Les Français Libres, de juin 1940 à juillet 1943

 
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Un Français Libre parmi 53834
 

Jean Albert Marie Pelle



Naissance : 19 juillet 1923 - Douarnenez (29)

Activité antérieure : étudiant / scolaire

Point de départ vers la France Libre : Metropole

Engagement dans la France Libre : en octobre 1941

Affectation principale : BCRA /

Grade atteint pendant la guerre : sous-lieutenant

Dossier administratif de résistant : GR 16 P 463753

Dans la liste d'Henri Ecochard V40 : ligne 40582

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Jean Albert Marie Pelle - son Livre d'or !
 

"André Casalis : Cadets de la France Libre - Louis Le Roux 1923-1951"

" Les deux Jean : Pelle et Quentel, bien vivants tous les deux. Des trois, Quentel était mon meilleur copain, nous avons pris presque toutes nos permissions ensemble en Grande-Bretagne. En particulier au Sacred Heart Quentel, donc, dont la famille habitait Brest, me remet un jour une de ses photos sans trop savoir pourquoi je la lui demandais. Sans doute pensait-t-il qu'il s'agissait d'un témoignage d'amitié. C'était vrai, mais cela répondait surtout à une demande du chef de mission de Jean, avec qui il allait partir en France : un certain Robert Alaterre, qui avait besoin de prendre des contacts en Bretagne.
Arrivé à Brest, Alaterre s'est présenté au 168 de la rue Jean-Jaurès, chez les parents de Quentel, sans trop se soucier de la présence du QG de la Gestapo au 170 voisin. Tu devines le petit jeu de cache-cache entre Guillaume Quentel, ingénieur en chef de la marine à cinq galons et cet inconnu surgi de nulle part qui lui montrait une photo de son fils en tenue de chasseurs.
Finalement mis en confiance, l'aîné a admis qu'il s'agissait bien de son rejeton et a accepté d'aider le réseau de renseignement en formation. Précieuse recrue qui, bien que volontairement à la retraite pour ne pas travailler pour les Allemands, avait encore ses entrées à l'arsenal. Pas besoin d'en subtiliser les plans : il y travaillait depuis quarante ans, il les avait en mémoire et quelques soirées studieuses ont suffi à les rétablir. Le seul problème : leur encombrement qui demandera un courrier pour les acheminer aussitôt que possible.
Un tel observateur au cœur du dispositif ennemi était précieux. Le père de Quentel pouvait ainsi renseigner le réseau Johnny, et à travers lui, les Anglais, sur les mouvements des croiseurs de bataille allemands : le Scharnhorst, le Gneisenau et le Prinz Eugen.
Mais les Anglais ont manqué ces navires quand ils ont gagné la Norvège à travers la Manche ! s'étonne Legendre.
Sans doute une négligence : leur départ avait sûrement été signalé par les réseaux de résistance. Par contre nos guetteurs pouvaient d'autant moins savoir quelle était leur destination qu'ils sont partis de nuit.
J'avais d'ailleurs deviné ce qui se passait quand j'ai reçu, en juillet 1941, une lettre de mon frère me disant : « Le père de ton ami Q. est très gentil avec nous. » Le 168 Jean-Jaurès était un poste d'observation exceptionnel pour surveiller la Gestapo locale. C'est comme cela qu'un traître français qui s'y rendait tous les jours, avait été repéré et identifié. On lui avait fait son affaire rue du Télégraphe, à cinquante mètres des bureaux nazis...
Cela n'était pas très malin !
Non, effectivement. Le quartier avait été bouclé immédiatement et plusieurs maisons avaient été fouillées de fond en comble. Quentel m'a raconté que sa sœur avait eu la présence d'esprit de détourner l'attention des Allemands de la pièce où travaillait son père et où étaient encore tous les plans de l'arsenal de Brest.
Alaterre trouvait également un abri et un appui moral auprès de la famille Quentel chez qui il séjournait à l'occasion. 11 y avait rencontré la sœur de Jean, Marie-Thérèse et son mari, Gilles Guyader. Tout ce petit monde n'avait d'ailleurs pas attendu son arrivée pour agir. Gilles et sa femme, respectables pharmaciens le jour, appartenaient la nuit au réseau Jade-Fitzroy créé par un agent britannique parachuté en 1940 après la débâcle. Le premier étage de la pharmacie servait de relais à un réseau de sauvetage et d'évasion pour les aviateurs alliés. L'associé de Gilles, le pharmacien Allanic, très actif dans ce réseau, sera finalement arrêté et déporté. Son partenaire était passé à travers les gouttes ce jour-là : il assistait aux obsèques de son père. Lors d'une perquisition ultérieure, il sera occupé à faire déménager sa mère. Une vraie suite de miracles.
- Guillaume Quentel a-t-il revu son fils et ton frère après la guerre ?
demande Guy.
- Son fils, oui, en octobre 1944, mais Jean : je ne crois pas."

Laurent le dimanche 05 juillet 2009 - Demander un contact


Source : Les Cadets de la France libre de E. Bergot



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Laurent Laloup le vendredi 27 avril 2007 - Demander un contact

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Dernière mise à jour le dimanche 05 juillet 2009

 

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