Les Français Libres, de juin 1940 à juillet 1943

 
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Robert Henri Alaterre



Naissance : 26 avril 1907 - Nantes (44)

Activité antérieure : fonctionnaire

Point de départ vers la France Libre : Metropole

Engagement dans la France Libre : Londres en juillet 1940

Affectation principale : BCRA /

Décès : février 1983 - Namur, Belgique

Dossier administratif de résistant : GR 16 P 5826

Dans la liste d'Henri Ecochard V40 : ligne 728ligne 729



Robert Henri Alaterre - son Livre d'or !
 

Publication

Je publierai prochainement les souvenirs de Jean Le Roux, récemment décédé, concernant le Réseau Johnny à titre de contribution-témoignage à une histoire de ce Réseau qui reste à écrire.

Casalis André le lundi 30 novembre 2009 - Demander un contact

Réponse :

Andre Casalis 

Et "La mémoire des Français Libres" / sous la direction d'André Casalis 



Et comme deux des sept tomes sont actuellement ouverts devant moi sur mon bureau, merci !
Jacques Ghémard


" Le réseau de résistance johnny

C'est Robert Alaterre et Jean Le Roux qui fondent et animent le réseau Johnny. Le 27 mars 1941, il
sont les premiers agents de la France libre à établir une communication par radio avec Londres. C'est de la chambre des frères Vourc'h, Yves et Paul, située alors au-dessus de la poste de Kerfeunteun (qui fait aujourd'hui partie de Quimper), que part le premier message. Ils émettront régulièrement jusqu'au 12 avril 1941 et fourniront ainsi de précieux renseignements sur les mouvements autour du port de Brest. La ville de Quimper sera libérée dès le 8 août 1944, après un message de la BBC du 3 août demandant « le chapeau de Napoléon est-il toujours à Perros-Guirec ? », signal du déclenchement de la guérilla généralisée en Bretagne "

www.lepoint.fr 

Laurent le dimanche 05 juillet 2009 - Demander un contact


"André Casalis : Cadets de la France Libre - Louis Le Roux 1923-1951"

" Comme Jean. Il est démobilisé en novembre, regagne Lanmeur et commence immédiatement à se renseigner pour me suivre de l'autre côté de l'eau. C'est grâce à Jean Lavalou, ancien élève de papa, qu'il est mis en rapport avec une filière d'évasion.
La traversée à la voile dure trente-cinq heures sur le langoustier L'Émigrant, nom prémonitoire. Parti le 16 décembre de Camaret il arrive le lendemain en Cornouailles. Quelques jours après j'ai la surprise de voir mon frère se pointer à Rake-Manor où se trouve alors la Légion des Jeunes Volontaires Français et où il a retrouvé ma trace. Je n'ai pas besoin de te dire ma joie d'avoir des nouvelles de la famille : les premières depuis cinq mois.
Ton frère s'est engagé dans les Forces Françaises Libres, je suppose ?
Oui, mais dans des circonstances bien spéciales que je n'ai connues en détail qu'après la guerre, à mon retour de Nouméa.
Jean fait la traversée avec d'autres garçons, Daniel Lomenech et Jean Milon notamment. Ils reviennent d'une difficile mission de renseignement effectuée pour le compte de la French Section du MI 6. Ils lui parlent de leurs expériences et, tout naturellement, au lieu de passer à Patriotic School comme tous les nouveaux arrivants pour être examiné à la loupe par le contre-espionnage britannique, il se retrouve bouclé dans un hôtel qui sert de centre de regroupement à la French Section.
Interrogé, on découvre qu'il est radio. Quelle aubaine inattendue ! Un officier, le commander Dunderdale, ancien correspondant du MI 6 à Paris -où il suivait l'affaire de la machine Enigma - auprès du colonel Rivet du SR français, et directeur de la French Section, lui propose d'effectuer une mission en France pour son compte. Tu dois savoir que Dunderdale, comme beaucoup de fonctionnaires britanniques de l'époque, ne croit pas du tout en de Gaulle, et encore moins, si possible, dans les services naissants du commandant Passy.
Mon frère est alors présenté à Robert Alaterre, ancien archiviste de l'ambassade de France, évadé sur la Petite Anna : évasion dont tu as entendu parler.
A vrai dire; non. Que s'est-il passé ?
C'est une longue histoire, je t'en reparlerai... Jean commence donc son entraînement, surtout à Saint-Alban, avec le capitaine Émery, spécialiste des transmissions. Il avait posé comme condition première de pouvoir s'engager dans la France Libre. Ne voyant rien venir au bout de trois mois, il demande à plusieurs reprises où en est la question. On tente de le dissuader, arguant du manque de professionnalisme des équipes du T Bureau FFL, etc., tant et si bien qu'il finit par refuser tout net de partir la veille du jour prévu pour son embarquement.
Consternation, discussions et, pour finir, concession. Accompagné du capitaine Roy et de l'enseigne de vaisseau de Lesseps - alias de Chamfort - il est reçu par le capitaine de corvette Querville, remplaçant de Passy, absent, pour signer son engagement.
Mais, dis-moi ! Cet Alaterre n'a aucune expérience du renseignement, me semble-t-il, et on le lâche comme cela en territoire contrôlé par les Allemands !
Il n'en a pas plus que Rémy ou Passy ! Jean m'a expliqué plus tard que son chef s'était rallié de manière spectaculaire. Prisonnier évadé et se dirigeant vers la Bretagne, il avait rencontré de jeunes militaires qui voulaient comme lui, rejoindre de Gaulle. Guy et Jean Vourc'h, le frère de Paul qui viendra plus tard aux Cadets. Je l'ai bien connu à Malvern. Un garçon sympathique que tout le monde aimait beaucoup. Robert Alaterre et cinq autres évadés étaient donc partis de Douarnenez en octobre 1940 sur la Petite Anna. Reçu par le Général, Alaterre se met d'accord avec Estienne d'Orves, patron temporaire du 2e Bureau d'alors, pour préparer une mission sous la houlette de Dunderdale. "

