| |  | | | | Un Français Libre parmi 63770 | | | Pierre Mallez | |
Naissance : 21 mars 1920 - Denain (59)
Point de départ vers la France Libre : Metropole
Engagement dans la France Libre : en avril 1942
Affectation principale : Résistance intérieure / Turma Vengeance
Grade atteint pendant la guerre et spécialité : P2
Décès à 102 ans - 1er aout 2022 - Cricqueboeuf (14)
Dossier administratif de résistant : GR 16 P 387519
Dans la liste d'Henri Ecochard V40 : ligne 33625 |
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Publié le 05/06/2018
"Trouville. Pierre Mallez est resté « déporté » toute sa vie
Pierre Mallez est Trouvillais depuis qu’il a élu domicile en Normandie, la retraite venue. Lui, le gars du Nord, regrette que la mairie trouvillaise passe sous silence sa vie de résistant du réseau Turma vengeance. La veille du 6 juin 2018, il se souvient
Écouter
« Quand mes petits enfants me demandaient : « C’est quoi les numéros sur tes bras ? », j’ai toujours répondu que c’était un numéro de téléphone. » Pierre Mallez relève sa manche, le bras à jamais marqué. « Mes enfants, eux, ne m’ont jamais posé de questions. » Un passé de combattant de l’ombre passé sous silence pendant des années, mais griffonné sur des cahiers et exhumés de l’oubli par sa fille, « à l’intention des petits enfants ».
Un fils à papa
Le grand gaillard a les épaules qui tombent, mais le regard vif et la parole limpide. Pierre Mallez, né en 1920, est fier, 74 ans après, de montrer l’insigne de la France libre n° 38130, plus symbolique que la Légion d’honneur qu’il recevra aussi, bien plus tard. La France libre, celle de De Gaulle, celle qu’il convoitait quand l’ado qu’il était rentre à HEC (école des Hautes études commerciales), à Paris.
Ce fils de bâtisseur habitué aux joutes sur green, pendant les vacances à La Baule ou à la montagne, aurait pu mener une vie d’insouciance. Il est en Angleterre quand la guerre est déclarée. Il revient dans son Nord natal, avant de rejoindre Bergerac. « J’avais voulu m’engager à 19 ans, mais mon père m’a dit de finir mes études. » Un père fidèle à Pétain, aux côtés duquel il avait combattu.
Le bac en poche, c’est donc HEC qui propulse Pierre Mallez à Paris. L’ennemi y est présent partout. Et cette fois, Pierre Mallez le décide seul : il va se battre. Car Paris occupé lui est insupportable. « Je ne pensais évidemment pas à la vie de prison ou de camp de concentration, que j’ignorais, mais aux combats de libération, que j’espérais proches. »
L’arrestation
Il rêve avec certains élèves de rejoindre Londres, fuit le STO (Service de travail obligatoire) et devient résistant à l’insu de tous, ses amis, sa famille. Le garçon de bonne famille obéit aux consignes. « J’ai été naïf. » Le 3 octobre 1943, il est arrêté, et son ami, chef de réseau, s’écrase six étages plus bas, une balle dans la tête. « J’ai refusé de le voir », s’incline encore le vieil homme.
L’arrestation se conjugue avec passage à tabac, l’humiliation d’être nu, la peur de la baignoire. « J’ai été roué de coups, j’ai perdu toutes mes dents… » L’horreur s’arrête enfin quand il rejoint la prison de Frênes. Il y restera jusqu’au 21 mars. L’homme de foi y rencontre le prêtre qui lui offre un livre de messe qui ne le quittera plus jamais. « Il subira toutes les douches sans dommage », sourit Pierre Mallez. Ses parents, enfin avertis de son arrestation, lui améliorent l’ordinaire de la prison spartiate avec des colis de nourriture.
La prison et le camp d’extermination
Une vie presque douce, qui s’arrête brusquement le 27 avril 1944 lorsqu’il sera déporté. « On nous annonce notre départ pour l’Allemagne. Nous pensons naïvement que c’est pour un camp de travail. Nous sommes presque satisfaits de partir pour une activité quelconque… » Les trois jours de transport sont autant de souffrances. « Nous sommes des êtres affalés, au bord de la démence. » Auschwitz-Birkenau accueille le convoi à coups de gourdin. Une journée à attendre, nus, le bon vouloir « de la Solution finale ».
Buchenwald, la vie de travailleur affamé
« Déshabillage, nous évitons le rasage déjà fait, désinfection au grésil, douche, habillage », le 12 mai 1944, c’est l’arrivée à Buchenwald.
Un an de vie au camp où les conditions sont un peu meilleures, le travail exténuant, la faim toujours présente malgré quelques améliorations, l’inhumanité toujours au rendez-vous, et la franche rigolade aussi. « C’est probablement le secret de notre résistance physique et morale devant l’adversité : profiter de tous les instants possibles pour s’évader mentalement de cet univers concentrationnaire. »
Le dimanche 8 avril 1945, après plusieurs jours de bombardements, l’évacuation du camp est décidée. Commence alors un périple en train à travers l’Allemagne, avec une mission : réparer les voies endommagées.
