Les Français Libres, de juin 1940 à juillet 1943

 
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Henry Daoulas



Naissance : 12 décembre 1919 - Morlaix (29)

Activité antérieure : étudiant / scolaire

Point de départ vers la France Libre : Metropole

Engagement dans la France Libre : Gibraltar en juillet 1940

Affectation principale : FAFL /

Grade atteint pendant la guerre : lieutenant

Décès : 10 juillet 2016 - Montréal, Canada

Dossier administratif de résistant : GR 16 P 157226

Dans la liste d'Henri Ecochard V40 : ligne 13564

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Henry Daoulas est né à Morlaix, le 12 décembre 1919. Son père exerce la profession de médecin généraliste. Il est très tôt attiré par l’aviation et s’inscrit aux cours de la Section d’Aviation Populaire (S.A.P.) de Morlaix. Son instructeur s’appelle Dron. Henry Daoulas devient un jeune pilote très actif, on retrouve traces de son passage sur les aérodromes de Brest, Rennes, Quimper, Vannes et Morlaix.
Il passe avec succès les épreuves du brevet de tourisme des 1er (21 octobre 1938) et 2nd (12 avril 1939) degrés.
Au cours de cette période il pilote les : Potez 60, Caudron 275 « Luciole », Salmson « Cri cri », DH « Gipsy ».
Engagé volontaire pour dans l’Armée de l’Air, il intègre la promotion « J » à Toulouse Francazal. C’est sur cette base qu’il fait la connaissance d’Emile Olivier Massart, qui deviendra son ami et plus tard Compagnon de la Libération, ainsi qu’Hubert Michelin avec lequel il restera en relations jusqu’à son décès. Les élèves de la promotion « J » sont tous titulaires des brevets civils 1 et 2. Son parcours d’instruction le conduit à l’Ecole Caudron à Agen où il vole sur Caudron 491, DH 82, et MS 230 réservé pour l’instruction à la voltige.
Le 24 janvier 1940, il passe avec succès les épreuves du brevet de pilote militaire. Les brevets n° : n°28.423 (Hubert Michelin), 28.425 (Henry Daoulas), et n°28.432 (Olivier Massart) leur sont délivrés.

Son classement lui permet, ainsi qu’à ses deux camarades de choisir de servir dans une unité de chasse. Sa formation se poursuit à l’Ecole n°3 d’Avord. Il complète son instruction sur NAA 57 et MS 230.

Le bombardement d’Avord des 10 et 11 mai 1940 met un terme à sa formation. Sous l’impulsion d’un de leurs instructeurs, le sergent Reynaud de Honington, l’Ecole se transporte à La Rochelle, puis Saint-Jean-de-Luz où le groupe embarque le 21 juin sur le cargo suédois « Taberg ». Le lendemain, tandis que le bâtiment croise au large des côtes du Portugal, la nouvelle de l’armistice leur est communiquée.

Débarqués à Casablanca, Henry Daoulas et ses camarades sont orientés vers les logements collectifs de la base aérienne. Depuis cet aérodrome, un important dispositif de pilotes polonais s’apprête à prendre la direction du port afin d’embarquer à destination de la Grande-Bretagne. Bienveillamment, ils acceptent de prendre Henry Daoulas et ses compagnons dans leurs rangs. Le 3 juillet 1940, au départ de Casablanca, les jeunes volontaires français embarquent sur le Cibel Dersa qui appareille sans délai pour Gibraltar.

A l’arrivée dans le port de Gibraltar, polonais et français sont rapidement transférés sur l’Anadyr. Henry Daoulas et ses camarades débutent la croisière qui les conduira à Greenock, en Ecosse, où ils accostent le 16 juillet 1940. Le lendemain, il s’engage pour les FAFL (il recevra ultérieurement le matricule 30.225). Dans un très bref délai, il transite par Londres, puis le camp de regroupement de Saint-Athan, près de Cardiff. Ses états de services et sa titularité du brevet de pilote militaire qualifié pour le vol en monomoteur lui permettent d’intégrer le premier groupe de stagiaires orientés vers Odiham. Le 12 août 1940, il reprend son entrainement par un vol sur Caudron Simoun. Successivement, il volera sur Caudron Simoun, Caudron Aiglon, Miles Magister et Miles Master. Au début du mois de mai 1941, il est déclaré apte à débuter le cycle de formation au n°5 SFTS de Ternhill.
Le détail de ses heures de vol se décompte alors comme suit :
- Vols civils : 50h25.
- Armée de l’Air (octobre 1939, juin 1940)
o Ecole Caudron à Agen : 87 heures
o Ecole de chasse Avord : 93 heures + 23 heures de convoyage.