Laurent le dimanche 05 juillet 2009 - Demander un contact


Colonel « Passy » : Mémoires du chef des services secrets de la France libre, Odile Jacob, 2000 , notes de JL Cremieux-Brilhac :

"Nous montâmes, de concert, une mission avec un ancien archiviste de l'ambassade de France, nommé Alaterre 1. Il s'agissait d'installer en Bretagne, où nous désirions être particulièrement bien informés, un important réseau de renseignements militaires qui viendrait recouper les antennes que nous avions déjà. Un bateau à voiles, L'Émigrant, avait ramené en Angleterre des prisonniers anglais évadés et quelques volontaires qui désiraient rejoindre la France Libre. Nous l'utili­sâmes pour déposer notre agent, le 20 mars, près de Paimpol. La mission reçut le pseudonyme de « Allah ».
lui envoyâmes ultérieurement un opérateur de radio.
"
. Robert Alaterre (1907-1983), héros efficace et discret, fondateur et animateur du réseau Johnny, injustement éclipsé par l'éclat du réseau du colonel Rémy, fut le premier agent de la France Libre qui, à partir du 27 mars 1941, établit la communication régulière par radio avec Londres. Rentré en Angleterre fin novembre 1941, il repartit pour une seconde mission à la fin du printemps 1942.

Laurent Laloup le lundi 05 janvier 2009 - Demander un contact


Robert Alaterre

JO de la France combattante du 18 mars 43 :
Commis auxiliaire de Chancellerie

Laurent Laloup le samedi 22 novembre 2008 - Demander un contact


Robert Alaterre

"Evasion : 1941 : Embarque sur le bateau de pêche « VEACH MAD » Patron Sébastien Briec, du port de Concarneau le 28 Novembre, transbordé avec ses camarades d’évasion sur le sous-marin anglais « SEA LION » au large des Glénans. Arrive à Darmouth le 1er Décembre 1941

.....

