Les Français Libres, de juin 1940 à juillet 1943

 
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Pierre Mayolle



Naissance : 6 juin 1920 - Versailles 78

Activité antérieure : étudiant / scolaire

Point de départ vers la France Libre : Metropole

Engagement dans la France Libre : Londres en juillet 1940

Affectation principale : Terre DFL - Moyen Orient / artillerie

Grade atteint pendant la guerre : lieutenant

Dans la liste d'Henri Ecochard V40 : ligne 35201

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ROUMEGUERE le dimanche 20 décembre 2015 - Demander un contact


Pierre Mayolle

Extraits du journal de Paul Guénon
Médecin capitaine au bataillon de marche n° 2 (BM2), compagnon de la Libération
www.france-libre.net 

2 juin
Monsieur Rommel ne doute de rien. Il nous a envoyé deux messagers italiens pour nous demander de nous rendre « sous peine d’extermination ». Rien que ça. Hautefeuille qui a assisté à la réception de ces messieurs me raconte :
«Je verrai toujours le grand Koenig, un peu penché en avant, grimaçant plus que jamais, appuyé sur sa canne, se dandinant, leur répondre : Eh bien non… non. Vous remercierez beaucoup votre général, mais… je ne me rends pas… Alors un des Italiens a conclu : vous êtes de grands soldats».
Vent de sable chaud toute la journée. Ce soir, duel d’artillerie. En somme, comme me dit Faure, pour des exterminés, nous ne nous portons pas trop mal ! Est-ce un coup de bluff des Boches ? Je ne crois pas. Ce ne sont pas des gens à jeter des paroles vaines. Je ne pense pas qu’ils aient cru un instant que nous puissions nous rendre (... ou alors ils sont bien lourdauds !). Ils ont tout de même essayé le truc, on ne sait jamais ! Ce qu’il y a c’est que nous les gênons beaucoup. Et puis, ils voudraient bien les avoir vivants ces gaullistes : mais ça, il ne faut pas qu’ils y comptent pour leur propagande !

Non, non, non,Monsieur Rommel,
Des milliers de héros ont mis en Bir Hacheim
Des noms comme Bordeaux, Paris, Château-Yquem
Des noms comme Rouen, Lille, Dijon, Nancy
Des noms français, Messieurs, la France c’est ici !
Des milliers de héros, des milliers de Français,
Des gens pour qui mourir ne serait pas assez
Mais qui veulent, avant, montrer à l’ennemi
La force qu’en leurs bras leurs pères avaient mis
Et pour qu’en Bir Hacheim leur honneur ne se perde
Rommel crie «Rendez-vous !»
…et Koenig répond «Merde !».

Six visites de Stukas aujourd’hui. Il n’y a pas à dire, c’est beau… mais ça reste du type terrifiant. Nouvel ultimatum de Rommel (il exagère !). Artillerie et aviation se sont acharnées sur nous. Bombes, obus, explosions, poussières. La terre tremble, le ciel bourdonne, l’horizon fume. Nous avons aujourd’hui subi l’assaut de trois ou quatre cents bombardiers en piqué : sur une surface grossièrement circulaire d’environ quatre kilomètres de diamètre. À peu près celle de Blaye, ma petite ville natale. Je me demande ce qu’elle serait devenue là-dessous. Guerre totale. L’air est porteur de centaines de tonnes d’acier qui sifflent, mugissent, vrombissent. Les 75 miaulent, les 47 pètent comme du bois vert, les 88 font ploc ! En fusant, les 210 imitent une locomotive poussive. Les Stukas font naître en nous une admiration involontaire. On les voit qui s’avancent, calmes, parmi les obus traceurs de la DCA9 « Ils piquent sur nous ! » crie-t-on àmes côtés. Surpris avec Faure hors de son abri, jem’aplatis au sol. Nous ne pouvons nous empêcher de regarder en l’air. « En plein sur nous, les vaches », marmonne Faure d’une voix rauque. Soudain l’un d’eux, peut-être celui qui nous destinait ses crottes, est touché en plein avant d’avoir pu rien lâcher. Explosion formidable à 400 mètres au-dessus de nos têtes. Ça fait une boule de fumée noire d’où surgit un serpentin de feu. Des petits morceaux d’avion tombent doucement en se balançant comme des feuilles mortes. Le cadavre carbonisé du pilote vient choir non loin de nous… celui-là ne fera plus de mal à personne.
Ce sont des journées dures, évidemment, très dures… Mais ce n’est encore pas comme ça qu’ils nous auront ni qu’ils entameront notre moral. Seulement la fatigue physique augmente chaque jour. On mange peu et mal, on ne dort presque pas. Mais les nerfs sont solides. Mayolle (il n’a que 21 ans) est parfois déprimé, nerveux, mais il lutte courageusement : il s’y fera.
Ce matin, ce bon sergent Naud me disait, la face hilare :
«Hein, mon capitaine : beau baroud ! Ils en veulent, les vaches !... mais l’plus fort, c’est qu’on les aura !
– Tiens, que je lui réponds, bien sûr qu’on les aura !»
Et hier soir lorsque nous enterrions ce brave adjudant Dupin tué à son poste par un obus boche, les quelques-uns que nous étions ont durci les mâchoires, et les paroles du commandant, jetées sur l’humble croix de bois, étaient des paroles qui sortaient de nos coeurs :
«Adieu Dupin. Ta mort glorieuse ne sera pas vaine. Tu restes avec nous, tu seras vengé.»
Le vieux Canonne, héros de Verdun, un dur de la meilleure trempe, chasseur d’éléphants, volontaire de cinquante ans, pleurait."

