Les Français Libres, de juin 1940 à juillet 1943

 
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François Giocanti



Naissance : 2 décembre 1909 - Ucciani, Corse

Point de départ vers la France Libre : Metropole

Engagement dans la France Libre : en septembre 1940

Affectation principale : FAFL /

Grade atteint pendant la guerre : lieutenant

Décès : 10 juillet 1993 - Ajaccio, Corse

Dossier administratif de résistant : GR 16 P 256669

Dans la liste d'Henri Ecochard V40 : ligne 21502

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François Giocanti - son Livre d'or !
 

Le ralliement de la Côte française des Somalis à la France Combattante

décembre 2012 - Fondation de la France Libre 

"...Le 6 septembre, à six heures du matin, un groupe d’aviateurs s’évade de Djibouti. Après s’être glissés dans un hangar la veille au soir et fait en sorte que les Potez 63 de chasse ne puissent les poursuivre, l’adjudant François Giocanti prend les commandes du Potez 29 n° 106, avec à son bord le lieutenant Edmond Magendie, major de garnison, l’adjudant Louis Duprat, chef mécanicien A/C, le sergent Marius Guyot, le sergent Roger Mery et le sergent-chef Yves Michel, radio. Le sergent Gataud pilote un second Potez 29, mais l’appareil ne peut décoller, et les hommes rejoignent discrètement leur cantonnement. Filant en rase-mottes sur Obock (sur la côte septentrionale du territoire), Giocanti et ses cinq compagnons rejoignent le Yémen, où ils s’engagent dans les Forces françaises libres ..."

Laurent Laloup le dimanche 12 juin 2016 - Demander un contact


" La mort de François Giocanti

« LE SOLDAT QUI NE S'AVOUE PAS VAINCU A TOUJOURS RAISON ! »

