Les Français Libres, de juin 1940 à juillet 1943

 
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Hervé Marie François Arnault de la Menardiere



Naissance : 21 avril 1924 - Brest (29)

Activité antérieure : étudiant / scolaire

Point de départ vers la France Libre : Metropole

Engagement dans la France Libre : Londres en juillet 1940

Affectation principale : Terre DFL - Moyen Orient / BM21

Grade atteint pendant la guerre : sous-lieutenant

Décès : 16 février 2004 -

Dossier administratif de résistant : GR 16 P 17871

Dans la liste d'Henri Ecochard V40 : ligne 27842

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Hervé Marie François Arnault de la Menardiere - son Livre d'or !
 

www.charles-de-gaulle.org 

Hervé de La Ménardière " Témoignage sur les circonstances de mon ralliement à la France libre, en Grande-Bretagne (juin-juillet 1940)
A la fin de l'année scolaire 1939-1940 passée en classe de Première A (latin-langue anglaise) dans un collège d'oratoriens replié en Normandie, près de Saint Lô, je me préparais aux épreuves du baccalauréat 1re partie. J'avais seize ans depuis le 21 avril.

Le 9 juin (ou le 10), le Père supérieur du collège nous annonça, en raison de l'avancée foudroyante des troupes allemandes, sa décision de nous renvoyer dans nos familles.

Après quelques jours de bicyclette et de train, je rejoignis Brest où se trouvait mon père, puis Camaret où ma mère et mes frères et soeurs (je suis l'aîné de huit) étaient arrivés plus rapidement que prévu, en raison des circonstances.

L'écrit du baccalauréat fixé initialement au 17 juin était reporté à une date ultérieure.

Mon grand-père paternel, résidant également à Brest, était persuadé que les Allemands allaient prendre tous les jeunes et insistait auprès de mon père pour que je quitte la France, au plus vite.

Le 18 juin, mon père vint me chercher à Camaret et sur le chemin de Brest, dans le taxi, un de mes oncles me recommanda — par carte de visite — à un des ses cousins qui dirigeait une école de pêche, au Canada, où je devais poursuivre mes études.

A peine arrivé à Brest, mon père qui était passé à la banque me remit, en plus de son chapeau de feutre et de son imperméable, deux billets de 5 000 francs et dix pièces en or de vingt dollars américains.
Il m'accompagna au port de commerce et me recommanda au commandant Constantin, responsable du paquebot Meknès, transformé en transport de troupes : à bord, avaient déjà pris place les unités du Corps expéditionnaire français, revenant de Norvège et partant en Angleterre pour poursuivre la lutte. Des ouvriers ou apprentis de l'arsenal, des étudiants et lycéens étaient aussi embarqués.

Après avoir embrassé ma mère et mes frères et soeurs quelques heures plus tôt, je me séparai de mon père, ne me doutant pas de tout ce qui m'arriverait pendant quatre ans et demi. Je ne devais en effet les revoir qu'en décembre 1944, à l'hôpital militaire du Val-de-Grâce, à la suite de graves blessures aux jambes, faites dans les Vosges le mois précédent.

Le Meknès quitta Brest le 18 au soir et ses passagers n'entendirent pas l'appel du général de Gaulle, à la Radio de Londres, le même jour, en fin d'après-midi (pour la grande majorité d'entre eux, comme pour la quasi-totalité des Français, le Général était un inconnu).

La traversée se déroula sans incident. Militaires et civils tuaient le temps de leur mieux : légionnaires et chasseurs alpins côtoyaient de jeunes Bretons appartenant à des milieux sociaux très différents.

Le 20 juin (ou le 21), dans la journée, le Meknès accosta à Southampton et ses passagers prirent place dans des trains qui devaient les conduire au centre de l'Angleterre, à Stoke-on-Trent, entre Birmingham et Manchester, puis en camions, à Tfentham Park, dans un camp planté de tentes pour leur hébergement. Tous les jeunes civils étaient groupés par 10 (ou 12) et encadrés par des gradés de chasseurs alpins : j'ai ainsi eu la chance de faire partie du groupe du caporal Jean Holley, Brestois d'origine, que j'avais connu, auparavant, dans la 1re troupe scoute de Brest.

C'est à Trentham que le général de Gaulle prit contact le 29 juin avec son camarade de promotion le général Béthouart, ancien commandant du Corps expéditionnaire en Norvège, responsable de tous les militaires et civils regroupés dans ce camp. A la suite de ces entretiens, un choix s'imposait à chacun : ralliement au général de Gaulle et engagement dans les Forces françaises libres ou retour en France. Nombreux furent les militaires qui, suivant le général Béthouart, optèrent pour la seconde solution. Tous les autres, légionnaires sous les ordres du colonel Magrin-Verneret (qui deviendra Monclar) et chasseurs alpins suivant le chef de bataillon Hucher, ainsi qu'une très grande proportion des civils embarqués le 18 à Brest, faisant acte de volontariat, étaient transportés le 16r juillet à Londres et regroupés à l'Olympia Empire Hall pendant quelques jours.

