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| Jacques Jean Marie François Xavier Baranger | |
Naissance : 18 février 1919 - Nantes (44)
Activité antérieure : étudiant / scolaire
Point de départ vers la France Libre : Metropole
Engagement dans la France Libre : Londres en juillet 1940
Affectation principale : FAFL / parachutistes
Grade atteint pendant la guerre et spécialité : caporal
Décès à 93 ans - 26 juin 2012 - Nantes
Dossier administratif de résistant : GR 16 P 30966
Dans la liste d'Henri Ecochard V40 : ligne 3225 |
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Jacques Jean Marie François Xavier Baranger - son Livre ouvert ! Extrait du récit de Jean Michaux, à Camberley "Ensuite nous avons été envoyés à Camberley. Les douches se trouvaient dans un bâtiment spécial et elles n’étaient pas en nombre suffisant, c’est pourquoi elles étaient sévèrement règlementées. Nous y allions les uns après les autres, selon notre nationalité. Les Français à certaines heures, puis, les Canadiens, puis les Anglais, etc… Évidemment, ceux qui parlaient anglais et français étaient favorisés car ils pouvaient resquiller et se glisser plus facilement dans un groupe de langue anglaise.
Un nommé Baranger qui était professeur et parlait quatre ou cinq langues, réussissait toujours à se faufiler dans n’importe quel groupe. Je me rappellerai toujours son toupet.
Je le revois également, un autre jour, avec son casque et son masque à gaz, lors d’une manœuvre à « l’école à feu » précisément dans le champ de tir. Il regardait une voiture anglaise arrêtée. C’était celle du Général de Gaulle, en visite dans notre camp, accompagné du roi d’Angleterre et de son aide de camp. Le général observait les cibles qui se trouvaient au loin, à un ou deux kilomètres de là. Soudain, il monta dans sa voiture, prit le volant, démarra, puis cala.
« Autant pour les crosses, mon général ! » déclara Baranger. Le général se tourna vers lui, le regarda avec un petit sourire, puis redémarra."
Lors du maniements des armes, si certains soldats faisaient une mauvaise manœuvre et devaient recommencer, la remarque usuelle était : « Autant pour les crosses ! »
Extrait du récit de Jean Michaux :  R.Michaux le vendredi 29 septembre 2023 - Demander un contact Recherche sur cette contribution | |
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" Jacques Baranger : il se souvient de 1940
En 1940, Jacques fêtait justement ses 21 ans, l'âge de la majorité. La France étant entrée en guerre, il devait être mobilisé et rejoindre les troupes françaises. Mais la défaite étant là, il n'a pas hésité à rejoindre les premiers résistants en Angleterre.
"En 1940, j'avais 21 ans et j'habitais Nantes. Je préparais une licence de sciences sur la dérive des continents, un sujet qui me passionnait... Mais la guerre a tout chamboulé.
Dans ma famille, on était très patriote : mon grand-père avait fait la guerre de 1870 et un de mes oncles était militaire. Alors au printemps 40, quand on commencé à voir que ça n'allait pas très bien pour la France, comme j'avais fait ma préparation militaire, on se disait avec mes amis que si les Allemands arrivaient à Nantes, on se replierait vers le sud !
"Accepter la défaite était inimaginable"
Normalement, j'aurais dû être mobilisé dans l'armée mais j'ai eu une pleurésie, et mon incorporation avait été retardée à août 1940. Et voilà que le 15 juin 40, j'ai été convoqué par l'armée pour passer une visite médicale à Brest, dans l'aviation. J'allais rentrer à Nantes, quand on a appris que les Allemands étaient déjà arrivés en Bretagne à Landerneau, et que toute l'armée était démobilisée !
Alors j'ai décidé de ne pas rentrer à Nantes. Pour moi, c'était inimaginable que l'Allemagne occupe comme cela la France ! Je n'ai pas entendu l'appel du général de Gaulle le 18 juin, mais j'ai entendu dire que des jeunes Bretons partaient pour l'Angleterre et le 19 juin, j'ai cherché à embarquer.
"On est partis en Angleterre sur un chalutier"
"On nous a dit que des bateaux de pêche embarquaient des jeunes Bretons au Conquet, un petit port à 20 km de Brest. Je suis parti à pied, j'ai fait de l'auto-stop et j'ai utilisé tous les moyens de transport possibles ! Arrivé au Conquet, il y avait un gradé de la Marine qui m'a demandé si j'étais militaire. "On prend les militaires en premier, les civils après", disait-il. Comme j'étais encore civil, il ne voulait pas me prendre, mais finalement, j'ai insisté, j'ai montré mes papiers d'incorporation et il a accepté.
On est parti le soir sur un chalutier, il faisait très beau. On n'allait pas vite, on a navigué toute la nuit, et quand j'ai demandé pourquoi c'était si long on m'a dit que la passe d'Ouessant était minée. On a alors regroupé tous les militaires sur des bateaux, et les civils sur d'autres soi-disant plus confortables. Nous avons fait escale à Ouessant et là-bas on nous a accueilli en nous disant : "vous êtes trop nombreux, on n'a plus de pain à vous donner, mais on a des langoustes !"
