Les Français Libres, de juin 1940 à juillet 1943

 
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Angèle Andrée Guillaume épouse Nicollet



Naissance : 10 décembre 1894 - Besançon, Doubs

Point de départ vers la France Libre : Metropole

Engagement dans la France Libre : en aout 1940

Affectation principale : Résistance intérieure / Brutus

Grade atteint pendant la guerre : P2

Dossier administratif de résistant : GR 16 P 277928

Dans la liste d'Henri Ecochard V40 : ligne 38805

Epouse de Jules Nicollet 


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NICOLLET Angèle née le 10/12/1894 à Besançon (25) , déportée le 12-06-44 vers Ravensbrück
Libérée le 08.05.1945 Près de Prague

www.bddm.org 



Les yeux chers se sont fermés sur leurs souvenirs, la voix qui s'est tue n'égrénera plus la triste mélopée des souvenirs de Ravensbrück. Mais mes amies qui aimaient l'entendre parler et se rappeler n'acceptent pas que tous ses souvenirs soient enterrés avec elle et me demandent avec émotion de vous les restituer. Elles ont raison, ce ne sont pas des souvenirs personnels qu'on enferme dans son cœur, ils appartiennent à notre mémoire collective. Comment cette mère de famille est-elle entrée en résistance ?

C'est une belle histoire qui se passe en septembre 1940. La France humiliée, effondrée était encore sous le choc de la défaite de juin 1940, et c'est à la foire de Crête à Thonon, qu'elle rencontra un ami instituteur, monsieur Lapraz. Tout en parlant, il plongea sa main dans un sac de blé ouvert à leurs pieds et lui dit: «Voyez ces grains, semez-les, chacun deviendra un épi. Ces épis ressemés couvriront alors un champ, et de champ en champ, ces premiers grains pourraient recouvrir la France.» Il en sera de même pour nous, les Français, qui voulons résister à la domination allemande. Réunissons-nous, faisons appel à des amis sûrs, et dites à votre mari de venir me rejoindre. Et alors, Jules Nicollet constitua autour de lui sa première dizaine d'amis résistants. Et petit à petit, il arriva à rejoindre d'autres réseaux, d'abord le groupe Froment, puis le réseau Action Vény Brutus répondant ainsi parmi les premiers à l'appel du Général de Gaulle. Au début, c'était très difficile d'être un soldat à mains nues, en face d'un occupant armé. Pas d'armes, pas de chef, pas de directives précises. Et puis tout s'organise, on arrive à recevoir par la radio de Londres des conseils, des encouragements à continuer la lutte. Il faut désorganiser et démoraliser l'ennemi, harceler l'occupant. Il lui fut d'abord demandé en 1941, de faire passer en Suisse des officiers yougoslaves puis en 1942, des officiers polonais que j'ai revus fin août 1944, alors qu'ils partaient s'engager pour continuer la lutte avec les Français contre l'Allemagne. En 1943, il lui fut confié le passage en Suisse de deux neveux du Général de Gaulle. Entre-temps, sa maison était devenue une boîte aux lettres, un centre de ralliement de nombreux messagers de la Résistance. Notre mère, malgré ses cinq enfants et le danger encouru, avait accepté d'offrir sa maison pour travailler de plein cœur avec son mari, et nos amis résistants. Elle les accueillait, les nourrissait, les hébergeait et les réconfortait. Je ne peux dire de quelles missions chaucun était chargé. En résistance, la loi du silence prévalait, moins on en savait, mieux cela valait en cas d'arrestations et d'interrogatoires. Mais nous, les jeunes, au contact de ces nombreux amis de passage, ardents patriotes, nous rêvions, nous refaisions le monde. On imaginait une France plus juste, plus humaine, où le puissant tendrait la main au plus faible et où l'humilié retrouverait sa dignité d'homme.

