Les Français Libres, de juin 1940 à juillet 1943

 
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André Guibaut



Naissance : 24 avril 1903 - Bordeaux 33

Activité antérieure : fonctionnaire

Point de départ vers la France Libre : Metropole

Engagement dans la France Libre : Chine en aout 1940

Affectation principale : Administration /

Grade atteint pendant la guerre : civil

Décès : 10 février 1966 -

Dans la liste d'Henri Ecochard V40 : ligne 23184

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André Guibaut - son Livre d'or !
 

Photos d'André Guibaut en tenue d'Ambassadeur

J'ai eu l'occasion de me rendre il y a peu à l'ambassade de France en Jordanie. Le portrait d'André Guibaut y est toujours, souvenir de sa fonction d'ambassadeur en Jordanie.



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rocheron le lundi 07 mars 2016 - Demander un contact


Remerciements

Grand merci à tous ceux qui ont exprimé une appréciation positive et amicale à l'égard de mon père, personnage hautement original et sympathique.

Daniel Guibaut, fils d'André Guibaut.

Daniel Guibaut le vendredi 26 février 2016 - Demander un contact


souvenirs vieux de 50 ans

Enfant, j'ai connu André Guibaut, sa femme et son fils Daniel. Ils venaient, dans les années 60, passer régulièrement leurs vacances au Pays Basque et y retrouvaient notamment mes parents.
Mon père, également originaire de Bordeaux et ancien élève lui aussi de l'école supérieure de commerce, avait été, comme André Guibaut, commissaire de la marine marchande. Tous deux naviguèrent ensemble dans leur jeunesse sur les paquebots des Chargeurs Réunis et avaient noué une bonne amitié. C'est lui qui donna à mon père son baptême de l'air au-dessus de l'aérodrome de Mérignac sur un biplan toussotant.
André Guibaut quitta la marine pour reprendre, un temps, l'affaire d'imprimerie familiale. Puis mon père le revit avant guerre (était-ce avant ou entre ses deux expéditions au Tibet ?) alors que, faisant contre mauvaise fortune bon coeur, André Guibaut essayait de tenir la tête hors de l'eau en gérant un restaurant de luxe, sans client, ni personnel ..., hormis un maître d'hôtel, dans un superbe bâtiment à l'extrémité des allées de Tourny à Bordeaux. Il invita mon père à déjeuner dans une salle vide et ils rirent aux éclats quand mon père devina que les plats étaient directement apportés à table par le maître d'hôtel depuis les cuisines d'un restaurant voisin.
Ce fut les deux expéditions au Tibet avec Louis Liotard (que mon père connut aussi puisqu'ils étaient voisins à Bordeaux) qui fut tué par des bandits Ngolos. André Guibaut raconte cette tragique expédition dans son livre "Ngolo-Setas" et son odyssée à pied pour regagner la Chine avec les survivants. Ce n'est que bien plus tard que parut " Missions Perdues au Tibet" où Guibaut, derrière son apparence massive et majestueuse et ses côtés bon-vivant (quand il allait se baigner à la plage de Saint Jean-de-Luz, je me rappelle sa femme nous disant : " Regardez André qui va remettre ses lettres de créance à Neptune !") dévoile toute sa sensibilité, ses préoccupations métaphysiques et son amour de la culture asiatique. C'est en Chine qu'il croisa, je crois, Pierre Teilhard de Chardin qui l'impressionna naturellement beaucoup. Il y rencontra aussi l'autre savant jésuite, Pierre Leroy, que j'ai également connu et qui fait allusion à André Guibaut dans son livre "Un chemin non tracé - Jésuite au XXème siècle". L'anecdote est tragi-comique : un soir, Teilhard et Leroy entendirent à la radio l'annonce de la mort de ... Teilhard massacré par les brigands de la vallée de la Salouen ! C'est en rencontrant plus tard Guibaut que Leroy se rendit compte que "la consonance des deux noms Teilhard et Léotard avait créé la confusion".
Après guerre, à son retour de Chine où il avait été délégué du Comité national français, il se retrouva marié, père d'un jeune enfant et sans situation. Avec beaucoup de gêne, il alla trouver Georges Bidault, alors ministre des affaires étrangères, pour lui demander de le recommander pour un emploi, même modeste. Bidault lui dit qu'il en parlerait au Général de Gaulle, ce qu'André Guibaut pris pour une manière aimable de se débarrasser de lui. A sa surprise, il entamait peu après une carrière de diplomate. Il nous racontait comment, avant ses prises de poste, il était convoqué à l'Elysée par le Général de Gaulle qui lui donnait une sorte de cours magistral présentant l'histoire et la géographie du pays où il allait être appelé à servir.
Lors d'une escale à Colombo à Ceylan, mon père qui naviguait toujours, reçut peu avant à bord un télégramme l'informant que l'ambassadeur de France , qui ne se nommait pas, l'invitait à déjeuner et qu'on viendrait le chercher à bord. A l'heure dite, mon père vit arriver une superbe vedette avec des lanciers enturbanés et, avec étonnement et joie, il vit surgir de la cabine, hilare, André Guibaut pour l'accueillir. Ils tombèrent dans les bras l'un de l'autre après les années de séparation dues à la guerre.
La dernière fois que nous le vîmes c'est lorsqu'il vint à Saint-Jean-de-Luz, quelques mois à peine avant sa mort, remettre à mon père les insignes de chevalier de la Légion d'honneur. J'ai toujours son petit discours où il explique qu'ils avaient, avant de naviguer sur des paquebots luxueux, connu des navires inconfortables et exigus où pour arriver à passer son pantalon, il fallait ouvrir la porte de sa cabine !
J'ai le souvenir enfin des difficultés profondes rencontrées, après sa mort brutale, par sa femme Colette dont le fils Daniel n'avait pas achevé ses études et qui se retrouvait avec une pension plus que modeste. En effet, André Guibaut avait contracté dans le passé un premier mariage très vite rompu mais qui réduisait à très peu la pension de réversion due à Mme Guibaut. Elle dut se livrer à de modestes travaux d'écriture pour subsister. Voilà quelques uns des souvenirs que je garde d'André Guibaut. Pardon pour les anecdotes un peu légères, mais elles reflètent bien la personnalité de cette homme exceptionnel, qui mariait gravité et amour de la vie, aventure et poésie, réflexion et action. Philippe DIDIER-COURBIN 12 octobre 2013

