Les Français Libres, de juin 1940 à juillet 1943

 
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Maurice Moïse Adrey



Naissance : 16 aout 1899 - Oran, Algérie

Activité antérieure : liberal / cadre

Point de départ vers la France Libre : Metropole

Engagement dans la France Libre : Londres en décembre 1942

Affectation principale : Terre Leclerc - Afrique /

Grade atteint pendant la guerre : sergent

Décès : 30 avril 1950 - Paris 14e

Dossier administratif de résistant : GR 16 P 3434

Dans la liste d'Henri Ecochard V40 : ligne 483

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Maurice Moïse Adrey - son Livre d'or !
 

Bonjour,
Je m'intéresse depuis quelques années déjà aux peintres de la villa Abd el Tif. J'ai surtout acheté des tableaux d'Etienne Bouchaud, un de son frère Jean, un autre de JD Bascoulès, une gouache de P Pruvost et dernièrement Sur le banc devant la baie d'Oran de Maurice Adrey. Je suis à la recherche de toute information concernant ces peintres notamment pour dater les tableaux que je possède et les resituer dans l'oeuvre des artistes. A cet égard les informations de votre site sur Adrey me sont évidemment très précieuses. Voici une photo et la description de cette oeuvre si vous pouvez m'aider. Bien à vous, JC Prévost
"Huile sur toile signée en bas à droite 32 x 40,5 cm"



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jean-charles PREVOST le dimanche 25 novembre 2018 - Demander un contact


Je suis la petite fille d’Armand Assus, celui-ci m’avait souvent parlé de son ami Adrey, notamment lors de leur atelier commun à Paris qui avait brûlé ce qui avait beaucoup affecté Adrey mais Assus en riait. Cela s’est passé bien avant la deuxième guerre mondiale et je n’ai pas connu la suite à savoir les actes héroïques de ce grand peintre, son décès et les circonstances que je connais à peine avaient beaucoup affecté mon grand-père.
Bien à vous
Francoise Assus Juttner



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Assus juttner le samedi 03 novembre 2018 - Demander un contact


Hommage

Mon grand père, Armand Assus était lié à Adrey d'une manière forte puisque j'étais une petite fille et tenait à me parlait de lui, il me conta l'épisode de l'incendie de leur atelier à Montparnasse , toute une double collection partie en fumée , mon grand père en riait mais je retenais du propos qu'Adrey en était désespéré, il est vrai que celui ci fut un des très grands peintres de l'école d'Alger, celle qui, transversale, unissait dans les mêmes lieux, littérature, peinture, théâtre et journalisme , ces peintres voulaient mettre leur art au service d'un message de modernité par rupture avec l'orientalisme empreint de colonialisme, et cette implication les a éloignés de toute tentative non figurative, ils avaient trop à faire avec des sujets dont la carté ne devait pas être ambiguë, peindre des décors où les personnages sont dans l'égalité de posture , des paysages ou des scènes à l'image d'un monde en marche comme ce couple qui danse au Padovani, ils ne pouvaient se permettre de rejoindre Picasso, dont le guernica avait une évidence impossible dans cette Algérie pétainiste aucune abstraction aucune dérision, aucune évasion n'aurait été recue comme le fut la Paloma, en France, et effectivement il y a de quoi en être désespéré, voilà selon moi le choc dont Adrey fut le témoin et l'acteur, Adrey, ce peintre immense .