En 1943, mes parents hébergèrent le grand résistant FTP Franck Boujard de Féternes (hélas assassiné par la milice) et son radio qui était directement en relations avec Londres et Alger. Cest ainsi que se préparèrent de nombreux parachutages d'armes dans le Chablais. Et puis un jour, notre chef nous dit qu'il avait vu tourner autour de notre quartier une voiture avec un cadre goniométrique sans doute pour repérer l'endroit d'où partaient les émissions vers l'Angleterre. Il fallut faire partir en hâte nos amis les radios. Plus tard, monsieur Mériguet, un instituteur arrêté par la police française. put nous faire parvenir un message disant que mon père lui aussi était fiché sur les listes des suspects et qu'il devait se cacher en Suisse pour avoir la vie sauve et surtout pour ne pas être arrêté. Car sous la torture, on ne sait pas ce qu'un homme peut avouer. J'ai aussi une autre grande admiration pour mes parents d'avoir eu le courage de cacher chez nous des familles juives, traquées par les Allemands et vouées au génocide à la grande honte de notre humanité. Mais hélas, autour de nous, les amis tombaient, fusillés ou emmenés en Allemagne. Un mois après le départ de notre père, au 11 rue des Charmilles à Thonon, nous vîmes arriver la Gestapo. Ils fouillèrent la maison, ne trouvèrent pas notre père, alors ils emmenèrent notre mère, malgré ses cinq enfants. Interrogée, elle fut battue durement. De cet interrogatoire brutal, il lui est resté une tache à la pommette qui rougissait par grand froid. C'était la cicatrice du coup reçu à la figure avec l'énorme chevalière d'un de ses bourreaux. Ne sachant quel serait son destin, elle fut emmenée au PAX à Annemasse, qui était une prison de transit; à son arrivée, le capitaine allemand lui reprocha durement, elle, une mère de famille, de faire partie de ces «terroristes» qui faisaient tant de mal à l'armée d'occupation. Elle lui répondit doucement que lui, l'officier allemand aurait fait la même chose si son pays avait été occupé. La dignité du ton surprit l'interprète SS qui prit l'habitude de venir parler à la prisonnière pour lui expliquer que son combat à lui était le bon, que par la force des armes, il dominerait le monde. La voix douce répondait qu'on arrive à rien en semant le malheur et la terreur, que seule valait la libre entente entre les peuples.

Puis ce fut la déportation en Allemagne et l'arrivée au camp de Ravensbrück. L'enfer de milliers de femmes de toutes les nations en robes rayées, presque des fantômes, tant elles étaient maigres. Et ce qui la frappa, des êtres déshumanisés, au regard vide. Levées à quatre heures du matin, elles attendaient l'appel pendant des heures, immobiles dans le froid et la neige. Puis c'était le départ avec une pioche ou une pelle sur l'épaule pour travailler dans les marécages, la faim au ventre avec toujours la crainte des coups ou des chiens. Au retour, le soir, de nouveau l'appel pendant des heures, pour rayer les mortes. Enfin, une maigre soupe avec un morceau de pain noir. Puis la nuit, entassées dans les baraques, à plusieurs sur la même paillasse nauséabonde, sans couverture à partir de janvier 1945, pour les faire mourir plus vite. Et malgré toutes ces souffrances, l'amitié entre elles, les Françaises. Il faut résister, s'aider, essayer de ne pas mourir pour revoir sa famille et la France, et pour que les survivantes puissent témoigner, à la face du monde, de la barbarie nazie. À noter que par suite de la dénutrition, plus aucune n'avait de règles, leur faible corps défendant ses dernières forces. Ce sont elles qui lui ont appris à mâchonner du charbon de bois prélevé sur les feux éteints dans la forêt: excellent antiseptique contre la dysentrie qui sévissait. Et notre mère, de toute sa volonté, luttait contre l'anéantissement de son être, imposé par la loi dévastatrice du camp. Chaque matin, elle s'obligeait à se lever avant les autres afin d'avoir le libre accès aux lavabos et, dans ce milieu de crasse, faire une toilette soigneuse avant la ruée matinale. Ces lavabos d'où coulait une eau tiédasse (la même dans les toilettes) pour éviter le gel des canalisations. Contre les poux, elle tenait son foulard très serré autour de sa tête, sinon gare au rasage total de la chevelure. Les dimanches, jours de repos, les femmes épouillaient leur robe, et à la belle saison, les plus courageuses lavaient leurs chemises qu'elles tenaient à bout de bras pour la sécher en se promenant et chantant de vieilles chansons françaises, ou en priant par petits groupes au milieu de la cohue misérable. La nuit, ma mère dormait, la tête reposant sur ses sabots pour éviter le vol, car un matin, elle eut la douloureuse surprise de ne plus les retrouver. Elle dut troquer le pain d'une semaine pour en récupérer une autre paire. Ces méfaits étaient dus pour la plupart à des Russes et des Polonaises, razziées par les Allemands par villages entiers, luttant sauvagement pour leur survie ou sombrant dans le désespoir, au contraire des Françaises déportées résistantes animées par un idéal. Une fois elle fut mordue par un chien. Elle défilait en bord de colonne, disciplinée et sans esbroufe, quand elle entendit l'ordre d'un SS jetant son chien contre elle. Surprise et dominant sa douleur, elle planta ses yeux dans les yeux du gamin hilare; elle le vit alors rougir et rappeler son chien. Si elle était tombée, l'animal se serait acharné contre elle. Mais pouvait-elle oublier longtemps le camp ? La lutte perpétuelle contre sa propre mort, les hurlements des Kapos, les coups des SS, les cris de ces Tziganes qui mouraient de faim sous une tente, sans aucune nourriture.