Philippe DIDIER-COURBIN le samedi 12 octobre 2013 - Demander un contact


André Guibaut après la guerre

Cousin éloigné (par mon arrière grand mére) de d'André Guibaut, je vais ajouter quelques élèments de biographie:

André Guibaut a été en effet parmi les représentants de la France Libre auprès des autorités chinoises.

André Guibaut va poursuivre après la guerre une carrière diplomatique, en étant consul général de France à Singapour jusqu'en 1953 puis ensuite en Jordanie, en tant qu'Ambassadeur. Il sera ensuite haut réprésentant de la France au Laos de mai 1955 à janvier 1957. Puis en poste au Sri Lanka, consul général à Milan en 1961 pour finir sa carrière en tant que directeur de l'OFPRA d'avril 1962 à 1966.

Ses livres sur le tibet vont connaitre un certain succés et il va recevoir la Cuthbert Peek Grant en 1947 de la Royal Geographic Society. Celle-ci considérant que les explorations Tibetaines de Guibaud étaient l'exploration la plus excitante depuis les explorations arabes de Doughty...

rocheron le lundi 10 décembre 2012 - Demander un contact


hommage à un lointain parent

je suis un descendant de jean mauvezin qui s'associa avec la famille Guibaut. Je me trouve donc être un lointain cousin d'andré Guibaut que je n'ai jamais rencontré, pas plus que son frère architecte à Bordeaux (René Guibaut, je crois).Par contre j'ai plusieurs fois rencontré un dernier des trois frères Guibaut, nommé Max Guibaut, représentant dans l'industrie. Il a fait aussi, en semi-professionnel du théâtre sous le pseudonyme de Max Valaire. C'est donc ici un modeste hommage à cette famille Guibaut, que j'ai finalement assez peu connue mais qui ne m'en est pas moins chère.Merci.