A Ternhill, il intègre le 61th Course. Son passage au n°5 SFTS n’est pas exempt de deuils. Son camarade Armand Bayard se blesse durant la formation (il se tuera accidentellement le 22 octobre 1941), Xavier Hahn perd la vie dans l’embrasement de son Miles Master I, le 18 juillet 1941.

Le 6 août 1941, il reçoit le brevet de pilote FAFL n°44. Classé « pilote au-dessus de la moyenne » il débute le 20 août 1941 son stage en OTU à Crosby on Eden.
Le 8 octobre, il prend enfin poste en qualité de pilote de chasse au sein du 232 squadron de la RAF. Michel Boudier, Marcel Waillier, Jean Buiron y seront ses camarades. En octobre 1941, la création d’un squadron de chasse français, le Groupe « Ile de France » est effective. Il est au nombre des premiers chasseurs français à intégrer l’unité. Il participera à l’ensemble des missions offensives du Groupe, et sera touché en combat aérien lors d’un engagement contre des Focke-Wulf 190. Il servira dans cette unité de chasse jusqu’à la fin du mois de mai 1942.

A cette date, est détectée une faiblesse de son oreille interne qui lui interdit désormais de servir en unité opérationnelle.

Henry Daoulas instruit alors une demande d’affectation pour le Coastal Command. Il souhaite y retrouver ses camarades Jacques Hazard et Gonzalès Caron. Son dossier est écarté pour raison médicale.

Il passe alors avec succès les épreuves pour devenir pilote d’essai et obtient le brevet « pilote d’essai » de la RAF n°1.743.
Il servira jusqu’en juillet 1945 dans cette spécialité.
A cette date, il porte le total général de ses vols à :
- 1.801h45 au sein de la RAF
- 48 heures dans l’Armée de l’Air en 1946
o soit un total de 2.052 heures de vol militaire et 50.25 heures de vol civils.
Il est titulaire des brevets suivants :
- Chef de bord Armée de l’Air
- Pilote de chasse
- Pilote de transport
- Pilote d’essai RAF
- Brevet RAF de bimoteur
- Brevet de 1er pilote pour Halifax, Lancaster, B.17 « Flying Fortress » et 2nd pilote de B.24 « Liberator ».

Henry Daoulas quitte l’armée de l’Air en 1946. Il s’expatrie peu après et s’installe au Canada où il fera carrière dans le tertiaire.
Il y décède le 10 juillet 2016.

La liste des avions qu’il pilota reflète le parcours exceptionnel de cet homme qui sa vie durant se révéla toujours volontaire.

Caudron 275 « Luciole »
Caudron 600 « Aiglon »
Caudron Potez 60 « Sauterelle »
Caudron « Simoun »
Dewoitine 500 et 510
Farman 91, 202 et 401
Hanriot 182
Morane 225 et 230
Potez 58 et 60
Salmson « Cri cri »
NAA57
De Havilland 60 « Gipsy »
De Havilland 82 « Tiger Moth »
De Havilland 89 « Dominie »
Miles « Magister »
Miles « Master » I, II, III
Hawker « Hurricane » I et II (B et C)
Supermarine « Spitfire » II, V, VI et IX (B et C)
Boulton Paul « Defiant » I et II
Airspeed « Oxford » I et II
Avro « Tutor »
Bristol « Blenheim »
Avro « Anson »
North American P.51 Mustang I et Ia
Fairchild « Argus »
Stinson L 1a « Vigilant »
Blackburn « Botha »
Lockheed « Hudson » I et V.