En février 1945, quand la tente fut démolie, il ne restait plus qu'un monceau monstrueux de cadavres gelés, pris dans la paille et les excréments. Elle vit arriver des convois entiers de plates-formes où gisaient les cadavres recroquevillés de malheureuses Juives venant d'Auschwitz, mortes de froid en cours de route. Elle évoquait aussi ces Polonaises, qui arrivées en fin de journée, passèrent toute la nuit dehors, nues, avant la distribution des robes rayées, au matin. Le camp était de plus en plus chargé par de nouveaux arrivages et la mort ne faisait pas assez vite son œuvre. Les SS en vinrent de plus en plus à la sélection. En rangs, les femmes défilaient devant celui qui allait arbitrer leur vie ou leur mort en éliminant les plus chétives, les plus malades. Ma mère se voit alors, marchant droit, menton levé, jambes tendues pour défier le bourreau. Et elle passa, mais quelle douleur en voyant le regard éperdu des amies mises de côté, pour le sacrifice final, la chambre à gaz.

À partir de mars 1945, des bruits de bouche-à-oreille se précisaient: les Alliés avançaient prenant les Allemands en tenailles entre Russes et Américains. Et l'espoir renaissait parmi ces moribondes de plus en plus décimées par les épidémies de typhus. Hélas, pour échapper à la justice des Alliés, certains SS décidèrent de fuir en emmenant leurs misérables troupeaux de femmes sur les routes. Ce furent les terribles marches de la mort. Notre mère fit partie d'une colonne de 1200 femmes. Après le martyr et les souffrances du camp, plus de 1000 déportées moururent d'épuisement, de froid et de faim, et souvent aussi tuées à bout portant. Le soir, les Allemands les faisaient s'arrêter dans les vastes cours des fermes tchèques. Pour les nourrir, ils réquisitionnaient les petites pommes de terre cuites pour les cochons, et jetaient le contenu des cuveaux au milieu des femmes, qui affolées de faim, se précipitaient et se battaient. Les SS ramenaient alors le calme en les assomant à coup de crosse. Les Françaises, elles se tenaient à l'écart de ce carnage. Elles déterraient, au bord des champs, des pommes de terre qui commençaient à germer. Elles mâchaient des pissenlits. Longtemps, il m'est resté ce souvenir bouleversant: la timbale rouge de ma mère. Elle m'a demandé de l'offrir au musée de la Déportation de Morette. Visiteur, que ton regard ne glisse pas indifférent sur son fond noirci, car pour moi, il est sacré. Un soir, notre mère fit cuire dans cette timbale des escargots blancs pour calmer sa faim et elle les trouva très bons. C'était chaud, consistant, tant pis pour la bave! Une fois sur la route, elles rencontrèrent une colonne de déportés hommes, arrêtés auprès d'une gare bombardée où les hommes, entre les rails, se vidaient à cause de la dysentrie. Tout près, elle eut la vision insolite d'un immense tas de sarments. C'était des cadavres d'hommes nus, aux membres décharnés, jetés en désordre, les uns sur les autres. Malgré tout son courage, sa volonté de faire encore un pas après l'autre, un soir notre mère s'écroula, exténuée, en se disant: «c'est fini, demain je ne me relèverai pas. J'avais tant espéré, et voilà, je ne reverrai jamais ni mes enfants, ni la France.» Or un miracle se produisit. Dans un rêve, elle sentit une main se poser sur son épaule et une voix lui dire: «fortifie-toi et prends courage». Cest une parole de l'apôtre Paul qu'elle avait lue dans son adolescence et qui ne lui était jamais revenue en mémoire. Elle se dit du fond de sa détresse: «ce sont des âmes qui prient pour moi.» (Plus tard, elle me confia être certaine que c'était l'âme de Mlle Sutter qui se penchait vers elle: c'était sa directrice de Neuchâtel, sa mère spirituelle qui aimait appeler sa petite pensionnaire française, ma fille d'élection). Alors elle se redressa, continua sa route et presque aussitôt ce fut le 8 mai 1945, la fuite des SS et la délivrance par les Russes, si désespérément attendue. Le jeune soldat russe qui découpa ses sabots pour les lui arracher des pieds, pleura devant ses moignons gonflés et ensanglantés. Si, en cours de route, elle avait enlevé ses sabots pour reposer ses pieds la nuit, elle n'aurait jamais pu les remettre au matin. Et ne pas avancer, c'était se condamner à mort: une balle dans la tête! Elle put alors échanger sa robe grouillante de poux dont elle découpa un carré autour de son matricule. Au musée de Morette (près d'Annecy) on voit ce morceau de tissu rayé avec son immatriculation: le triangle rouge des déportés politiques, le bleu-blanc-rouge des Françaises et le numéro aux cinq premiers chiffres en désordre: «4 3 1 5 2», dont elle décida qu'ils lui porteraient chance. Le cœur de l'homme en détresse s'accroche aux signes les plus ténus de l'espérance. La chance de ma mère (poids: 39 kg) fut d'avoir été délivrée par les Russes qui, depuis la libération d'Auschwitz, avaient appris à soigner les survivants, non pas en les gavant, mais en leur faisant manger du riz, évitant ainsi une mort causée par les infections intestinales comme en furent victimes les déportés libérés par les Américains, trop généreux.