huet le vendredi 11 novembre 2011 - Demander un contact


Mémoires de guerre , Charles de Gaulle (L'Appel)

" J'étais informé des dévelop­pements de cette grave affaire, non seulement par les Anglais et les Hollandais à Londres, mais aussi par les représentants dont la France Libre disposait aux principaux carrefours du monde : Schompré, puis Baron et Langlade, à Singapour ; Garreau-Dombasle à Washington ; Egal à Shanghaï ; Vignes à Tokyo ; Brénac à Sydney ; André Guibaut, puis Béchamp, à Tchoung-King ; Victor à New-Delhi. Il m'apparut que les diverses politiques étaient, en l'occurrence, aussi gênées que complexes, mais qu'en tout cas personne ne ferait rien pour aider l'Indochine française à résister aux Japonais. "

laurent le mercredi 02 septembre 2009 - Demander un contact


Claude Faure : Aux Services De La République - Du Bcra À La Dgse

"...au cours du mois d'avril, M. Égal ouvre un bureau de la France libre à Tchong-King, dans la province chinoise -libre controlée par Tchang Kaï-chek. La direction en est assurée par le docteur Bechamp, assisté de l'ancien consul de France, M. Jankélévitch, de M. Guibaut, ancien commissaire de la Marine, et du journaliste Jacques Fishbacher. À la fin du mois suivant, le général de Gaulle charge le professeur Jean Escarra de nouer des relations officielles avec les autorités de la Chine libre "

laurent le mardi 18 août 2009 - Demander un contact


"The "means of rescue" soon appeared. They were men. At Chungking, where Chiang Kai-shek had moved his government, while continuing to fight the Japanese, a small Free French mission had been set up, consisting of Dr Bechamp and the explorer Guibaut, who was soon to be relieved by Professor Escarra; at Calcutta, the French Governor kept up contact with the British authorities. A rubber manufacturer, Francois de Langlade, had made contact with two planters from Malaysia, Mario Bogret and William Baze, hostile to the Vichy government. In Chinese Yunnan, two information officers, Major Tuttenges and Captain Milon, set up one of the best networks in the region, while the diplomatic counsellor of the pro-Vichy Governor-General Decoux, Claude de Boisanger, sent an emissary called Franqois to de Gaulle. Thus, little by little, the foundations were laid for a concerted effort.

From summer 1943, then, de Gaulle was able to draw up an Indo-Chinese strategy. The principles of this strategy were expressed in a declaration to the peoples of Indo-China, delivered in Algiers on 8 December 1943, which, while reaffirming the principle of French sovereignty in the peninsula, opened up prospects of collective development, in the form of a "tree and close association between France and the Indo-Chinese peoples".
The military means were beginning to be brought together in India, under the direction of General Blaizot, head of the "expeditionary corps", whose task it now was to bring Indo-China back to the Free French side. Then, in August 1944, de Gaulle sent a close confidant to Indo-China, Francois de Langlade, whose mission was to contact Admiral Decoux, the High Commissioner appointed by Petain. But, when the Free French envoy proposed that Indo-China should be brought over to the side of the Allies, Decoux replied that if Indo-China were to be brought back into the French orbit it would be better employed improving their relations with Japan, which had no hostile intentions and hoped in the long term to use the French to negotiate with the Americans and British.

By trying to come to an agreement with Decoux, the General was in fact breaking with what had seemed to be an article of faith with him: the men of Vichy were all the same, they would pay any price to keep their jobs. For once, he tried to compromise and failed pitifully.
On 9 March 1945, in the late afternoon, an event occurred that de Gaulle had foreseen, but which nevertheless upset his military and political plans: the Japanese took over all forms of power in the Indo-Chinese peninsula, interning French civil servants and soldiers and massacring all those who tried to resist. The French presence in Indo-China being thus reduced to nothing, the Japanese set up in the various capitals (Hue, Phnom Penh, Luang Prabang) governments declared to be "independent" and which were, in fact, more so than has often been said.

