Daniel Neumann - Les Français Libres

Les Français Libres, de juin 1940 à juillet 1943

 
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Daniel Neumann



Naissance : 1er mai 1917 - Paris 14e

Activité antérieure : militaire

Point de départ vers la France Libre : Metropole

Engagement dans la France Libre : Londres en juillet 1940

Affectation principale : FAFL / Lorraine

Grade atteint pendant la guerre et spécialité : sous-lieutenant

Décès à 24 ans - 22 octobre 1941 - Deraya, Syrie

Mort pour la France

Dossier administratif de résistant : GR 16 P 442474

Dans la liste d'Henri Ecochard V40 : ligne 38464

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Daniel Neumann - son Livre ouvert !
 

Accident d'avion à Bitam (Gabon) le 7 février 1941.

Le 7 février 1941, le nouveau Gouverneur du Gabon, colonie d’Afrique Equatoriale Française Libre, poursuit sa tournée d’inspection. L’avion dans lequel il a pris place, un trimoteur Bloch 120 (n° 7), du détachement du Gabon et du Moyen Congo, est accidenté à l’atterrissage à Bitam, village au nord du territoire. Train d’atterrissage fauché, l’avion se retourne sur le dos. L’équipage de quatre hommes et trois des quatre passagers s’en tirent avec des contusions et quelques plaies superficielles, le quatrième est très grièvement blessé.

Composition de l’équipage, des Forces aériennes françaises libres :

Pilote : sous-lieutenant (active) Daniel NEUMANN, 24 ans. Promu lieutenant plus tard, fut tué en service aérien commandé en Syrie, le 22 octobre 1941, alors qu’il appartenait au Groupe de bombardement « Lorraine ». Mort pour la France. (Mémoire des hommes)

Observateur : lieutenant (réserve) Gaston GUIGONIS (1913-1994). En février 1982, il m’avait fait parvenir un long récit des opérations aériennes de 1939 à 41 au Gabon. De ce récit sont tirés la plupart des informations sur l’accident, la composition de l’équipage et la liste des passagers. (Voir récit complet de l’accident sur fiche Marcel BEZIA). Le colonel (CR) Gaston GUIGONIS fut fait Compagnon de la libération, par décret du 17 octobre 1942.

Radio : sergent (réserve) René NEDEY. Né en 1908, il fut versé à l’Infanterie Coloniale en juin 1941. Promu sergent-chef, il est mort pour la France à Tunis le 10 juillet 1944 (Mémoires des hommes).

Mécanicien de bord : adjudant (active) Marcel BEZIA, né en 1910, qui m’avait fait parvenir, en 1989, des informations intéressantes et des documents concernant son activité dans les FAFL pendant toute la guerre. Retraite à compter du 29 novembre 1945.

Passagers :

La victime est justement le nouveau Gouverneur du Gabon, le lieutenant-colonel de réserve André PARANT, 44 ans, qui décèdera de ses blessures le 15 mars 1941 à l’hôpital de Yaoundé au Cameroun. Il fut fait Compagnon de la libération à titre posthume par décret du 13 mai 1941. Mort pour la France (Mémoire des hommes)

Médecin général des Troupes Coloniales Adolphe SICé (active) né en 1885 à Saint-Pierre de la Martinique, mort le 21 mars 1957 à Bâle en Suisse. A l’époque de l’accident, il est directeur du service de santé de l’Afrique française libre et membre du Conseil de Défense de l’Empire. Compagnon de la Libération par décret du 1er aout 1941.

Médecin colonel BIZIEN. Sans aucun doute, Gaston BIZIEN, médecin des Troupes Coloniales dont le médecin général SICé écrit qu’il mourut « subitement à l’hôpital de Brazzaville le 2 décembre 1945, des suites d’un accident d’avion dont il avait été victime. » (Cf. « Article « Les Bretons de la France libre » par Adolphe SICé : Revue de la France libre n° 89 de juin 1956). Le médecin colonel BIZIEN était né en 1891 à Douarnenez. Mort pour la France (Mémoires des hommes)

Monsieur BERAUD, « chef de cabinet de PARANT » - non identifié.

