René Isidore Decock - Les Français Libres

Les Français Libres, de juin 1940 à juillet 1943

 
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René Isidore Decock



Naissance : 6 décembre 1907 - Hillgen, Belgique

Activité antérieure : militaire

Point de départ vers la France Libre : Moyen Orient

Engagement dans la France Libre : Syrie en juillet 1941

Affectation principale : Terre DFL - Moyen Orient / 13 DBLE

BLE

A participé à la bataille de Bir Hakeim

Grade atteint pendant la guerre et spécialité : caporal

Dossier administratif de résistant : GR 16 P 163632

Dans la liste de Bir Hakeim : ligne 2029

Dans la liste d'Henri Ecochard V40 : ligne 14037


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Sacrée drôle de Guerre, de Pierre Bourgoin  (Sous le pseudonyme de Saint-Roc) :

"ambulance chirurgicale légère 23 SEPTEMBRE 1944.

Le sommet du plateau d'Onàns fut enlevé dans l'après-midi. On a retrouvé les corps de Stànguenec et de Degraeve. Stanguenèc a pris une rafale dans le foie. Les balles brisèrent contre lui la crosse de sa mitraillette. Degraeve fut frappé eh plein front, à quatre mè­tres de moi, d'après les traces. Je comprends maintenant pour­quoi le char tirait trop haut. Degraeve, le grand Flamand, ne reverra plus jamais Bruxelles. Stànguenec ne pourra retrouver sa Bretagne..
D'après les connaisseurs notre tentative fut payante. Nous avons raté le char, mais lui s'est dégonflé. Au lieu de foncer, de bouleverser les compagnies, il est resté derrière ses buissons, puis changea de secteur.
Degraeve était bon camarade, violent, irritable, mais sensible, affectueux et loyal. Stranguenec avait du cran. Ce Bre­ton prit l'habitude de s'alcooliser consciencieusement sous tou­tes les latitudes. Cette persévérance lui valut en Tunisie un avertissement sérieux. Quelque chose comme un début de delirium tremens. Le Capitaine se garda bien d'avertir le toubib. Tout s'est passé entre copains. Une cure forcée calma, puis désintoxiqua le pauvre vieux. Durant la période de dépression qui suivit, l'officier fit le point sans grandes phrases: « Mon gars, il faut savoir ce que tu veux, mourir de cyrrhose ou ren­trer en France en tuant des Boches. Réfléchis... » Depuis Stàn­guenec ne buvait que de l'eau.
Un autre caporal est tué, Decocq, un Wallon celui-là. Il voulut venir nous chercher, une balle lui traversa le crâne. Un autre est blessé."

Laurent Laloup le lundi 23 février 2009 - Demander un contact

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Dernière mise à jour le lundi 23 février 2009

 

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