Les Français Libres, de juin 1940 à juillet 1943

 
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Roger Acher



Naissance : 10 décembre 1923 - Heliopolis, Egypte

Activité antérieure : étudiant / scolaire

Point de départ vers la France Libre : Nord Afrique

Engagement dans la France Libre : Tunisie en mai 1943

Affectation principale : Terre Leclerc - Afrique /

Grade atteint pendant la guerre : caporal

Décès : 15 juin 2020 - Paris 15e

Dossier administratif de résistant : GR 16 P 2387

Dans la liste d'Henri Ecochard V40 : ligne 356

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Nom : ACHER
Prénom : Roger
Sexe : M
Jour de naissance : 00
Mois de naissance : 12
Année de naissance : 1923
Code insee naissance : 99301
Commune de naissance : Heliopolis
Pays de naissance : EGYPTE
Jour de décès : 15
Mois de décès : 06
Année de décès : 2020
Code insee deces : 75115
Commune de décès : Paris 15e Arrondissement
Pays de décès : FRANCE

Fichiers des personnes décédées établi par l'INSEE

Laurent Laloup le mardi 13 avril 2021 - Demander un contact


Mon oncle Roger Acher en Alsace, mi décembre 1944

Photo du canon automoteur Neptune et son équipage, 33eme Batterie, XI/64 RADB, 2eme DB, vers le 15 décembre 1944, sud de Strasbourg (region de Benfeld). Roger Acher se trouve au 2eme rang, en hauteur, à gauche. Collection privée R. Acher.

Francine Acher le jeudi 25 juin 2020 - Demander un contact


Parcours de mon oncle Roger Acher au sein de la 2eme DB

Mon oncle Roger Acher est décédé le 15 Juin 2020, à Paris. Il a été enterré au caveau familial du cimetière de Contes (Alpes Maritimes) le 19 juin 2020, en présence du Drapeau de l'Association de la France Libre de Nice, et de son Président, M. Morissee.

Ce qui suit est transcrit de son témoignage oral et des documents conservés.

Roger Acher, 20 ans, habitant de l'arrière pays niçois, était étudiant à l’Ecole Coloniale d'Agriculture de Tunis (ECAT) lorsque Tunis fut libéré, le 7 mai 1943 par les anglais de Montgomery et la Force L du Général Leclerc.
Roger et trois camarades de l'ECAT s'engagèrent immédiatement, le 15 mai 1943, dans la Force L. Roger rejoignit le 3eme RAC, un des régiments d'artillerie Français Libres de la Force L. Après deux mois d'entrainement en Libye, Roger rejoignit, fin aout 1944, le Maroc, et fut versé au XI/64 RADB, une des trois régiments d'artillerie de la 2DB, et fut affecté à la 33eme batterie. Il fit toute la guerre comme pointeur du canon automoteur Neptune.
L'entrainement dans la forêt de Temara (Maroc) lui permit de gagner le titre de meilleur pointeur de son Régiment. Il participa ensuite à toutes les batailles de la 2eme DB : débarquement à Utah Beach, combats de Normandie (notamment à Argentan, où sa pièce tira sans discontinuer pendant 3 jours et 2 nuits), Libération de Paris (Roger participa au dur combat d'Antony / Croix de Berny : il se porta volontaire pour prendre d'assaut à la grenade une tranchée allemande à Antony, opération au cours de laquelle son camarade le Brigadier marocain Mohammed Driss fut tué, comme le rappelle une plaque à son nom qui se trouve dans le cimetière d'Antony), combats de Lorraine (Chatel, Nomexy, prise de Baccarat), puis campagne d'Alsace, avec les durs combats dans la neige au sud de Strasbourg pour contenir la poussée allemande de l'offensive Nordwind mi décembre 1944, puis réduction de la poche de Colmar). Roger Acher participa à la campagne d'Allemagne et entra dans Berchtesgaden avec sa batterie le 5 mai 1945. Sa pièce, le Neptune, tira les derniers obus de la 2eme DB de la deuxieme guerre mondiale dans la vallée d'Inzel, le 4 mai 1945. Roger défila sur les Champs Élysées sur le Neptune le 14 juillet 1945. Après la guerre, Roger reprit ses études et fit une brillante carrière de chercheur et d'universitaire dans le domaine de la biochimie.

Les parents de Roger Acher ont été arrêtés par la Gestapo à leur domicile de Contes, sur dénonciation du voisinage, le 15 septembre 1943, une semaine après l'occupation de Nice par les Allemands. Ils furent déportés et assassinés à Auschwitz en octobre 1943 (convoi 60). Son frère Gilbert fut sauvé de la déportation par une niçoise, Mme Simone Zazzeri, et des réseaux de résistance, ainsi qu'il est présenté plus bas.

