Roger Pierre Charles Petitjean - Les Français Libres

Les Français Libres, de juin 1940 à juillet 1943

 
Accueil
 
Presentation
Liste des Français Libres
Recherche même nom
Recherche déces même jour
Ajout d'un Français libre
Liste du SHD
Liste Chaline
Liste Ecochard
Les contributions
 
Contact
 
 

Un Français Libre parmi 63693
 

Roger Pierre Charles Petitjean



Naissance : 21 juin 1922 - Dijon (21)

Activité antérieure : militaire

Point de départ vers la France Libre : Nord Afrique

Engagement dans la France Libre : Tunisie en mai 1943

Affectation principale : Terre Leclerc - Afrique / spahis

Grade atteint pendant la guerre et spécialité : 1c

Décès à 86 ans - 22 septembre 2008 - Lannemezan (65)

Dossier administratif de résistant : GR 16 P 472277

Dans la liste d'Henri Ecochard V40 : ligne 41248

Contribuez à son livre ouvert !

Ouvert à tous pour exprimer vos sentiments, évoquer vos souvenirs, préciser son parcours, sa vie, poser des questions, citer des livres, des articles, des sites, déposer des documents, photographies, ...

Votre nom Votre e-mail il restera caché

Titre de la contribution

Texte de la contribution

Une image (gif ou jpg) sur votre ordinateur

Et pour prouver que vous n'êtes pas un robot : 3 plus 4 =  ?


Roger Pierre Charles Petitjean - son Livre ouvert !
 

Photo de Roger Petitjean

Voici une photo de lui réalisée en studio à Paris après la Libération (d'après l'annotation au dos). Il s'agit d'un retirage à partir de la photo d'époque très abîmée.
J'ignore si les barrettes de médailles sont là uniquement pour la photo au studio ou si ce sont les siennes car elles me paraissent mal ordonnées.



Cliquez pour agrandir

DMS le mardi 22 juillet 2025 - Demander un contact

Recherche sur cette contribution

Réponse :

En plus l'uniforme ne me semble pas être américain. Il serait donc antérieur à la période 2e DB


complément information

décédé le 22 septembre 2008 à Lannemezan et inhummé le 25 septembre à Villelongue (Hautes-Pyrénées)