Nota : Camarades d’évasion en 1941 : Jean LAVALOU, Robert ALATERRE, Paul VOURC’H"

www.francaislibres.net 

Laurent Laloup le mercredi 04 juin 2008 - Demander un contact


Secret Flotillas De Brooks Richards : 

Laurent Laloup le mercredi 04 juin 2008 - Demander un contact


Revue de la France libre

"YVES VOURC'H

Yves Vourc'h, le dernier des quatre garçons de sa famille qui, tous, avaient rejoint les FFL, est décédé à Plomodiern le 19 novembre dernier. Ses obsèques ont été célébrées le 21 novembre en l'église de Plomodiern, là où il était né le 7 juillet 1924.
Parmi les références dont Yves Vourc'h pouvait se prévaloir, la première dans l'ordre fut son appartenance au réseau Johnny.
En mars 1941, lorsque les fondateurs du réseau débarquèrent sur la côte nord du Finistère, Yves et Paul Vourc'h étaient élèves au collège Saint-Yves à Quimper. En ville, ils occupaient une chambre située au-dessus du bureau de poste de Kerfunteun, commune aujourd'hui intégrée à Quimper.
C'est de leur chambre que débutèrent, le 27 mars 1941, les premières liaisons radiotélégraphiques durables entre la zone occupée et l'Angleterre.
Un point d'histoire : avant son départ en mission, fin décembre 1940, d'Estienne d'Orves convint d'un rendez-vous avec Robert Alaterre, chef du futur réseau Johnny, pour le 20 mars 1941 à Nantes chez Mlle de La Patellière.
Cependant, le départ de Robert Alaterre et de ses trois compagnons n'avait pu se faire à temps, puisque c'est précisé­ment dans la nuit du 19 au 20 mars qu'ils débarquèrent sur la côte nord du Finistère.
Robert ne se rendit à Nantes que le 5 avril 1941. C'est alors que Vf de La Patellière lui apprit que d'Estienne d'Orves était arrêté depuis le... 21 janvier. Alaterre rentra aussitôt à Quimper. C'est de la chambre d'Yves que fut transmis le message qui informa le commandant Passy que d'Estienne d'Orves avait été arrêté deux mois et demi plus tôt. Au cours de cette période, le commandant Passy avait cru qu'il échangeait messages avec d'Estienne d'Orves alors que son correspondant était le colonel Dernbach, chef de l'Abwehr pour l'ouest de la zone occupée. On connaît aujourd'hui la trahison de Gaester.
La chambre d'Yves Vourc'h et de son frère Paul fut le seul lieu d'émission du réseau Johnny jusqu'au 12 avril 1941.
Le 28 novembre 1941, Paul rejoignit l'Angleterre par l'une des liaisons mari­times du réseau Johnny. À cette date, Yves ne savait pas que le départ de son aîné allait le conduire, à terme, à reprendre son activité dans la Résistance.
En effet, à son arrivée en Angleterre, Paul entra à l'Ecole des Cadets . Il se lia d'amitié avec l'un de ses condis­ciples. Celui-ci, à sa sortie de l'école, fut affecté au BCRA.
Il reçut la mission de retourner en France afin d'y organiser un réseau d'évasion. Bien entendu, Paul lui avait donné l'adresse de sa mère et de son frère. C'est ainsi que, en février 1943, Jean-Claude Camors , l'ami de Paul, fut parachuté sur la France pour prendre la tête du réseau d'évasion Bordeaux-Louplac. Il se présenta à Plomodiern, où, naturellement, il fut reçu à bras ouverts par Mme Vourc'h et le plus jeune de ses garçons.
« En octobre 1943, Jean-Claude Camors n'a pas encore 24 ans... Il est en train de monter sa première grande opération maritime à partir de la Bretagne. »
«Mais le 11 octobre 1943, Jean-Claude Camors est mortellement blessé par la Gestapo alors qu'il se trouvait au café de l'Époque à Rennes. Son corps ne sera jamais retrouvé. »
Cependant, l'équipe de Plomodiern, composée de Mme Vourc'h, d'Yves, de Pierre Philippon, Jean de La Patellière, Jos Le Bris et Pierre Drevillon, «était bien décidée à remplir jusqu'au bout la mission que Jean-Claude Camors leur avait confiée ».
En janvier 1944, Yves Vourc'h et ses amis réussirent une extraordinaire éva­sion vers l'Angleterre. Il s'engagea dans les commandos. Son frère aîné s'y entraînait depuis longtemps avant d'être parmi les Bérets verts français qui, sous les ordres du commandant Kieffer, débarquèrent le 6 juin 1944 à Ouistreham. Ce jour, Guy Vourc'h fut grièvement blessé.
Plus tard, Yves débarquera, lui aussi, en Normandie. Puis il se battra en Hol­lande avec les Bérets verts de Kieffer.
Toutes ces actions exemplaires lui ont valu d'être décoré de la Légion d'hon­neur, de la croix de guerre, de la
médaille de la Résistance et de h Modal of Freedom USA.
À la droite du catafalque, lors de I cérémonie funèbre, des anciens de b Résistance s'étaient réunis autour d hautes personnalités de la Résistance intérieure et extérieure. Pour la premiàe on notait la présence des docteuB Maubras et Oison. La seconde éta représentée par le commandant Schlumberger, Compagnon de la Libération, et M. Le Gall, président des Anciensd la 1re DFL.
L'allocution du docteur Olsen, qui témoigna en parfaite connaissance du parcours d'Yves Vourc'h, fut, comme d'habitude, remarquée et très émouvante."