'Le 14 juillet 40, nous avons défilé en civil dans les rues de Londres'
On est repartis et on a débarqué à Plymouth en Angleterre, où la Croix-Rouge nous a accueillis et nous a donné à manger. On était affamés parce que les langoustes, c'est bon mais pas très nourrissant ! On nous a aussi obligés à envoyer un message à nos parents pour dire qu'on était sains et saufs.
Ensuite, on nous a conduits à Londres, puis nous avons pris un bus à impériale pour aller dans un "camp de concentration" où les Anglais ont vérifié qu'on n'était pas de la 5ème colonne. Un délégué de l'ambassade de France est venu nous voir de la part du maréchal Pétain pour nous dire qu'il fallait cesser le combat et puis 8 jours plus tard, un jeune lieutenant est venu de la part du général de Gaulle pour nous dire qu'il regroupait ceux qui voulaient se battre. C'est là que j'ai entendu parler de l'appel du 18 juin...
Vers le 30 juin, on nous a regroupés dans l'Empire hall, un lieu très grand, très inconfortable, mais on était toujours civils ! Et le 14 juillet 40, on a quand même fait un défilé dans les rues de Londres, en civil mais avec de petits insignes bleu-blanc-rouge... Puis on nous a envoyé en camp d'entraînement militaire au sud de Londres. Là je n'ai pas pu rejoindre l'aviation car l'Angleterre avait réquisitionné tous les avions. Alors j'ai choisi d'être parachutiste et l'on m'a entrainé pour un débarquement sur la France, au cas où les Allemands arrivent en Grande Bretagne"....
Jacques Baranger est resté en Angleterre jusqu'en 1942, puis a été envoyé en Afrique où il a participé aux combats en Libye, en Afrique de l'Ouest et en Egypte. Il a été renvoyé en Angleterre pour faire le débarquement : il débarque en Normandie en juillet 44, et retrouvera sa famille quelques mois plus tard. Le 18 juin 2010, à 91 ans, il a pu assister à la cérémonie anniversaire de l'Appel du 18 juin à Nantes."
4 Juin 2019
Témoignage recueilli par Michèle Longour
Laurent Laloup le mercredi 19 avril 2023 - Demander un contact Recherche sur cette contribution | |
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Nom : BARANGER
Prénom : Jacques Jean Marie Francois Xavier
Sexe : M
Jour de naissance : 18
Mois de naissance : 02
Année de naissance : 1919
Code insee naissance : 44109
Commune de naissance : Nantes
Pays de naissance : FRANCE
Jour de décès : 26
Mois de décès : 06
Année de décès : 2012
Code insee deces : 44109
Commune de décès : Nantes
Pays de décès : FRANCE
Fichiers des personnes décédées établi par l'INSEE
Avis d'obsèques
Nantes, Billiers
Mme Jacques Baranger, ses enfants, Béatrice, Gilles, Luc et leur conjoint;
ses onze petits-enfants;
ses trois arrière-petits-enfants ainsi que toute la famille vous font part du décès de
Monsieur Jacques BARANGER
ancien FFL SAS
La cérémonie religieuse sera célébrée vendredi 29 juin 2012, à 16 heures, en l'église Notre-Dame de Toutes-Joies, 1 rue Alexandre Dumas à Nantes.
Avis paru le 28 juin 2012, Loire-Atlantique (44), Morbihan (56)
Geneanet
Localisation
Cimetière de la Bouteillerie
Nantes (Loire-Atlantique, France) 
Laurent Laloup le samedi 08 janvier 2022 - Demander un contact Recherche sur cette contribution | |
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Jacques Jean Marie François Xavier BARANGER
Né le 18 février 1919 - Nantes, 44000, Loire-Atlantique, Pays de la Loire, FRANCE
Décédé le 26 juin 2012 - Nantes, 44000, Loire-Atlantique, Pays de la Loire, FRANCE, à l'âge de 93 ans
Laurent Laloup le vendredi 13 septembre 2019 - Demander un contact Recherche sur cette contribution | |
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Jacques Baranger "Né le 18 février 1919 à Nantes
Rallie les FFL en juillet 1940 à Londres N° FAFL 31688
Breveté à Ringway brevet n° 417
La guerre
Au commencement
Formation à Exbury 15 mai 1941-16 juillet 1941
Opérations au Moyen-Orient
Kabrit 2 janvier 1942-27 decembre 1942
transféré de G.B. vers Kabrit novembre 1942
Mission en Tunisie 27 decembre 1942-7 fevrier 1943
Peloton du S/Lt Legrand
Regroupement en Grande-Bretagne
Camberley
Août 1943
Caporal 8 aout 1943
transféré vers une autre unité (MMLA) "
www.lerot.org/FFLSAS/ 
Parachutistes S.A.S de la France Libre 1940 - 1945
Special Air Service 1st SAS - 3rd SAS - 4th SAS
Chasseurs Parachutistes 1ère CCP - 2ème RCP - 3ème RCP
de David Portier Laurent Laloup le dimanche 02 novembre 2008 - Demander un contact Recherche sur cette contribution | |
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