Robert Mouchet le jeudi 23 juin 2022 - Demander un contact

Recherche sur cette contribution


L’extraordinaire aventure de Roger PETITJEAN

Né le 21 juin 1921 à Dijon
Fils de «Mort pour la France». Père décédé en 1926 des suite de gazage à l’Ypérites.
Pupille de la Nation en 1927
Croix de Guerre avec Palme – Médaille Militaire.
Résistance dès les premières heures, conseillé par le Chanoine KIR en personne.
Suite à indiscipline à la poste de Dijon (facteur télégraphiste) par détournement et destruction de télégrammes destinés aux Allemands, Je décide de m’engager dans la Marine pour 5 ans à la Caserne de Dijon.
Direction générale matricule 42-21014887.
Dirigé sur Lorient, matricule marine 2326 T 40 le 12 février 1940.
Passe à Rochefort en mai 1940 (je n’ai pas 18 ans).
A la suite de violents bombardements en juillet 1940, je m’évade en compagnie d’autres marins et je rejoins la base aéronavale (BAN) de Berre dans des wagons à bestiaux.
Nous sommes cachés, par les officiers, dans la piscine, de l’autre côte de la BAN pour être évacué sur Toulon le 1er août 1940.
Après avoir obtenu le Brevet d’Equipage, j’embarque sur le croiseur Algérie qui effectue de nombreuses patrouilles en Méditerranée.
Puis j’embarque sur la Navire hôpital Sphinx. Nous effectuons le rapatriement de lépreux de Beyrouth à Marseille puis nous rallions l’Angleterre. Nous faisons une escale à Mers el Kébir et nous constatons les dégâts subis par la flotte française.
A l’arrivée en mer d’Irlande, face à Liverpool, le commandant, à la solde de Vichy, menace de nous faire fusiller si nous débarquons.
Nous restons trois ou quatre jours au mouillage d’où nous assistons au bombardement et à la destruction de Manchester.
Puis, sans qu’aucune raison ne nous soit donnée, nous reprenons la mer. Retour d’abord à Marseille puis à Toulon.
Je débarque et suis affecté à la Direction du port de Sidi Abdallah.
Je déserte en février 1943 avec la complicité du Maître Principal, Capitaine d’Armes, Kolsh, qui me déclare «très malade» chez lui à Ferryville, et surtout de celle du Commandant de la direction du Port, le Capitaine de Vaisseau Toussaint de Quivrecourt.
Avec quatre autres matelots nous descendons jusqu’à Gabes.
Là, grâce à des Tunisiens, nous réussissons à embarquer sur un remorqueur chargé de barils de carburant.
Nous appareillons de nuit, direction le sud, le long de la Tripolitaine !
Un patrouilleur anglais nous somme de stopper. Transfert des cinq Français. Nous débarquons dans un petit port à l’ouest de la ligne Mareth.
Nous sommes «livrés» à l’état major du Maréchal Montgomery.
Nous sommes aussitôt enrôlés dans le VIIIe armée.
Je conduis un porte char et j’effectue (je participe à tous) les combats jusqu’à la jonction avec la Force L. Je suis affecté au 1er régiment de spahis marocains.
Il est à noter que j’aurai pu, lors de cet enrôlement dans la Force L m’attribuer les galons de Quartier maître
ou de Second maître, l’on me demanda juste mon nom et mon prénom.
J’ai reçu le matricule FFL n° 338.
Nombreux et durs combats jusqu’à notre arrive à Tunis.
De retour à Sabratah (Tripolitaine) nous attendons la fin du conflit De Gaulle Giraud.
Il nous faut nous séparer des Africains qui, d’après les Américains, ne sauraient pas se servir du nouveau matériel que nous allons recevoir au Maroc.
Après 2 500 kilomètres du désert, nous voilà arrivés à Temara (Maroc).
Formation de la Division. Réception du matériel neuf américain.
Excursions. Un jour, en allant vers le Rif, le Général Leclerc me présenta à un chef marocain :
«Tenez, voici un de mes soldats, il se nomme Petitjean». C’était dans la ville de Petitjean ! Thémenthe…
Je grand jour du départ arrive. 4 avril 1944, embarquement de la Division à Rabat et Casablanca pour l’Angleterre.
Nous avons navigué longtemps en louvoyant à cause des sous marins.
En Angleterre je suis chargé d’aller chercher des camions au nord pour les amener à Dalton Hall.
Récupéré par les Américains, je suis volontaire pour participer au débarquement. C’est ainsi que le 12 juin 1944 je me retrouve sur le sol français avec les autres volontaires d’une unité spéciale.
Canadiens, Australiens et bien d’autres nationalités.
Nous mettons dix jours pour «nettoyer», tuer des Allemand et «pousser» les alliés un peu trop lents.
10 jours à ne manger que quelques rations. On se méfiait de tous et de tout !
Retour en Angleterre, soignées par les Anglaises, vite remis sur pied. Retour à la Division sans explications demandées.
Le 26 juin je suis affecté au détachement circulation routière° 3, commandé par le lieutenant Depelport. Instruction, signalisation, deuxième débarquement le 1er août 1944.
Parcours : Alençon, Sees, combats (à la baïonnette) pour la forêt d’Ecouves, puis Le Mans.
Réquisitionné en pleine nuit, avec d’autres du D.C.R. Benetti Jules, nous sommes mis dos à dos avec des lampes pour diriger, d’un côté d’une ferme, les blindés, de l’autre le V.L.
Assez violent bombardement de la Luftwaffe.
Restés jusqu’au petit jour, un officier nous rejoint avec son ordonnance. Il nous demande nos noms, matricules et affectations.
Une barrette nous est accrochée sur la poitrine.
A notre étonnement, pourquoi dos à dos ? Il nous montre simplement 3 MP dans un fossé, une baïonnette allemande dans le dos.
Puis c’est Rambouillet et Paris !
Près de Vittel, à côté d’une ligne de chemin de fer, ma jeep saute sur une mine.
Blessé, je suis évacué dans un hôpital américain. Je sers de cobaye à un chirurgien américain qui soigne les éclats reçus dans le ventre, le dos et les cuisses, avec un soi –disant mouton !
Cela ne nous empêche pas de voler une jeep, à 5, pour être présent à la prise d’armes de la place Kléber à Strasbourg.
Nous sommes remarqués par notre «Patron» avec nos bandages et cette jeep. Son aide de camp est venu nous demander ce que nous faisions là…. Aller et retour vers le Général. «Vous ferez 10 jours (avec un sourire), rompez !»
Retour à l’hôpital. Convalescence à Alençon puis à Sees, démobilisation le 25 août 1945.