Ci-dessous : télégramme du chef de la France libre, adressé au médecin général Sicé après l’accident dans lequel il lui demande de transmettre à l’équipage « sa satisfaction de les savoir indemnes. »
Le PLEVEN cité dans le texte est René PLEVEN (1901-1993) homme politique d’après-guerre, qui fut fait Compagnon de la libération par décret du 20 mai 1943.
(Collection Y. Morieult via Marcel BEZIA)
NB : je n’ai pas trouvé trace de ce télégramme dans les « Mémoires de guerre » de Charles de Gaulle.



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MORIEULT Yves le dimanche 24 avril 2016

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" NEUMANN Daniel : ancien élève de l'école de l'air de la promotion 1937 "commandant Mezergues", tout jeune sous-lieutenant pilote, est affecté au groupe de reconnaissance 2/14 en mai 1940 avec lequel il aura le temps d'effectuer trois missions de guerre. Quitte la France dans les conditions déjà évoquées. Engagé dans les FAFL pour compter du 28 juin 1940 comme sous-lieutenant pilote observateur avec le matricule 30.615. Affecté en stage sur Spitfire en Operational Training Unit (n° 7 à Hawarden) du 27 juillet au 7 août 1940. Désigné pour servir en Afrique , embarque le 19 octobre. Affecté au détachement du Gabon-Moyen-Congo à Pointe-Noire. Muté à l'escadrille de bombardement n° 2 à Brazzaville en février 1941. Rejoint Takoredi en avril pour convoyage d'avion vers l'Egypte. Affecté ensuite successivement au 223 RAF Squadron puis 39 Squadron avant d'être muté au GB 1 Lorraine à sa création en septembre 1941 comme lieutenant. Tué en service aérien commandé le 22 octobre 1941. A titre posthume, sera décoré de la croix de chevalier de la Légion d'honneur, de la Croix de guerre avec citation à l'ordre de l'armée aérienne et de la médaille de la Résistance française. "

Yves MORIEULT

Laurent le mercredi 18 novembre 2009 - Demander un contact

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Evasions en juin 1940

Un grand bravo pour ce site qui est un véritable travail de bénédictin. En qualité de membre d’honneur et du comité historique de l’amicale des F.A.F.L., je voudrais apporter quelques informations supplémentaires concernant l’intervention signée - Steph - transmise par monsieur Laurent Laloup, le mardi 16 octobre 2007, car le détail des évasions recencées n’est pas correct. Voici ce qu’il en fut en réalité :

22 juin 1940 : décollage de Toulouse à destination de l’Angleterre, d’un bimoteur Caudron Goéland. Pilote : sergent Didier BEGUIN (+). Passagers : capitaine Raymond ROQUES (+), polytechnicien, accompagné de trois ou quatre sous-officiers réservistes observateurs élèves de l’école de l’air dont l’aspirant René CASPARIUS (+), l’aspirant Louis RICARD-CORDINGLEY (+) et l’aspirant Jacques SCHLOESING (+). Malgré mes recherches je n’ai pu identifier le quatrième sous-officier observateur au point que je doute parfois de son existence.

24 juin 1940 : décollage de Bergerac à destination de l’Angleterre, du bimoteur Potez 63-11 n° 838 du groupe de reconnaissance I/14. Equipage : pilote : sous-lieutenant Daniel NEUMANN (+), école de l’air, active, observateur : lieutenant André JACOB (+), polytechnicien puis séminariste et radio-mitrailleur : sergent Marcel MOREL.

25 juin 1940 : décollage de Toulouse de trois Dewoitine D520 du groupe de chasse III/7 avec aux commandes le sous-lieutenant André FEUILLERAT (+), l’adjudant Albert LITTOLF (+) et le sergent-chef Adonis MOULENES.

CHORON (+) et REILHAC (+) ont embarqué sur le cargo Apappa à Port-Vendres le 24 juin et SANDRé (+) est parti d’Oran à destination de Gibraltar le 28 juin, à bord d’un Glenn Martin 167, en compagnie de plusieurs camarades. Sa biographie dans « Aviateurs de la liberté » est malheureusement erronée en ce qui concerne son évasion. Voir la biographie de son camarade Guy BECQUART, tué le 19 juin 1941.
(+) : tués pendant la guerre.

