Les Français Libres, de juin 1940 à juillet 1943

 
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Maurice Paulhiès



Naissance : 26 mai 1923 - Tunisie

Activité antérieure : étudiant / scolaire

Point de départ vers la France Libre : Nord Afrique

Engagement dans la France Libre : Tunisie en juin 1943

Affectation principale : Terre DFL - Moyen Orient / BM4

Grade atteint pendant la guerre : sergent

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Maurice Paulhiès - son Livre d'or !
 

A propos du chant de protestation du 22e BMNA, par Maurice Paulhies

A l'intention de mes camarades CVR

"Sans la question de ma voisine de table à Annecy, je n'aurais peut être jamais songé à vous parler de cette chansons si singulière et peu connue.
- Qu'est ce que cette guerre de TUNISIE qui revient souvent dans vos conversations ?".

Nous éclatons de rire Nalbert et moi : Ah ces "anciens" , incorrigibles et intarissables bavards lorsqu'ils racontent, lorsqu'ils se souviennent... Sommés, en quelque sorte, de répondre à cette dame, nous nous efforçons ensemble d'expliquer, de traduire en clair, la complexité de cet épisode de notre histoire que nous vécûmes du même côté de la barrière.
En bref: le débarquement anglo-américain sur les côtes d'Afrique du Nord, suivi immédiatement par l'arrivée des troupes allemandes à TUNIS, l'embarras du commandement de l'Armée française en Tunisie qui se demanda s'il allait suivre l'exemple de son collègue en SYRIE, ou se mettre du côté des Alliés, puis lé décision de s'opposer au passage des Allemands à MEDJEZ EL BAB, la campagne de Tunisie...la victoire et le défilé triomphal du 20 mai 1943 sur une grande avenue de TUNIS...
La suite ne reste connue que de ceux qui l'ont vécue.

Au lendemain du défilé (la délégation des FFL défile donc à sa place normale dans l'ordre de bataille, avec la 8e Armée britannique dans les rangs de laquelle ils se sont battus et sont arrivés par le sud du pays) un nombre croissant de militaires continue d'affluer à la 1ère DFL, qui a ouvert à KAIROUAN un centre d'accueil pour les recevoir... Les militaires d'Afrique du Nord tiennent les "gaullistes" - c'est ainsi qu'ils appelaient les Français Libres - comme déserteurs, traîtres, ou mercenaires...

Le différend DE GAULLE-GIRAUD est au fond un conflit de légitimité entre deux pouvoirs politiques.
Giraud a recueilli l'héritage de VICHY et à travers sa personne, les militaires d'Afrique du Nord ont le sentiment de rester fidèles au maréchal Pétain et au serment qu'ils lui ont prêté.
Les Français Libres récusent complètement le régime de Vichy, donc celui de Giraud qui en est issu. Ils n'admettent que le Comité national de la France combattante, pur de toute compromission avec l'ennemi....A la fin, sur la demande de l'état-major d'Alger, le groupe de divisions françaises libres se voit interdire le séjour en Tunisie par le commandement allié.
Le 7 juin, il reçoit l'ordre de retourner en Tripolitaine sous le prétexte officiel de s'y reformer au calme.(Les Français libres au combat- 1ere DFL, Yves GRAS)
Cet exil ne se terminera pas avant le 1er août, date de l'unité officielle de l'armée, où les FFL cessent d'exister (ne sont FFL que ceux qui ont rejoint De Gaulle avant cette date).
Et c'est de la fin de cet exil que date la chanson présentée ici et vous en comprendrez ainsi mieux l'amertume, l'exaspération, la révolte.
Vous comprenez qu'elle s'adresse à cette armée d'Afrique du Nord avec qui il faudra pourtant bien finir par se réconcilier, à travers les combats d'Italie et de la Libération de la France.


CHANT DE PROTESTATION DU 22e B.M.NA
Créé sous les oliviers d'HAMAMET en 1944
par le capitaine Paul MEZZAN, mort pour la france le 18 juin 1944 et le Lieutenant Yves AMANTON mort pour la France le 7 juin 1944
Chant devenu la "Protestation des Français Libres,
chanté pour la première fois par Germaine SABLON

Nous sommes trois mille sans reproche
A la Croix d'Or à double bras
Nous avons vu même le boche
s'enfuir en hâte devant nos pas
Vous qui voulez qu'on nous absorbe
Qu'avez vous à nous reprocher ?
Nous n'avons pas connu l'opprobe
Nous n'avons pas capitulé
Refrain
Ne touchez pas aux Français Libres
Ils ont fait montre de leur foi
Pour la patrie seule leur coeur vibre
Comme les Croisés autrefois
Un Français de fusillé, c'est un F.L
Honneur, Patrie, Liberté, il sera vengé
L'infâme école de la honte
N'a pas sali notre drapeau
de LIBREVILLE jusqu'à l'ORONTE
Nos noms s'inscrivent sur des tombeaux
Maintenant que monte la Victoire
Vous êtes tous prêts à l'accueillir
Pendant trois ans reniant la gloire
Qu'avez vous fait sinon trahir ?