Retour à Sabratha (Tripolitaine).
Le 28 juin 1943 (7 jours après ma majorité) le Général De gaulle, que le Général Leclerc avait accueilli à son arrivée par avion, arrivait au camp. Chaleur torride, les hommes tombaient, aussitôt tirés à l’ombre d’une voiture, d’un auto-canon et retour dans les rangs.
Le Général arrive et crie : «Clairon ! Euh ! Non ! Trompette, sonnez aux Champs !». Pas de trompette.
«Tirez une salve !» Pas une arme chargée.
De Gaulle : «Hissez les couleurs !»
A cet instant précis, le vent se lève et précède une tempête de sable. Terrible !
Le mât est arraché, les hommes courent se cacher derrière les palmiers ou ils s’allongent sur le sable.
Quelques uns entourent les Généraux et leur suite pour les pousser au mieux vers la caravane du «patron» qui tient le coup, attachée à des arbres et entourée de camions.
Cela dure une bonne demie heure puis on reconstitue les rangs pour la remise des décorations.
Je me souviens d’être au premier rang avec les sous-officiers, tous sans armes. Les Africains derrière.
Ils devaient tous recevoir la croix de Guerre pour leur bravoure avant leur renvoi dans leur foyer.
La tempête a arraché des mains du Capitaine Burin des Rosiers, aide de camp du Général De Gaulle, tous les papiers avec les noms des récipiendaires.
Plus rien ! Le médailles récupérées sont mises en vrac dans une cantine. La cérémonie est reportée ... à jamais puisque quelques jours après nous partions pour Temara.
Mes souvenirs sont nets. Le Lieutenant Gerberon, le Capitaine Gudin Du Pavillon, m’avaient annoncé (en douce) que j’allais avoir droit à de belles décorations. Même Troadec et Girard m’avaient soufflé mot.
Courageusement, j’ai déserté la Marine de Vichy en entraînant des compagnons. J’ai rejoins la VIIIe armée de Montgomery. J’ai combattu avec courage pour la libération de Tunis.
Tout cela était tenu à jour sur un petit carnet que j’ai écrit en Angleterre et qui se trouve au Mémorial de la 2eme DB gare Montparnasse à Paris, aux mains du Colonel Courdesses, avec beaucoup de noms d’Anciens de la 2eme DB du Général Leclerc.

Important.
La Marine n’a jamais retrouvé mes livrets de solde et de santé. Je suis allé voir au Fort Lamalgue, à Toulon, où sont les archives, mais rien ! Silence total ! Même l’Amiral Philippe De Gaulle ne peut rien obtenir.
Les dates sont erronées. Pendant 2 mois j’étais déjà dans la F.F.L.
Blessures :
Pouce droit coupé. Déclaré seulement en 1984. Je suis passé devant une commission, à Toulouse, qui m’a annoncé que si je l’avais signalé à la fin de la guerre, j’aurai obtenu 20 ou 30 % au lieu des 10 % qu’elle m’attribue.
Surdité :
Suite à de nombreux coups de canon de 75, en tripolitaine, le 24/07/1943, j’aurai du faire 7 jours d’hôpital pour être reconnu, mais en plein désert…….
Finalement vivre avec des syndromes de Menière suite à des acouphènes…..