Assus Juttner le samedi 18 juillet 2015 - Demander un contact


"Je revois sur ce parvis un ami, alors bien plus âgé que moi. Il était peintre, juif, oranais. Il avait 40 ans. C'était le plus vieil engagé de la division. Le chef de notre bataillon admirait son talent de dessinateur. Il l'avait chargé de faire, sous forme de croquis, un journal de campagne. Il s'appelait Maurice Adrey, et ses œuvres viennent d'être exposées à Lourmarin, auprès des œuvres de tous les peintres amis de Camus. Il ressemblait à Charlie Chaplin. Non à Charlot, mais à Charlie. Il était discret, méfiant, agile, et il bafouillait plutôt qu'il parlait. Devant Notre-Dame, il paraissait assommé par tant de souveraineté, fasciné par tant de rayonnement. Mais soudain, il a trouvé en lui des trésors d'éloquence pour me dire qu'on voyait bien ici que la force qui dominait les peuples n'était pas celle de la religion mais celle de l'art. Ce qui le frappait, c'était la présence de républicains espagnols qui, chez eux, pendant la guerre civile, avaient sans doute participé à la destruction de quelques églises. Adrey me disait: «Tu verras, tu ne vivras rien d'autre de supérieur.» C'était sa nature de refuser les déclins. Cinq ans après, il s'est suicidé après avoir passé des journées entières à contempler les œuvres de Picasso. On ne pouvait peindre, selon lui, après le géant catalan. Or il était peintre."

Jean Daniel
Le Nouvel Observateur 

Laurent Laloup le mardi 03 juin 2008 - Demander un contact


QUAND VICHY INTERNAIT SES SOLDATS JUIFS D'ALGÉRIE - Bedeau, sud oranais, 1941-1943, Norbert Belange :

Laurent Laloup le mardi 03 juin 2008 - Demander un contact


Maurice ADREY (1899-1950) : Il étudie à l'école des Beaux-Arts d'Oran et d'Alger puis s'installe à Paris en 1918. Il revient à Oran en 1926 et y exécute des portraits, des paysages et des natures mortes. Il reçoit le grand prix artistique de l'Algérie en 1939. Il se suicide en 1950.

Source : 



Poême de Jean Paul de Dadelsen (lui-même soldat de l'armée de la Libération) dédié à Maurice Adrey
(Ainsi qu'à Alain de Kérillis (Richard Skinner) "Richard de K.dit s., soldat, médecin" ) 

Aux ombres

parfois penchées sur notre épaule
(ironiques ou encore sévères)

et notamment à
Maurice Adrey, soldat, peintre
Louis B., soldat
Richard de K.dit s., soldat, médecin
Jean Labril, soldat, musicien
Jean-Marie L., soldat

Invocation Liminaire

Ils ont habité avec nous dans la gueule de la baleine.
La baleine les a crachés sur l'autre rivage :
Les timides.
Les gauchers.
Celui qui était albinos et bègue.
Les myopes. Les méfiants, les malins.
Et ce grand garçon qui avait toujours soif,
toujours sommeil.

Regardent-ils parfois par-dessus notre épaule ?
Depuis qu'ils sont partis, nous n'avons vu personne.
Sommes-nous aveugles ? Ou bien
"spiritisme, religions de nègres", écrit,
dans quelque périodique exquis, un Révérend Père.
Pourtant,
s'ils regardaient, parfois, par-dessus notre épaule ?

Ou bien quittant le rivage de la mer intermédiaire,
se sont-ils avancés depuis longtemps
dans l'intérieur des terres spirituelles ?
Le sorcier noir sait appeler, sait, quand elles voudraient
s'en aller, retenir, ramener les ombres, les âmes.
Qui de nous saurait appeler
saurait ramener
l'ombre de John,
de Bernard,
de Maurice ?

Jean-Paul de Dadelsen, Aux ombres, in Jonas, Jonas, suivi de Les ponts de Budapest et autres poèmes, Poésie/Gallimard, n°405, 2005, p. 87 et 88

poezibao.typepad.com 

Laurent Laloup le mercredi 04 juillet 2007 - Demander un contact

Réponse :

GR 16 P 164211 | DE DADELSEN ( Jean ) | 0000-00-00 | | | |
GR 16 P 164212 | DE DADELSEN ( Jean Paul ) | 1913-08-20 | Strasbourg | Bas-Rhin | FRANCE pas d'homologation

Dernière mise à jour le dimanche 25 novembre 2018

 

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