Après leur arrivée en Angleterre :
JACOB, MOREL et ROQUES furent affectés en opération au 149 Bomber Squadron, du 15 juillet au 15 août 1940, unité avec laquelle ils effectuèrent chacun une demi-douzaine de missions de nuit sur l’Allemagne, en qualité de mitrailleur. Cf. mon article publié dans le numéro 20 de juin 2006 de la revue de la Fondation de la France libre.

FEUILLERAT et NEUMANN furent affectés avec quelques camarades officiers au 7 OTU à Hawarden du 27 juillet au 7 août 1940 pour un stage sur Spitfire.
LITTOLF et MOULENES furent mutés avec quelques camarades sous-officiers au 6 OTU à Sutton-Bridge, du 21 juillet au 10 août 1940.
CHORON rejoignit aussi le 6 OTU mais pour un stage qui commencera dans la deuxième quinzaine d’août.
BEGUIN, après un stage sur Hurricane à partir de la fin septembre 1940, encore au 6 OTU, est envoyé au 245 Squadron qu’il rejoint le 16 octobre. Il n’aura pas le temps de voler en opération pendant la fameuse Battle of Britain. Cf. mon article LES FRANÇAIS DANS LA BATAILLE D’ANGLETERRE in Aéro-Journal n° 48 - avril-mai 2006.

Je lis avec surprise que « Huit sur dix des Compagnons de la libération aviateurs le furent à titre posthume » Ces chiffres sont complètement fantaisistes et je me demande qui en est l’auteur ?
J’apporte depuis plusieurs années mon aide au conservateur du musée de l’Ordre de la libération pour modifier ou compléter les biographies des Compagnons de la libération appartenant aux FAFL. Je n’ai pas mes chiffres exacts sous la main mais, en gros, les FAFL furent environ 140 à être nommés Compagnon dont une soixantaine furent tués ou disparurent pendant la guerre. Parmi ceux-ci, seuls 37 furent nommés après leur mort, à titre posthume, ce qui n’est pas la même chose.
Bien cordialement et encore bravo, très sincèrement.
Yves MORIEULT
Metz, le 27 juillet 2009

Yves MORIEULT le lundi 27 juillet 2009

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"22.10.41 : Daniel NEUMANN né en 1917. Ecole de l’air promotion 1937, lieutenant pilote d’active. "

Yves MORIEULT, www.aerostories.org 

Laurent Laloup le mardi 26 mai 2009 - Demander un contact

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Source : Une légère fumée blanche qui monte doucement, de Robert H. Bimont

Laurent Laloup le mardi 16 octobre 2007 - Demander un contact

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"Quelques très belles pages sur les FAFL dans ce dernier livre de PH Clostermann. Et puis aussi quelques chiffres au milieu de ses belles phrases qui donnent froid dans le dos:
le 22 juin un Goeland décolle de Toulouse vers la Grande Bretagne avec 6 pilotes à bord:
Beguin aux commandes tué le 26 novembre 1944
le sous-lieutenant Ricard, tué le 26 janvier 1942
le capitaine Casparius, tué le 26 novembre 1942
le capitaine Roque, tué le 23 avril 1943
le commandant Schloesing, tué le 26 aout 1944
Ce même 22 juin, toujours à partir de Toulouse, trois dewoitine 520 partent vers Londres, pilotés par
le lieutenant Feuillerat, tué le 9 novembre 1940
le lieutenant Littof, tué le 16 juillet 1943 et
le lieutenant Reilhac, tué le 14 mars 1943.
Encore de Toulouse ce même 22 juin, deux potez 63, avec les lieutenants Neumann, tué le 22 octobre 1941; Jacob, tué le 8 novembre 1940; Choron, le 10 avril 1942 et Sandré le 9 décembre 1941. CE qui signifie que sur les 13 évadés de Toulouse, 12 n'ont pas vu le jour de la victoire.

Huit sur dix des Compagnons de la Libération aviateurs le furent à titre posthume.

Steph"

www.livresdeguerre.net 

Laurent Laloup le mardi 16 octobre 2007 - Demander un contact

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Dernière mise à jour le dimanche 24 avril 2016

 

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