Articles de presse.

10/06/2004 - La nouvelle République des Pyrénées
Une épreuve de la guerre de 14-18. L’histoire d’un Villelonguais.
En 1916, un Français était appelé sous les drapeaux comme beaucoup… Il partit accomplir son devoir et en première ligne encore. Mais les nazis employèrent le pire des fléaux. Ces gaz ypérites sournois, l’on ne meurt pas de suite. Ce n’est qu’en 1918 que le mal commença à faire des ravages. Pas de parade. Pas encore de pénicilline. L’on renvoyait les blessés dans leur foyer et ils subissaient des maux terribles. Aller boire de grands bols de sang directement à l’abattoir d’une ville. Mais le mal était là ! Transformé en tuberculose. Puis on les envoyait à la campagne, près des bois, nommés garde chasse pour leur faire croire qu’ils étaient encore bons à quelque chose. Cet homme était marié et, en 1922, naquit un garçon.
Peut être un peu de joie dans la maison. Puis l’issue fatale le 22 juin 1926. Une veuve de guerre de plus et un orphelin de guerre de plus. Il fallait faire les paperasses après un enterrement des plus burlesques. Mort dans un patelin de la Côte d’Or et l’épouse emmenant le cercueil dans la Haute Saône, à quelques 100 kilomètres de là. Une calèche à deux roues, tirée par un cheval rétif direction le village de naissance de ce soldat. Son calvaire était fini, l’armée lui avait donné sa Croix de Guerre, sa Valeur Militaire, sa Médaille Militaire. Il restait le fils à qui l’on donna un livret de caisse d’épargne avec 30 francs de l’époque. Une Légion d’Honneur à titre posthume jamais reçue. Le livret perdu évidemment.
Voici longtemps car ces faits sont passés. Le fils parti à la guerre 1939-45 (6 ans), peut être avec l’esprit de vengeance ? Il a réussi à l’assouvir… Puis le travail pour la Paix.
Il faut reconnaître que ce fils mit du temps pour se rendre compte que le nom de son père n’était pas gravé sur le Monument aux Morts de la commune natale. Il fit bien quelques démarches, mais en vain, jusqu’au jour où cet orphelin se fâcha et ce n’est que tout dernièrement que le maire de Passavant lui annonce au téléphone qu'il avait réussi à obtenir tous les papiers nécessaires à l’inscription.
Merci à M. Désiré Michel, au directeur de l’Association «Les fils des tués». Les descendants, enfants, petits-enfants, s’ils vont là bas, pourront lire le nom de Petitjean Charles gravé sur le monument de Passavant. Le devoir de mémoire, même tardif doit être sauvegardé.
A l’aube de ce 6 juin où tant de soldats ont laissé leur vie pour que tout le monde soit libre.
ERPE.

07/08/04 - La nouvelle République des Pyrénées
Force Française Libre. Un vétéran raconte.
Dernièrement paraissait dans nos colonnes un petit article rapportant les paroles de notre Ministre, Madame M.A.M. qui signale que les FFL allaient être récompensées à l’occasion du 60e anniversaire de la Libération. Nous attendons avec impatience la suite.
Les FFL sont les gars de Leclerc engagés après l’appel du 6 juin par le Général de gaulle, qui ont combattu sous la Croix de Lorraine et cela jusqu’au 31 juin 1943, date butoir.
Seuls ont droit à cette appellation les hommes qui se sont engagés jusqu’à cette date. Bien sûr, il y eut beaucoup de d déçus. Mais il fallait refaire l’armée française pour continuer les combats.
Dans les Hautes Pyrénées, on peut compter sur une seule main les Français Libres encore en vie et qui veulent garder les valeurs de la France Libre.
ERPE.

