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"...BARBÉ Roger, Pierre, Auguste
Né le 30 juillet 1920 à Saint-Glen (Côtes-du-Nord ; Côtes d’Armor), fusillé le 4 octobre 1941 à Rennes (Ille-et-Vilaine( ; militaire de carrière ; résistant, membre du réseau CND Castille. Son père Albert, Jean, Marie Barbé, bourrelier, épousa Augustine, Marie, Françoise Coûté, ménagère. Enfant de troupe de l’École Nationale d’Autun (Saône-et-Loire), Roger Barbé fut affecté au 32e régiment d’artillerie divisionnaire (RAD) à Vincennes (Seine ; Val-de-Marne). Fait prisonnier, il s’évada et revint à Lannion le 15 juillet 1940, habitant rue de Tréguier avec sa mère qui travaillait à la Poste de Lannion (Côtes-du-Nord ; Côtes d’Armor). Dès son retour il constitua avec Maurice Robert, un autre évadé, le premier groupe de Résistance connu dans la région de Lannion sous le nom du groupe Roger Barbé – Maurice Robert. Ce groupe d’une dizaine. de personnes, en liaison avec le réseau Confrérie Notre-Dame Castille en cours de formation à l’automne 1940, avait réussi à embaucher un certain nombre de ses membres au camp d’aviation de Servel-en-Lannion occupé par l’armée allemande. Les 28 et 29 décembre 1940, sur dénonciation, le groupe entier fut arrêté. Madame Augustine Le Nair chez qui se tinrent les réunions du groupe, à Ploulec’h (Côtes-du-Nord ; Côtes d’Armor), hébergeait le prisonnier de guerre évadé Maurice Robert. Le dimanche 29 décembre 1940 à 21h, Roger Barbé fut arrêté au lieu-dit Pen-ar-Stang en Buhulien (Côtes-du-Nord) près de Lannion chez Monsieur Tanguy où il assistait à une soirée de noces. Lors de l’interrogatoire à Lannion le capitaine allemand Hermann dit aux membres du groupe : « vous avez joué la carte anglaise et vous avez perdu. Nous vous estimons, soyez beaux joueurs. Quant à Levavasseur et Dubourg, nous nous en servons sans les estimer. Ils ont touché 100 000 franc pour l’opération. Le 30 décembre à 8h du matin, le groupe, transféré en camion, fut incarcéré à la maison d’arrêt de Pontaniou à Brest (Finistère), à l’intérieur de l’arsenal de la base marine, appelée également bâtiment de la Madeleine. Roger Barbé fut transporté seul dans une voiture, encadré par trois Allemands. Le 17 mars 1941 les membres du groupe furent transférés à la prison du Bouguen à Brest. Le 12 avril 1941 ils furent jugés devant la cour martiale de la Luftwaffe, siégeant à l’Hôtel du commerce de Brest. ,Roger Barbé, Jean Jolivet, Lucien Brout, Eugène Le Bell, Pierre Le Roux et Hyacinthe Thétiot furent condamnés à la peine de mort pour espionnage et complot gaulliste. François Querrec et Madame Le Nair furent condamnés aux travaux forcés. ..."
Photo de Roger Barbé 

Laurent Laloup le lundi 27 août 2018 - Demander un contact La page d'origine de cette contribution Recherche sur cette contribution Réponse : Je lis aussi "Deux jours plus tard, les six autres condamnés à mort apprirent que leur peine avait été commuée en Internement à perpétuité. Le 9 octobre 1941, ils furent transférés à la prison de Fresnes (Seine ; Val-de-Marne). Puis le 16 octobre 1941, ils furent incarcérés en Allemagne en forteresse dans des maisons de réclusion à Rheinbach, près de Bonn et à Siegburg. Maurice Robert fut jugé et condamné à la peine de mort puis fusillé au Mont-Valérien à Suresnes le 22 décembre 1941"
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