La libération
Le 6 mai, les Américains viennent à la rencontre de ce convoi échoué. « Le 7 mai, je peux enfin écrire une longue lettre à mes parents, qui doivent se morfondre d’inquiétude sur mon sort. Nous fêtons la capitulation allemande en faisant un festin. Mais mon organisme ne résiste pas à ces agapes. Je suis pris par une forte fièvre et une diarrhée qui durent plusieurs jours. » Il lui faudra attendre le 22 mai pour retrouver la France. « Je ne pèse plus que 52 kg. »
Le 24 mai, il retrouve les siens, à l’exception de son père, mort pendant sa captivité. Pierre Mallez s’est marié, a fait des enfants, et ses trophées de golf sont en bonne place sur sa cheminée… Le livre de messe, la montre gousset et « son couteau suisse » , fabrication artisanale, troqué dans le camp à Buchenwald, sont enveloppés dans des papiers de soie. « Les cauchemars, même avec les somnifères, ne m’ont jamais quitté », sourit l’homme à la haute stature." 
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Laurent Laloup le mercredi 27 octobre 2021 - Demander un contact Recherche sur cette contribution | |
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HEC 1943M bonjour,
mon Papa, Mahmoud Ladjimi, est de la même promotion. ils étaient 48 élèves, donc forcément, ils ont dû se connaitre.
quelqu'un sait il pourquoi il y avait deux classes en 43? changement de système? Karima Ladjimi le lundi 25 avril 2016 - Demander un contact Recherche sur cette contribution | |
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Mercure ... Pierre Mallez chantran.vengeance.free.fr 
Adrien BORIES
Souvenirs
"...Arriva le mois d’octobre 1943. Cumulo devint soucieux et nous demanda de redoubler de précautions. Certains indices l’inquiétaient, il avait le pressentiment d’une trahison d’un agent passé à la solde des Allemands. Mais il n’arrivait pas à situer ni à détecter quel agent était en cause. Il ordonna à Mercure d’interdire toutes les liaisons avec un certain agent du sous-réseau Arc en Ciel. Il avait visé juste car la suite des événements prouva que c’était bien cet agent de liaison qui travaillait pour le compte de la Gestapo." 
laurent le vendredi 12 février 2016 - Demander un contact Recherche sur cette contribution | |
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Recherche bonjour,
mon frère René Camier (tué le 1er juillet à Argenteuil) a été arrêté vers le milieu décembre 1943, pendant la période où de nombreux résistants ont connu ce sort, sans doûte à la suite de dénonciations. Il a pu s'évader, profitant de l'inattention d'un gardien?
Il a rejoint le groupe de Presles commandé par Edouard Laval.
l'avez vous connu sur Paris?
Il aurait fait parti d'un groupe décimé sur le 20 eme arrondissement (mais je n'en ai aucune certitude)
cordialement
j.camier Camier Jacques le vendredi 30 mai 2014 - Demander un contact Recherche sur cette contribution | |
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"- Pierre MALLEZ, Je suis un espion, éd. PM, Paris, 1996, 77 p.
Chef de la centrale de Turma Vengeance, P. Mallez (Mercure) connut les rigueurs de la Gestapo, l'internement à Fresnes (il y croise l'abbé Stock) et la déportation (Auschwitz, puis Buchenwald). Dans cet ouvrage à vocation familiale, il décrit, sans concession, son parcours depuis l'action résistante (1941) jusqu'à la libération des camps (1945). Plus que le récit d'un témoin, le rapport franc et direct d'un acteur. "
Récit téléchargeable :  Laurent Laloup le mardi 01 juillet 2008 - Demander un contact Recherche sur cette contribution | |
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Pierre Mallez. Il appartient à l'un des rares convois de déportés politiques dirigés sur Auschwitz-Birkenau, parti de Compiègne le 27 avril 1944, pour des raisons encore obscures. A leur arrivée, les mille six cents déportés non-juifs sont tatoués, mais demeurent à l'écart des autres détenus et échappent à toute sélection. Pierre Mallez dénonce le comportement des "juifs polonais" à leur égard. L'auteur reproche notamment à ces détenus "la moindre goutte d'eau vendue des sommes folles". Cette association fait craindre au lecteur le recours à un stéréotype antisémite, celui du "juif usurier". Pierre Mallez aujourd'hui s'en défend. Il convient ici de relever la brutalité avec laquelle sont traités les nouveaux arrivants, une attitude que souligne effectivement d'autres Français présents dans ce convoi. La violence rencontrée témoigne en premier lieu du caractère particulier d'Auschwitz-Birkenau, un camp d'extermination où les conditions d'existence effroyables font passer Buchenwald pour "un paradis", selon Pierre Mallez.
Extrait de :  Laurent Laloup le jeudi 28 juin 2007 - Demander un contact Recherche sur cette contribution | |
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Pierre Mallez, élève d'HEC, s'engage début 1942 au réseau Turma-Vengeance et devient le chef de la centrale de renseignements. Arrêté le 3 octobre 1943, il est libéré le 4 mai 1945. À son retour, il dirige l'entreprise familiale, son père étant mort pendant sa déportation. Il est secrétaire général de l'Amicale Thurma-Veangeance.
www.french-art.com  Laurent Laloup le jeudi 28 juin 2007 - Demander un contact Recherche sur cette contribution | |
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