Lorsque la FRANCE agonisante
Mettait en vous son seul espoir
Vous adoriez la main pesante
Qui effaçait mille ans d'histoire
Votre mentalité d'esclaves
Accepte toutes les avanies
Nous vous laissions brouter vos raves
Ne bavez pas sur l'infini
Vos ventres de propriétaires
Font craquer vos tenues dorées
Et la situation bancaire
de votre pognon seule est sacrée
La France n'est pas un camembert
La guerre une école de rentiers
Nous sommes tous des prolétaires
En cela est notre fierté
Nous avons mesuré l'abîme
Qui nous sépare toujours de vous
Essayez d'atteindre la cîme
L'honneur n'est pas un mot de fou
Sachez que pour savoir vouloir
Il faut d'abord savoir risquer
Sa peau rien que pour la gloire,
Etre un seigneur, Messieurs, saluez !

ROUMEGUERE le mardi 05 janvier 2016


Maurice PAULHIES évoque un pèlerinage à Bir Hakeim

Source : 

Roumeguere le mardi 05 janvier 2016


Carmaux. "Le 8 mai 1945, c'était une joie terrible"

8 Mai 2012, Un article de la Depeche

Engagé à 20 ans dans les forces françaises libres, Maurice Paulhiès, 89 ans, retraité de l'enseignement à Carmaux, n'a rien oublié du soulagement formidable du 8 mai 1945.

«Le 8 mai 1945, on venait de descendre au repos à Antibes. On attendait dans la caserne, on savait que la guerre allait être finie. à midi les cloches ont sonné, les sirènes mugi. On a fait des défilés dans tout le coin, j'étais sur la croisette à Cannes, je portais le fanion. C'était une journée très dangereuse parce que les gens nous jetaient des roses et le sol glissait beaucoup».

Dans sa jolie maison de Carmaux, Maurice Paulhiès, 89 ans, bon pied bon œil, a l'esprit aussi vif que prompt à plaisanter.

Impossible de le prendre en défaut sur les dates et les détails de l'histoire. La sienne et celle de la France libre dont il a rejoint les rangs fin mai 1943. C'était il y a 69 ans, il en avait tout juste 20. Six mois avant, il s'était échappé de l'internat du lycée de Tunis où il suivait une formation d'instituteur. « Les États-Unis débarquaient au Maroc, les Allemands investissaient la Tunisie, les troupes françaises quittaient Tunis et Pétain avait donné l'ordre de s'opposer à l'invasion des Anglo-saxons », résume Maurice.

« Moi, je voulais rejoindre les troupes du Général de Gaulle ». Il lui faudra deux mois pour atteindre son objectif, après avoir refusé de signer son engagement dans le 62e régiment d'artilleurs d'Afrique où il était requis civil.

« Ce dont je suis le plus fier dans ma vie, c'est de ne pas avoir accepté de rester dans l'armée où on chantait Maréchal, nous voilà, pour m'engager dans la France libre » confie l'ancien observateur chiffreur, chargé de décoder les messages.

Aujourd'hui, Maurice pense être un des cinq derniers Tarnais à avoir en main le document officiel, signé de la main du Général de Gaulle attestant de leur engagement dans les forces françaises libres avant août 1943.

De moins en moins de monde aux cérémonies

Depuis, il est de toutes les cérémonies commémoratives, à Carmaux, où il observe qu'il y a chaque année « de moins en moins de monde ».

« La première fois que je suis allé dans les écoles pour raconter cette histoire, j'ai réalisé que même les professeurs ne savaient pas, que les gens ne savaient rien de la guerre », s'étonne encore l'ancien professeur du collège Rascol d'Albi, qui a fini sa carrière d'enseignant de français en 1978 au lycée de Carmaux. Il fait partie des créateurs du concours de la Résistance et a offert à la ville d'Albi une plaque émaillée où est reproduit l'appel du 18 juin. Une plaque fixée dans le monument aux morts de la ville, pour que les gens comprennent et se souviennent. «Le 8 mai 1945, se souvient Maurice, on attendait ça. C'était une joie terrible. »

"C'est important que les gens y pensent"

Pour Christian Bourdel, conservateur du musée militaire Le Militarial de Boissezo, le 8 mai 1945 est une date charnière de l'histoire de France et de l'Europe. Et s'il comprend la relative désaffection du public pour les cérémonies commémoratives, cet historien amateur milite pour une meilleure connaissance de cette période dramatique de l'histoire.