Et à Thonon, que devenions-nous? À 19 ans, j'étais devenue chef de famille. Par chance, depuis quelques mois, je gagnais ma vie en remplaçant un instituteur résistant qui avait dû se cacher lui aussi. Fin août 1944, après la libération de la Haute-Savoie par les maquis, mon père revint de son exil en Suisse, atterré de ne pas revoir sa femme. Il était étrangement amaigri, car la Suisse recevant de plus en plus de réfugiés juifs et politiques, les restrictions étaient très dures dans les camps helvétiques. Je me revois, un soir, revenant de la classe, [...] En arrivant à la maison, mon père avait l'air bouleversé, il me tendit un morceau de papier, écrit au crayon d'une main étrangère, qui disait que ma mère était vivante et attendait son retour. Je me rappelle, je m'évanouissais à cette lecture, puis je m'arrachais à cette syncope pour pouvoir relire l'heureuse nouvelle.

Ce fut ensuite le 8 mai 1945, l'explosion de joie universelle tandis que nous avions le cœur en deuil. Les prisonniers revenaient, quelques déportés aussi, mais hélas pour nous pas de nouvelles. Je me souviens de ce premier dimanche de juin 1945. [...] Et l'après-midi même, nous reçûmes ce télégramme «Je suis à Thionville-bonne santé-arrive bientôt.» Le miracle s'était produit, notre mère était vivante et nous revenait. La nouvelle se répandit comme une traînée de poudre. Que de monde à la gare de Thonon, pour l'accueillir ce mardi 5 juin 1945. Prévenu d'un long à Annemasse avant le changement de train pour Thonon, mon père alla le premier la rejoindre avec ma sœur Janine. Moi, à qui, avant son départ, elle avait confié sa maison, mes frères et sœurs plus jeunes, j'ai tenu à la recevoir chez elle à Thonon, pour lui remettre directement en mains sa maison et nos destinées. [...] Quelques jours après, bien soignée, bien dorlotée, elle fit une grave infection intestinale. Craignant la septicémie, le docteur de l'hôpital déclara à mon père: «Je ne connais qu'un seul médicament pour la sauver. Ce sont les Américains qui l'ont inventé pour soigner leurs soldats. On ne le trouve encore qu'à Genève. Retenez bien ce nom: Pé-ni¬ci-li-ne». Le remède miracle coûtait si cher à cette époque que ce fut la ville de Thonon qui le paya! Puis la vie s'est écoulée comme toutes les autres vies, ombres et lumières, lumières et ombres, soucis familiaux, joies familiales! Merveilleux cadeaux de la vie, notre mère vénérée par ses enfants et petits-enfants, tendrement entourée par notre sœur Françoise à Cluses, a atteint 100 ans, gardant toute sa jeunesse d'esprit. Puis elle s'est éteinte doucement, sereinement, elle n'a pas eu le chagrin de voir pleurer ses enfants réunis autour d'elle. Reste maintenant son souvenir, témoin d'une des périodes les plus horribles de notre histoire; les déportés ont éprouvé des difficultés à raconter. Ils ont parlé au début, en famille, puis ils ont occulté presque tout, par pudeur, parce que c'est difficile de raconter l'indicible horreur. Or, il ne faudrait pas qu'à cause de leur silence timide, leurs souffrances, leur sacrifice tombent dans l'indifférence de l'oubli. Cest ce qui m'a donné le courage de témoigner, en écrivant ces souvenirs. [...]»

Hélène Stillebacher, institutrice retraitée à Saint-Cergues.


Ce texte fut distingué du premier prix au concours d'écriture des Archives Privées de Genève reçu au Palais des Nations le 2 octobre 1999.

Source: Kaële Magazine - juin 2008

www.cicad.ch 

laurent le mercredi 23 septembre 2009 - Demander un contact

Dernière mise à jour le mercredi 23 septembre 2009

 

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