Le 7 juillet, le général de Gaulle venait rendre visite à ses ralliés qui signaient leur engagement, à compter du 1er juillet dans la France libre, pour la durée de la guerre.

Le bataillon de Chasseurs, composé de chasseurs alpins et des jeunes civils tout juste incorporés, habillés et équipés, était installé le 9 juillet à Aldershot {30 à 40 km au Sud-Ouest de Londres) dans le camp de Delville et hébergé dans des barraques semi-sphériques, en tôle ondulée. Le bataillon de la légion, lui, était dans le camp voisin de Morval.

En très peu de temps, les jeunes volontaires apprirent les rudiments du service intérieur, le pas cadencé, le maniement des armes, le démontage et le remontage du fusil individuel ou du fusil-mitrailleur.

Je faisais partie de la 4e section (lieutenant Dureau) au sein de la 1fe compagnie (capitaine Lalande) et le 14 juillet, à Londres, lors de la revue des petits détachements Air, Terre et Mer par le général de Gaulle, et du défilé de Whitehall à la statue du maréchal Foch, je portais le fusil-mitrailleur de mon groupe et je me souviens de l'enthousiasme de la population sur notre passage : des personnes âgées essayaient de rompre les cordons de police pour toucher les petits Français qui continuaient la lutte aux côtés des Britanniques.

* * *

Trois mois plus tard, avec quelques camarades de mon âge, j'étais convoqué par le capitaine Lalande qui nous apprenait la décision du commandement de nous envoyer au « Prytanée » de la France libre pour devenir un jour officiers. Nous étions trop jeunes pour partir nous battre en Afrique avec le bataillon. "

laurent le mardi 14 juillet 2009 - Demander un contact


André Casalis : Cadets de la France Libre - Louis Le Roux 1923-1951

" Trop jeune pour rejoindre l'Armée de terre aux yeux de la loi britannique, le groupe est dirigé sur le pays de Galles où il passe l'été dans un camp de style scout. Ils ont un chef remarquable, le capitaine Lescure.
Arrive l'automne et ses frimas. Ils sont alors installés dans un cantonnement vaguement militaire dans le Surrey. Au passage, Louis et quelques-uns de ses camarades passent les épreuves du baccalauréat à Londres, sous les bombes nazies. Il faudra attendre la fin de l'année, la seconde inspection du Général de Gaulle et l'arrivée d'un nouveau chef non moins remarquable, André Beaudouin, pour que le projet d'une École de cadres se matérialise. Louis, Jean Briand et moi même faisons partie de la lle section d'instruction de ceux que l'on connaîtra désormais comme « les Cadets de la France Libre ».
Nous nous retrouvons, avec une cinquantaine d'autres jeunes Français, à Malvern, dans le Surrey, hôtes du collège de cette ville jusqu'en novembre 1941. L'instruction militaire et la « pompe » ont alors atteint un niveau suffisant pour que le Général, lors de sa troisième inspection, décide que cette École naissante formera désormais des chefs de section. Elle verra dès lors de nouveaux officiers, dont une majorité d'anciens saint-cyriens, prendre en mains l'instruction militaire.
Louis et ses vingt-six camarades - eh oui ! nous n'étions guère nombreux - présentent le concours de sortie pendant les premiers jours de mai 1942. Il est reçu dans un bon rang, nommé aspirant et choisit de servir en théâtre d'opérations extérieures. C'est la seule option offerte qui nous rapproche d'éventuels combats. Les Japonais, en effet, se rapprochent dangereusement de la Nouvelle-Calédonie. Louis quitte la Grande-Bretagne le 19 juin en compagnie de Gérard de Carville, Jacques Duchêne, Hervé de La Ménardière et moi même. Jean Briand suivra plus tard. Notre temps d'exil a duré ici presque deux ans : il n'a pas été trop court pour estomper la honte de l'armistice de 1940 dans notre esprit et nous donner la fierté de servir à un poste de responsabilité."

Laurent le dimanche 05 juillet 2009 - Demander un contact


Herve Arnaud de la Menardiere ?

Hervé de La MENARDIERE (1924†2004)

www.dusordet.com 

Laurent Laloup le dimanche 01 mars 2009 - Demander un contact

Réponse :

Date de décès : 16/02/2004


ESPOIR N°124. La 1ère D.F.L.

Debarquement de Provence (Jean d'Escrienne):

"Deux ou trois jours après, arriva l'heure de l'embarquement. Mais nous dûmes, le Commandant et moi, embarquer une journée plus tôt, et ce ne fut pas trop pour répartir à bord du navire les locaux destinés à chaque unité, pour son personnel et son matériel. Bien entendu, je choisis les meilleurs emplacements pour la Compagnie, pour moi, une des cabines qui me plaisaient le mieux, où je réservai la seconde couchette à mon vieux copain Hervé de La Menardière."

Laurent Laloup le dimanche 01 mars 2009 - Demander un contact


Source : Les Cadets de la France libre de E. Bergot



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Laurent Laloup le vendredi 27 avril 2007 - Demander un contact

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Dernière mise à jour le mardi 14 juillet 2009

 

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