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Article de Ouest France du 8 mai 2023 Décorations de René DEVAUX :
Chevalier de la Légion d'honneur
Médaille militaire
Croix de Guerre 1939-45 (remise par le général Leclerc sur son lit d'hôpital)
Médaille des Blessés (blessé le 1er octobre 1944)
Son portrait dans le Ouest France du 2 août 2014 :
Quand on franchit la porte de René Devaux, on plonge dans l'Histoire. Riche histoire aussi pour cet homme. Pas une date ni un détail n'échappent à sa mémoire.
Américains, Canadiens, Anglais, Français, Allemands... Dans ses rayonnages aux nombreux ouvrages, la bibliothèque livre ses vérités. « Ce ne sont pas des romans, lance René Devaux, ce sont tous des livres de témoignages. » Du vécu. Aviation, marine et armée de terre, tout est là, lu et relu par notre hôte. En face, une vitrine chargée d'objets retrace son saisissant parcours.
« Rejoindre le général de Gaulle »
Né à Oran le 3 mai 1923, René Devaux grandit dans une famille de cheminots. « Mon père y était pour son travail. » À 2 ans, c'est le retour en France, à Marseille, puis à Paris, jusqu'au jour ou le jeune homme choisit de quitter l'Hexagone à l'approche du conflit. « Nous avons marché 17 h dans la neige pour traverser les Pyrénées. »
L'obstacle franchi, c'est la prison à Pampelune pendant plus de trois 3 mois ! Libéré, c'est à nouveau la prison à Santander. « Nous avons finalement réussi à rejoindre Casablanca ou je me suis engagé dans les Forces françaises libres. » C'était le 10 mai 1943.
« Ce que nous voulions, c'était rejoindre le général de Gaulle ! » Tout juste créée, « avec du matériel américain », la 2e division blindée intègre René Devaux au génie d'assaut, bataillon devançant les troupes pour sécuriser le terrain. Enfin, il arrive en Angleterre le 15 décembre 1943. « Nous avons fait l'apprentissage des mines, il y en avait 63 différentes ! » L'autre grand jour, c'est le débarquement. « J'étais conducteur d'un half-tract nommé Méthodique, nom donné en hommage à ma façon d'opérer. »
Aux commandes, « le premier à fouler la plage », René Devaux débarque à Utah Beach. Il participe à la bataille de Normandie avant d'entrer à Paris la veille du fameux jour où la 2e DB du général Leclerc entre dans la capitale à son tour.
Le Méthodique poursuit sa route lorsque survient le drame, le 1er octobre. « Sur les 12 copains, cinq ont été tués et quatre blessés », dont notre interlocuteur. Mais le chemin du Méthodique ne s'arrête pas là et poursuit sa route avec la 2e DB jusqu'à Berchtesgaden (Allemagne) pour prendre le repaire alpin d'Adolf Hitler.
Les soldats du général Leclerc - dont Jean Gabin - se retrouvent alors dans un des hauts lieux symboliques de l'Allemagne nazie. « Notre équipage arrive le premier et décroche le nid d'aigle hitlérien. »
Croix de guerre - « le général Leclerc me l'a remise sur mon lit au Val-de-Grâce » - médaille militaire, médaille présidentielle américaine, Légion d'honneur... Dans la vitrine, pas moins de 20 distinctions témoignent de ce parcours hors du commun. René Devaux est jeune adhérent de l'Union nationale des combattants (UNC). « J'ai eu envie de rejoindre cette association pour donner un sens à notre passé ». 
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LE BRETON THIERRY le mardi 09 mai 2023 - Demander un contact Recherche sur cette contribution | |