Extract from “DE GAULLE The Ruler: 1945-1970”, Written by Jean Lacouture. Hartnolls Limited, Bodmin, Cornwall. Great Britain, 1991. "

www.franceattraction.com 

Laurent Laloup le samedi 12 juillet 2008 - Demander un contact


Bordelais...

"André Guibaut (1904–1966 and Louis Liotard (1904–1940)
Born in the same year, André Guibaut and Louis Liotard met in the merchant marine. One was from a modest Bordeaux family, the other a Parisian, son of an African explorer and himself a friend of the famous explorer Brazza. It was their mutual love of adventure and their thirst for travel that took them to Asia. Their goal: to fill in a blank space on the map; to attempt to reconnoiter the unexplored territories of the far reaches of China, Tibet and Burma.
For two years they assiduously attended the courses given by Paul Rivet at the Institut d’Ethnologie, by Emmanuel de Mortonne at the Institut de Géographie as well as those taught by Paul Pelliot and Jacques Bacot. In 1936, under the patronage of the Société de Géographie and the Musée de l’Homme ......
The spring of 1940 saw a debacle in both France and China, where Japanese had resumed their bombardments. Guibaut and Liotard nevertheless set out on a second expedition, this time to explore the bend of the Yellow River, home of the Ngolo-Seta, Tibetan nomads with a reputation as dangerous bandits. From Tatsienlu, where they met Alexandra David-Néel, the two explorers set a northerly route towards the Bayen Khara mountains. Following the slow pace of their yaks, stopping to watch the masked dances performed in the monastery courtyards, the little caravan came to the high plateau covered in short grass, the habitat of the nomadic herders. There, on 10 September 1940, they fell into an ambush. Liotard and the expedition’s Chinese cook were killed, and the caravan wiped out.
A few weeks later, Guibaut reached Tatsienlu. When he had recovered, he placed himself at the disposal of General De Gaulle, who appointed him to the post of delegate for the Comité National Français in China. Immediately after the war, he published a book dedicated to his companion, relating their adventures in Tibet : Ngolo-Setas, 1947 (Tibetan Venture in the Country of the Ngolo-Setas. Second Guibaut-Liotard Expedition, 1949). His diplomatic career as consul general and ambassador took him from Singapore to Amman, and from Laos to Italy via Morocco and Ceylon. Liotard, whose body was left in the mountain pass where he was assassinated, was awarded the Legion of Honor posthumously.
"

hal.archives-ouvertes.fr 

Laurent Laloup le samedi 12 juillet 2008 - Demander un contact


Andre Guibaut ?????

"Born in the same year of 1904, Andre Guibaut and Louis Liotard became acquainted in the merchant marine. Determined to become famous explorers, the two studied geography courses in Paris, then set off for Tibet. Because their first venture into the country had gone undetected the French Long Riders felt emboldened with success.

So they set off in the spring of 1940, determined to enter into Tibet via China’s Yellow River gorge. This border area was notoriously dangerous, and years later, Guibault recalled visiting one crime ridden town. “Robbers abound in this frontier post and it is common at dawn to find people lying stabbed and entirely stripped of their clothes.”

Alas that the brave young Frenchmen did not pay more heed to the dead bodies which served as a warning for what was to come, for on September 10th they were ambushed. A hail of bullets fired by concealed brigands slew Louis Liotard in the saddle. Andre Guibaut was forced to retreat or die. Liotard, whose body was never recovered, was awarded the Legion of Honour posthumously.

Then, with the world rapidly descending into the madness of the Second World War, Andre Guibaut was appointed to the French diplomatic service by General De Gaulle.
"

www.thelongridersguild.com 

Laurent Laloup le samedi 12 juillet 2008 - Demander un contact

Dernière mise à jour le lundi 07 mars 2016

 

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