Laurent Laloup le dimanche 02 décembre 2007 - Demander un contact


Revue de la Fondation de la France libre N°17

"Enfin, dans la soirée du 20 octobre 1940, Bernard Scheidhauer, accompagné de cinq camarades : les frères Guy et Jean Vourc'h, Charles de La Patellière, Robert Alaterre, et Joseph Ferchaud, réussit à embarquer à Douarnenez, à bord d'une pinasse toute neuve de douze mètres de long, pontée, avec deux voiles et un moteur, la Petite Anna (Dz 3388). Mais la traversée allait manquer de devenir une tragédie... Le bateau avait été livré avec, dans son réservoir, cent quatre-vingt litres d'essence, ce qui constituait une quantité juste suffisante pour atteindre la cote anglaise. Par sécurité, il eût fallu disposer d'un peu plus de carburant car on devait compter avec les impondérables. Toutefois, si on avait pu disposer à bord d'un marin expérimenté, capable d'utiliser la voilure à bon escient, la quantité d'essence eût sans doute suffi. Mais, dans l'impatience de partir, les jeunes gens firent abstraction de ces considérations et passèrent outre. De plus, Bernard Scheidhauer avait fait des essais de moteur avec Marcel Laurent, mareyeur et patron de la Petite Anna. Mais, contrairement à ce que Bernard déclara à ses camarades, ces essais durèrent plusieurs heures, et non un quart d'heure. Ce fait allait avoir, plus tard, des consé­quences dramatiques.
....
Vers onze heures, ils aperçurent un énorme rocher solitaire et désolé, sans trace de vie, qu'ils doublèrent. Ils faillirent sombrer alors, car la Petite Anna se trouva au milieu d'écueils sur lesquels une mer monstrueuse écumait ; d'énormes remous secouant la pinasse, menaçaient à tout moment de la faire chavirer. Les passagers crurent leur fin arrivée, et Robert Alaterre raconta par la suite que Guy Vourc'h se mit à réciter la prière des agonisants. C'est précisément au mo­ment où ils avaient perdu tout espoir que, du bouillonne­ment de la mer en furie, surgit un cargo britannique, le SS Cairngorn, intrigué par la présence, en ces lieux inhospitaliers, d'un si petit navire semblant désemparé. L'accostage se réalisa dans des conditions difficiles. Le capitaine et l'équipage britannique leur réservèrent un accueil chaleureux et s'évertuèrent à apporter le réconfort que nécessitait leur état ; deux étaient scorbutiques, un autre commençait à perdre la raison...
A la tombée de la nuit du 31 octobre, ils entrèrent dans le port de Milford Haven, terme de leur longue randonnée, mais aussi d'un martyre de onze jours !"

Laurent Laloup le samedi 25 août 2007 - Demander un contact


Robert Alaterre et Jean Le Roux sont à l'origine du réseau Johnny. Ayant rejoint la France libre, ils débarquent à Lampaul-Ploudalmézeau, le 18 mars 1941, avec deux postes émetteurs. Le Docteur Vourch les dirige sur Quimper où Mme Bonnoure les accueille. Les premières émissions réalisées par Jean le Roux auront lieu à l'hôtel des Postes, dans le quartier de Kerfeunten, où les deux fils du Dr. Vourch ont leur chambre. Pendant ses 28 mois d'activité le réseau Johnny comptera 28 morts. Ils jouera notamment un rôle important dans la fourniture de renseignements sur les mouvements au port de Brest

Source : www.plaques-commemoratives.org/ 

Laurent Laloup le jeudi 05 juillet 2007 - Demander un contact

Dernière mise à jour le mercredi 24 mai 2017

 

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