officier de garde, est vite neutralisé. Les sept émissaires peuvent penser un moment avoir réussi mais l’arrivée, quelques minutes plus tard, d’officiers du I/4 et de tirailleurs, armés de fusils mitrailleurs, renverse la situation et met fin à leur tentative. Ils sont faits prisonniers. Ironie du sort, JOIRE est arrêté par son ancien chef d’escadrille. (D’après « Le groupe mixte de combat n° 1 au combat - manuscrit inédit de l’auteur).

Considérés comme déserteurs et insoumis, les sept hommes sont emprisonnés dans des conditions pénibles, condamnés à mort, menacés d'exécution puis, via Alger, rapatriés en France où ils sont enfin graciés fin décembre 1940 et libérés à des dates diverses dans les jours et semaines qui suivront.

Comme on a pu le remarquer, la citation du 4 janvier 1946, nommant Gabriel PECUNIA chevalier de la Légion d’honneur, « ignore » complètement l’épisode de Dakar, ce qui semble assez curieux !

Enfin, par décret, signé Georges BIDAULT, le 3 juillet 1946 (JORF du 11 juillet -- page 68 MR) l’officier des équipages PECUNIA se voit décerner la médaille de la Résitance française.
(+ : tué pendant la guerre)

Yves MORIEULT - Metz, le 29 juillet 2009.

Yves MORIEULT le mercredi 29 juillet 2009

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Pierre Sonneville. Les Combattants de la liberté

" Lorsque de Gaulle, à Freetown, a réuni à bord du Westmoreland tous les officiers qui doivent prendre part à l'action, un seul, l'officier des équipages Pecunia, de l'Aéronavale, le met en garde contre la riposte des forces navales de Vichy. De Gaulle lui demandant s'il refuse de faire partie de l'équipe qui doit atterrir sur l'aérodrome de Dakar, Pecunia n'a plus qu'à partir sans illusions vers la prison qui l'attend."

Laurent Laloup le dimanche 14 juin 2009 - Demander un contact

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Le Soudan français de 1939 à 1945, une colonie dans la guerre De Vincent Joly

Laurent Laloup le vendredi 28 mars 2008 - Demander un contact

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Dernière mise à jour le lundi 02 novembre 2020

 

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