C'est un grand ancien de la Base Aérienne de Dijon qui, par son exem­ple, démontre la véracité de l'affirma­tion dispensée par Charles Péguy.
Compagnon des pilotes les plus célè­bres de la « 7 » Littolf (+ Normandie-Niémen) dont Valentin abattu lors de la libération de Dijon, François Giocanti, né en 1909, Breveté pilote en 1933, prend de plein fouet l'armistice honteux de juin 1940 alors qu'il était affecté à la protection du territoire stratégique de Djibouti.
Très tôt il ne craint pas d'exprimer ses sentiments et son intention de conti­nuer le combat.
C'est aussi l'avis du général Legentilhomme, mais il se heurte à l'attitude du gouverneur Deschamp, fidèle aux directives de Vichy.
Pour éviter une effusion de sang entre Français le général rejoint les Forces Françaises Libres avec deux officiers de son état-major, abandonnant le territoire à son destin.
Giocanti, très lié avec le major de gar­nison le lieutenant Magendie, espère encore obtenir le ralliement à la cause alliée en s'appuyant sur la troupe indi­gène très hostile aux Italiens voisins, dont l'action en Somalie et en Abyssinie n'est pas appréciée.
Une commission italienne attend à Ali-Sabiet que deux avions de l'Armée de l'Air viennent la chercher pour prendre ie contrôle de Djibouti.
Giocanti se porte volontaire pour cette mission et espère au retour aller se poser avec ses honorables passagers au Yémen voisin, chez les Britanni­ques, sur la base d'Aden.
Une indiscrétion amène le capitaine Bilbaut à désigner un autre pilote, con­sidéré comme plus » discipliné ». Fu­rieux de manquer une telle occasion, Giocanti est décidé à ne pas en rsster là.
Lorsque la délégation française ac­cueille la commission italienne, le par­king est désert, sans activité, les portes des hangars fermées. Une cor­vée de tirailleurs a été désignée pour porter les bagages.
Giocanti, avec une section de tirail­leurs armés, s'est embusque dans un hangar voisin. Il fait irruption en hur­lant:
." Vous êtes des tirailleurs français, pas les boys des Italiens, posez ces valises ! » Se tournant vers la commission, en italien, en rappelant à ces trop glorieux représentants du "Duce" qu'ifs n'ont rien a faire ià. que leur victoire est imméritée, et il les invite à retourner d'où ils viennent.
Stupeur dans la délégation française, où l'on se confond en excuses. Le Commandement invite l'A/C Giocanti à aller le soir même, officielle­ment, présenter ses excuses. Pour toute réponse, Giocanti, le soir venu, sabote le secteur électrique, pri­vant ainsi le cantonnement italien de ventilateurs...
Le lendemain, convocation chez le Commandant de base, qui met notre héros aux arrêts de rigueur déjà pour quinze jours en attendant ie retour du rapport hiérarchique adressé sur l'af­faire, et interdiction de vol... Le 5 septembre, au soir, en accord avec le Chef mécanicien A/C Duprat, deux P29, pleins complets, prêts au décollage, sont placés juste derrière les portes coulissantes d'un hangar. Deux équipages avec deux pilotes, Giocanti et Sgt Gataud, décolleront le lendemain 6 septembre, au petit jour, pour Aden. Au total, 11 hommes dont le lieutenant Magendie {Major de Gar­nison) qui secrètement prend place, la veille au soir, dans la queue du premier avion.
Comme à l'accoutumée, à 6 heures les tirailleurs ouvrent les portes. Gio­canti met en route dans le hangar, ce qui panique les tirailleurs, et sans at­tendre la montée en température de l'huile, avec quelques ratés, plein gaz. l'avion décolle sur le "taxi-way".
Mais avant de mettre le cap sur Aden, Giocanti tient à saluer une dernière fois celui qui a voulu l'interdire de vol. Ce matin-là, le capitaine Gilbaut n'a pas eu besoin de réveil-matin avec le passage des 450 CV au ras de son toit. Apres la mise de cap, Giocanti est in­quiet car, avec ses 180 km/h de vitesse de croisière, il peut se faire intercepter par les P6311 capables de vo­ler à 400 km/h,..
C'est alors que le Radio lui présente une poignée de fusibles, des P63... « Ils ne sont pas encore près à décol­ler.,. » Excellente initiative! L'autre équipe n'a malheureusement pas pu démarrer ; ce que voyant, cha­cun a pu rejoindre discrètement son cantonnement. Lors de l'interrogatoire des tirailleurs, pas un ne les dénonce­ra.
En arrivant chez les Britanniques, c'est un accueiï enthousiaste, mais ils proposent à Giocanti de lui acheter son avion :
« Je ne suis pas un mercenaire, si vous avez besoin de cet avion, ser­vez-vous en. »
Ce qu'ils firent durant deux années pour le ravitaillement des postes isolés du Sud-Yémen pour lequel cet avion s'est révèle particulieremenî bien adapté.
Quant à nos évadés, ils ont, comme ils en brûlaient d'envie, continué le combat dans fes Forces Françaises Libres alors qu'à Djibouti il fallut atten­dre encore deux années... Pour sa part. Giocanti à d'abord servi au groupe Alsace sur Huricane, en Li­bye puis en Grande-Bretagne. Fin 1943, il rejoint le Tchad, sur Blenheim IV. en appuyant la Colonne Leclerc dans îa conquête du Fezzan-Tripolitaine, puis sur B/26 - Marauder » dans la campagne d'Italie, le Débarquement de Provence, la Campagne de France durant le pénible hiver 1944-45, le Front d'Alsace et l'Allemagne. En 1946. il quitte i'Armée de l'Air pour rejoindre sa Corse natale et se consa­crer à l'exploitation familiale en réser­vant son temps libre à l'Aéro-Club lo­cal. C'est là, à Ajaccio, qu'il vient de nous quitter le 10 juillet 1993. François Giocanti, notre grand ancien, a eu raison d'écouter Charles Péguy en refusant une soumission déshono­rante, il a préféré rejoindre le camp du combat et accomplir 96 missions de guerre n° 1 au lieu d'attendre, selon l'expression consacrée du moment, l'arme au pied.

Les anciens du Bretagne "

Revue de la France Libre 4e trimestre 1993 (Coll. Y. Morieult)

laurent le mercredi 23 septembre 2009 - Demander un contact


Forces aériennes de l'Afrique française libre - base aérienne de Bangui.
Page du carnet de vol de François GIOCANTI pour le mois de février 1941.
On remarque en rappel, la régularisation du vol d'évasion du 6 septembre 1940 sur le Potez 29 n°106.
(Collection Y. Morieult via François Giocanti - août 1978)



Cliquez pour agrandir

laurent le mercredi 23 septembre 2009 - Demander un contact


Ciel De Guerre N° 14 : Les Fafl Sur Le Front Autonome Du Tchad (2):

laurent le lundi 21 septembre 2009 - Demander un contact


" (MICHEL Yves - Ronan -Pierre)Sous-officier radio dans l'armée de l'air, en service à Djibouti au moment de l'armistice, Yves Michel refuse la défaite et rejoint l'Égypte le 6 septembre 1940, sur le Potez 29 n°106 piloté par l'adjudant-chef François Giocanti."

www.memoresist.org 

laurent le lundi 07 septembre 2009 - Demander un contact


François Giocanti

En photo dans :
Les Ailes Françaises 1939-1945 n°8 Les aviateurs de la France Libre (2e partie)

Laurent Laloup le mardi 23 septembre 2008 - Demander un contact

Dernière mise à jour le dimanche 12 juin 2016

 

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