Frédéric Bruyelle, le 20 août 2016.

frederic bruyelle le dimanche 28 août 2016 - Demander un contact


décès de monsieur Daoulas

Henry Guillaume Daoulas est décédé le 10 juillet 2016 à Montréal où il demeurait.

frederic bruyelle le dimanche 14 août 2016 - Demander un contact


"sur le cargo Anadyr au départ de Gibraltar - au 1er plan de G. à D., De Labouchère  , Héliès  , Doualas, Rabineau  , Van Wyrmeersh, Massart  . Au 2ème plan : Michelin  , Maillet, Magrot  , Reynaud de Honington, Hubidos  , Dubourgel  , Matheron, Huin  . "photo de Labouchère, coll. Solange Marchal via Many Souffan"

Mais il y a 14 noms pour 13 personnes sur cette photo et le seul Matheron connu chez les Français Libres à cette époque est un marin agé de 53 ans 

Doualas est probablement Henri Daoulas  , Van Wyrmeersh serait Raymond Van Wymeersch  , Maillet serait Jacques Mallet  , Reynaud de Honington serait Robert Rayneau de Honington 



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Jacques Ghémard le mardi 26 juillet 2016 - Demander un contact


Revue "Entre nous" de fevrier-mars 2010 , édité par les Anciens Combattants Français de Montréal (F.A.C.F.) : 

Laurent le dimanche 25 juillet 2010 - Demander un contact


"La Vieille Equipe", de Bernard Dupérier, Berger Levrault

" Du côté des sous-officiers, voici le sergent Debac, petit et sec, au profil d'aigle, dont le regard se cache sous d'épais sourcils et que ses camarades considèrent comme le plus adroit pilote du groupe et le plus gonflé. Ie sergent chef Marc Waillier, grand, mince et blond, dont le visage porte une expression étonnante de détachement et d'idéal et qui a su s'attirer la sympathie de tous. Voici aussi Daoulas, qui a une faconde un peu inattendue chez un Breton et jamais prise au dépourvu. Inséparable de Daoulas et Debec, voilà Boudier, familièrement appelé « Boubou », d'aspect timide et réservé, mais qui a en lui plus de possi­bilités qu'il ne veut bien l'admettre.
Enfin, arrivés quelques jours après le gros du contin­gent, les sergents Demas et Taconet sont deux bonnes recrues qui ne déparent pas l'ensemble de « B » flight."

laurent le samedi 11 juillet 2009 - Demander un contact


"...Les Forces aériennes libres en expo à Montbarey - Brest
mardi 24 janvier 2006

Le fort Montbarey accueille une exposition sur panneaux qui retracent l'action des FAFL, Forces aériennes françaises libres .

Dans les semaines qui ont suivi la signature de l'armistice en juin 1940, 500 aviateurs environ, ont rejoint l'Angleterre afin de poursuivre la lutte aux côtés des Anglais. Plusieurs groupes ont été constitués notamment, parmi lesquels faisaient partie les groupes Normandie Niemen, Ile de France, Alsace aves ses fameux spitfires, et des groupes de bombardiers comme le groupe Lorraine, Bretagne. L'exposition met en avant des noms glorieux comme Mouchotte, Fayolle, Guérin, Closterman, MendesFrance.

Au Fort Montbarey un aviateur du groupe Ile de France, créé en Ecosse en octobre 1941, a rendu visite à Jean Le Balc'h , président de l'association Mémorial Fort Montbarey. A 86 ans, l'ancien des FAFL, Henri Daoulas a remis son insigne et sa casquette d'aviateur pour enrichir la collection du musée. Henri Daoulas a quitté la France et s'est installé au Canada.

L'exposition sur les Forces aériennes française libres est en place jusqu'à la fin du mois de février aux heures d'ouverture du musée de 9 h à 12 h et de 14 h à 18 h du lundi au vendredi."

www.ouest-france.fr 

Laurent Laloup le dimanche 25 mai 2008 - Demander un contact


Aviateur ?

Extrait de "Bonsoir Nadette" de Philippe Chéron :

Laurent Laloup le mercredi 12 septembre 2007 - Demander un contact

Dernière mise à jour le dimanche 28 août 2016

 

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