Photo jointe : le Neptune dans la plaine bavaroise sur la route de Berchtesgaden (début mai 1945, Roger à gauche).



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Francine Acher le mercredi 24 juin 2020 - Demander un contact


" L'histoire
Simone Zazzeri habitait Nice (Alpes Maritimes) et était gérante de meublés. De ce fait, elle fit la connaissance en 1929 de la famille Acher, des Juifs originaires de Turquie. Les deux familles s’étaient particulièrement liées et Simone devint la « marraine » des deux fils Acher. En 1942, Roger, l’aîné, partit à Tunis pour étudier à l’École Coloniale d’Agriculture, et, de là, il s’engagea dans les forces de la France Libre. Ses parents et son frère Gilbert, 21 ans, restèrent à Nice. Le 8 septembre 1943, Gilbert fut hospitalisé pour soigner une infection. Le lendemain, les forces allemandes envahirent la ville et arrêtèrent ses parents qui périrent en déportation. Le 17 de ce mois, deux policiers vinrent chercher Gilbert sur son lit de malade, pour le remettre aux mains des Allemands. Il réussit à leur échapper et trouva refuge chez Simone Zazzeri. Elle s’empressa de lui trouver les moyens de quitter la ville, devenue un vrai piège pour les Juifs. En 24 heures, par l’intermédiaire d’une amie employée des postes, Simone prit contact avec un grossiste en fruits et en légumes qui devait faire une livraison à Grasse et accepta de le transporter, caché parmi les caisses de marchandises, en pleine nuit et à travers les postes de garde allemands. Là, Gilbert s’adressa à une hôtellière qui lui avait été recommandée et l’hébergea pour la nuit. Ensuite, le pasteur Monod* qui dirigeait un réseau de sauvetage l’orienta vers divers emplois, dont celui de garçon de ferme. Il gagne ensuite un maquis où il combattit jusqu’à la Libération. Pendant cette période, Simone Zazzeri maintint le contact avec Gilbert et lui assura son aide morale et matérielle. Les deux familles restèrent liées jusqu’à ce jour.

Le 18 avril 2000, Yad Vashem a décerné à Simone Zazzeri le titre de Juste parmi les Nations."

yadvashem-france.org 

Laurent Laloup le vendredi 16 février 2018 - Demander un contact


« Le nom des Zazzeri s'illumine aujourd'hui », s'est réjoui le petits-fils de Simone Zazzeri, Georges (à gauche) qui présente ici, en compagnie de Roger Acher et près du portrait de sa grand-mère, le diplôme de « Juste parmi les nations », décerné en fait le 21 juin 2000.Photo François Vignola"

[Erreur de la legende de la photo je pense, Roger Acher à gauche]

"Les années passent mais les Juifs n'oublient pas, ni le mal, ni le bien que les autres peuples leur ont fait. C'est un peu cela que signifie le titre de « Juste parmi les nations », imaginé en 1953 par le jeune Etat d'Israël afin d'honorer les hommes et femmes d'Europe qui avaient eu le courage de sauver des Juifs des rafles nazies.

Une Niçoise en a été honorée hier en mairie, mais à titre posthume : Simone Zazzeri, décédée en 1962. La médaille et le diplôme ont été remis à son petit-fils, Georges Zazzeri, par le consul général d'Israël à Marseille, Simona Frankel.

En septembre 1943, lorsque les Allemands remplacent les Italiens dans les six départements alpins, dont les Alpes-Maritimes, qui avaient échappé à l'invasion nazie de la « zone libre » en novembre 1942, Simone Zazzeri tient le « Palais meublé », juste au-dessus de la papeterie Rontani, à l'angle des rues de l'Hôtel-de-Ville et Alexandre-Mari.

Evadé sans chaussures

Elle y cache notamment les frères Gilbert et Roger Acher, dont les parents sont déportés à la même époque à Auschwitz, dont ils ne rentreront pas. « Madame Simone était une patriote, a raconté hier le professeur Roger Acher, ancien titulaire de la chaire de biochimie à Paris VI.

« Elle a prévenu mon frère de l'arrivée de la Gestapo, alors qu'il était hospitalisé à Pasteur. Et c'est sans chaussures qu'il s'est échappé en sautant les grilles. Madame Simone, qui savait ce qui l'attendait si elle était prise, l'a ensuite dirigé vers le maquis. »

Au cours de la cérémonie, présidée par Martine Ouaknine, adjointe au maire, le consul d'Israël, Simona Frankel, a rappelé que « la haine des Juifs n'a pas disparu », avant d'évoquer la situation actuelle de son pays. Un discours ponctué d'une phrase se voulant apaisante :

« Je pleure avec tous la souffrance du peuple palestinien, otage du Hamas. »"

nicematin.com 

Laurent Laloup le vendredi 16 février 2018 - Demander un contact

Dernière mise à jour le mardi 13 avril 2021

 

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