20/08/2004 - La nouvelle République des Pyrénées
Un bel exemple de reconnaissance.
Tout dernièrement, j’ai reçu un colis. Rien d’extraordinaire, mais ce colis ne contenait une petite bouteille en plastique avec comme contenu…. Du sable.
Ce n’est pas une blague, mais ce sable provenait de la plage où j’ai débarquée juin 44, à Utah Beach près de Sait Germain de Varreville.
C’est une attention que j’apprécie et je remercie infiniment José Garcia qui me l’a fait envoyer par une parente.
Voilà des hommes qui reconnaissent ceux qui ont mis les pieds dans ce sable pour venir libérer la France au prix de beaucoup de sacrifices.
R .P.

08/04 - La nouvelle République des Pyrénées
Souvenirs des 1er et 2 août 1944. Un ancien de la 2e DB, «La division Leclerc», se souvient.
En marge du débarquement du 6 juin 1944, dont le 60e anniversaire a été fêté en grande pompe ce printemps, le débarquement des 1er et 2 août 1944 passe un peu sous silence. Dans les Hautes Pyrénées, seuls quatre vétérans sont encore en vie aujourd’hui. Roger Petitjean, membre de la 2e Division Blindée (DB) sous les ordres du Général Leclerc, se souvient.
«Soixante ans après, il existe encore quelques anciens qui méritent que l’on se souviennent d’eux.» A Villelongue, Roger Petitjean a ressorti ses livres, son béret, ses médailles, ses souvenirs. Dans le gîte voisin de sa maison, des Normands viennent chaque année passer quelques jours de vacances. Pure coïncidence, ils habitent, à quelque chose près, à côté de l’endroit où Roger Petitjean a débarqué. A quelque chose près, puisqu’aujourd’hui à 82 ans, les souvenirs se font un peu flou. Les dates se mélangent, et pourtant dans son regard, se lit toujours autant de fierté. Le «Vétéran, comme on nous appelle aujourd’hui» veut parler. Il veut raconter son débarquement, celui que lui et la 2e DB ont vécu les 1er et 2 août 1944, à Utah Beach en Normandie, sous les ordres du Général Patton. Il se souvient du serment prêté à Koufra le 2 mars 1941, «nous, avons juré de ne déposer les armes que lorsque nos couleurs, nos belles couleurs, flotteront sur la cathédrale de Strasbourg.» Il se souvient du défilé triomphal de Tunis le 20 mai 1943, ou encore de la création de la 2e DB à Temara en 1943. Et encore après le débarquement, l’arrivée le 23 août à Rambouillet et enfin ce fameux 25 août, la libération de Paris. «La ruée sur Paris, vous allez avoir l’occasion d’en entendre parler. Malgré tout, il faut songer à tous nos amis, officiers, soldats, qui, eux, sont restés au bord de la route. Ils ne pourront pas dire à leurs enfants et petits-enfants : j’y étais !» Roger Petitjean, par amitié et par honneur, le fait aujourd’hui en leur mémoire.
Anne Gourlaouen