«Je suis très attaché à cette mémoire. Ce sont des dates très importantes. Le 8 mai 1945, c'est la fin de la guerre mondiale, la fin de la guerre en Europe en dehors de la Yougoslavie. ça a été un soulagement extraordinaire pour tout le monde avec la libération des prisonniers... Je crois qu'il faudrait que les jeunes se rendent compte de ce qu'a été cette guerre. Aujourd'hui, il y a quelques otages français dans le monde. Il faut réaliser que pendant la deuxième guerre mondiale, il y avait 1.500.000 prisonniers de guerre , otages des Allemands, et pour avoir de leurs nouvelles c'était quelque chose... Il y a une grande méconnaissance de ces événements et surtout du contexte de l'époque. J'essaie d'insister sur le fait que ces jours sont chômés pour que les gens puissent participer aux commémorations. Même s'ils ne viennent pas, c'est important qu'ils y pensent.»

Jour de cérémonie

Le 8 mai 1945, la capitulation de l'Allemagne nazie consacrait la victoire des Alliés. Des cérémonies de commémoration auront lieu ce mardi dans de nombreuses communes du Tarn.

À Albi. À 9 heures, messe du souvenir à l'église Saint-Salvi ; à 10 h 30, rond-point du Lude, cérémonie devant le monument de la Résistance et de la Déportation ; à 10 h 45, cérémonie au Pont-Neuf devant la stèle des Partisans ; à 10 h 55 ; rassemblement au monument aux morts, boulevard Sibille où la cérémonie principale aura lieu de 11 heures à 11 h 45 ; à 11 h 55, vin d'honneur à la mairie (salle des États albigeois).

À Castres. À 9 heures, cérémonie au quartier Fayolle du 8e RPIMa ; à 10 h 30, dépôt de gerbe à la gare SNCF devant la stèle érigée en souvenir des cheminots victimes de la guerre ; à 10 h 50, rassemblement devant le monument aux morts, près du jardin de l'Evêché.

laurent le mercredi 09 décembre 2015


Maurice Paulhies

"Maurice PAULHIES né en 1923
Enregistrement du 30 avril 1991

Pierre Guérin et Jacques Brunet A Carmaux où il habite, le jeune Maurice Paulhiès et quelques-uns de ses camarades provoquent les autorités en peignant des slogans gaullistes ou en perturbant des cérémonies officielles. Ces adolescents ne se rendent pas compte du danger, un des leurs sera déporté pour de tels faits et décédera à Buchenwald. Envoyé au lycée de Tunis pour poursuivre sa formation d’élève-maître, il se fait remarquer par son refus d’entrer dans les organisations de jeunesse pétainistes. En novembre 42, on annonce le débarquement des Américains mais ce sont les Allemands qui arrivent à Tunis, Maurice Paulhiès rejoint alors Béjà à l’ouest de Tunis en même temps que les premiers parachutistes anglais et part à la recherche des Gaullistes.. Mais c’est dans l’armée française obéissant au général Giraud qu’il est mobilisé. Il déserte pour s’engager dans l’armée des Français libres qu’il rejoint à 20 ans, fin mai 1943. Entraînement en Tripolitaine, puis la 1ère DFL est engagée à Monte Cassino où elle force le passage au prix de lourdes pertes . Epuisé par une jaunisse, Maurice Paulhiès refuse de rester à l’hôpital et participe au débarquement de Provence du 15 août 1944. Il retrouve enfin le sol de France. La progression de l’armée vers le nord est stoppée en Alsace dans la région de Sélestat et ne reprend qu’au prix de combats extrêmement meurtriers. Au printemps 1945, l’unité de Maurice Paulhiès est chargée de prendre les positions retranchées que les Allemands ont conservées dans le Mercantour (Sud des Alpes). Le 8 mai 1945, c’est la victoire, mais il est le seul sous-officier encore en vie parmi ceux partis avec lui de Tripolitaine. "

www.fremeaux.com 

Laurent le mercredi 18 novembre 2009


Maurice Paulhies

LES FORCES FRANCAISES LIBRES 1940-1945
PARCOURS DE FRANCAIS LIBRES

Direction artistique : PIERRE GUERIN
Label : FREMEAUX & ASSOCIES
Nombre de CD : 3

"Adolescent dans la france de petain Paulhies Maurice 00:04:33 1991
Rejoindre l armee de gaulle Paulhies Maurice 00:11:28 1991
Sous officier de la 1e d f l Paulhies Maurice 00:05:32 1991
"

Laurent Laloup le mardi 23 septembre 2008

Réponse :

Trouvé ici  et là 

Dernière mise à jour le mardi 05 janvier 2016

 

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