20/11/04 - La nouvelle République des Pyrénées
Villelongue : 60 ans après, l’or débarque. Notre correspondant Roger Petitjean s’est vu remettre la médaille d’or du 60e anniversaire de la libération de Paris.
C’est avec une grande fierté que nous avons appris que notre correspondant de Villelongue, Roger Petitjean, s’est vu décerner la grande médaille de la libération de Paris. Cette distinction est accordée aux vétérans ayant appartenus à la 2eme DB (division blindée) du Général Leclec de Hautecloque.
Notre journal l’en félicite sincèrement. Le département des Hautes Pyrénées compte officiellement deux de ces valeureux soldats qui contribuèrent à libérer la capitale un certain 25 août 1944. Le second, Auguste Hunault vit à Tarbes et occupe les fonctions de Président du Souvenir Français.
Roger Petitjean est, quant à lui, président de tout ce que l’on veut puisqu’il est le seul vétéran à avoir débarqué à St Martin de Varreville (Normandie) le 14 juin 1944. Ils étaient alors une poignée de volontaires de toutes nationalités entre le front et la côte, on les appelait «les nettoyeurs».
Le cadeau d’une villalonguaise.
Aujourd’hui âgé de 83 ans, ses souvenirs vivent encore et ils sont innombrables, immortalisés par des ouvrages, des photos, des livrets militaires. Tout dernièrement, une villelonguaise lui a fait le plaisir de lui offrir une photo de l’endroit précis où il avait débarqué, une autre personne lui a remis une bouteille remplie du sable de ce même endroit. Il les remercie, ces initiatives l’ont touché et prouvent qu’il y a des gens qui se souviennent. Il y en a peu, trop peu.
Bientôt un ouvrage ?
Certains tendent à penser que cette époque est révolue, que leurs aînés en parlent trop. Pourtant c’est de notre histoire qu’il s’agit. Et puis la guerre, même si ce n’est pas directement la notre actuellement, fait partie de notre quotidien. On peut faire semblant de croire que ce phénomène ne nous concerne pas. Alors on comprendra aisément que ceux qui l’on vécue, même si cela remonte à plus de soixante ans, ne peuvent l’effacer. Mais ce n’est pas pour autant que notre homme nous prive d'un sourire lorsqu’il dévoile quelques anecdotes croustillantes sur le Général Leclerc. Les manuels nous racontent l’histoire, Roger Petitjean les complète avec ses histoires. Alors, ce personnage attachant au caractère bien trempé pourrait bien nous livrer ses multiples aventures en publiant un ouvrage qui devrait faire changer d’avis ceux qui qualifient nos héros de ringards….

28/10/04 - La nouvelle République des Pyrénées
Une belle récompense.
A l’occasion du 60e anniversaire de la Libération de Paris, le 25 août 44, M. le Maire a demandé à la monnaie de Paris de graver une médaille commémorative destinée à honorer les combattants de cet évènement essentiel de l’histoire de la capitale.
Nous sommes heureux d’annoncer que notre correspondant Roger Petitjean de Villelongue a été heureux de recevoir cette imposante médaille.
Il n’y a pas beaucoup, dans les Hautes Pyrénées, qui ont cet honneur qui vient récompenser la bravoure.
La Nouvelle République des Pyrénées s’associe à la joie de ces vétérans qui voient soixante ans après, qu’ils ne sont pas tout à fait oubliés.

09/12/04 - La nouvelle République des Pyrénées
Petitjean encore honoré.
Patience et longueur de temps…
Roger Petitjean aurait pu être l’auteur de ce proverbe. Il n’y croyait plus ! Pourtant, notre Ministre de la Défense Michèle Alliot Marie vient du lui décerner la Médaille Militaire. C’est le Général De Gaulle, en personne, qui aurait du lui remettre le 26 juin 1943 à Sabathra en tripolitaine au Liban. Il aura donc fallu attendre 61 ans pour que l’ultime décoration avant la Légion d’Honneur ne lui soit attribuée. Lorsqu’il a relevé son courrier, comme chaque matin, il était loin d’imaginer la teneur de cette missive revêtue des couleurs patriotiques. C’est vrai que beaucoup de temps s’est écoulé et il n’osait même plus y penser. Alors ce fut une véritable surprise. De plus, comme il tient à le préciser, cette médaille lui est accordée à titre de guerre, ce qui représente beaucoup à ses yeux. Nous l’avions félicité pour la grande médaille d’or, nous ne pouvons qu’en faire autant pour cette légitime et haute distinction.
S.M.

anciens-marins-65.pagesperso-orange.fr 

Laurent le dimanche 25 juillet 2010 - Demander un contact

Recherche sur cette contribution

Dernière mise à jour le mardi 22 juillet 2025

 

Vous pouvez à tout moment obtenir la rectification des données, vous concernant, inscrites dans cette base qui est déclarée sous le n° 1137942 auprès de la Commission Nationale Informatique et Liberté





fiche.php PHPisé et MySQLisé par Jacques Ghémard le 20 6 2025  Hébergé par Nuxit  Temps entre début et fin du script : 0.62 s  8 requêtes