laurent le mercredi 16 décembre 2015 - Demander un contact


Généalogie :

famillemayolle.free.fr 

Laurent Laloup le mardi 07 avril 2009 - Demander un contact


Pierre Mayolle

Revue de la Fondation de la France Libre - Mars 2009 :

"Pierre Mayolle

En juin 1940, Pierre Mayolle, a 20 ans, est étudiant en médecine. Le 20 juin, avec une vingtaine de camara­des, sous la menace d'un revolver, il oblige le gardien du yatch « le Manau », réquisitionné par les Allemands à Paimpol, à mettre le cap sur l'Angleterre. Le 1er juillet 1940, il signe son engagement dans les FFL, à l'Olympia de Londres. La France libre manque de médecin, il est nommé médecin auxiliaire de 2ème classe et affecté à la brigade d'Orient qui deviendra la 1ère Division Française libre.
Médecin au bataillon de marche n° 2 (BM.2) formé en Oubangui Chari, il participe aux campagnes d'Erythrée et de Syrie en 1941. En Libye en 1942, à Bir Hakeim, il soigne les nombreux blessés de son bataillon, procédant même à une amputation dans des conditions effroyables. Compte tenu des pertes subies lors des combats meurtriers de Bir Hakeim, le BM.2 est envoyé à Madagascar. Il repren­dra le combat en 1945 à Royan.
En 1945, il reprend ses études à l'éco­le de médecine de Bordeaux et choi­sit la marine à sa sortie. A ce titre, il est affecté à Dakar, puis comme médecin sur une frégate chargée d'apporter aide et assistance aux pêcheurs terre-neuvas. Revenu à la vie civile, il devient médecin des mines dans le Nord.
Décédé le 22 janvier, ses obsèques ont eu lieu le 26 janvier à l'église Saint-Symphorien de Versailles. Sa vie fut remplie de service et de dévouement à la France, aux Français et à la France libre.
Pierre Messmer avait remis la Cravate de Commandeur de la Légion d'Honneur au docteur Pierre Mayolle, titulaire de la Croix de guer­re 39-45, de la Croix de guerre des TOE, de la Médaille de la Résistance, des Médailles de la France libre, du Levant et Coloniale.
."

Laurent Laloup le mardi 07 avril 2009 - Demander un contact


A mon grand-père dont je suis si fière...

Quelle fierté et quelle émotion d'avoir un grand père comme toi mon Dad...
Tant d'histoires et de souvenirs que tu as su partager avec tant d'émotions pour qu'on sache et qu'on puisse compredre cette époque de ta vie...
Homme plein de mérite et d'affection!
Un grand homme ce Dad vous dis-je...
Un homme qui a su assembler et rassembler cette si belle famille dont il peut-être si fière, car nous, nous sommes trés fières d'en faire partie!
C'est un honneur d'avoir un tel grand père...
Affectueusement et tendrement...
Bérengère pour l'ensemble des petits enfants MAYOLLE

de BRYE Bérengère le mardi 20 janvier 2009 - Demander un contact


suite ...

"— A peine à terre, nous dit-il, nous avons été parqués dans un camp de triage... pour éliminer les espions. Il s'est trouvé que je n'en étais pas un. Plus tard, il a bien fallu avouer que j'étais étudiant en médecine et d'un corps de cavalerie légère (automitrailleuses). Je fus versé dans un service de santé où on a commencé à me faire ingurgiter au forcing toute la médecine que je n'avais pas encore pu apprendre et c'est comme médecin sergent-chef, avec les galons d'auxiliaire que j'ai été nommé médecin du 1er déta­chement d'artillerie qui devait devenir le 1er R.A.C.
Puis ce fut Dakar avec de Gaulle où nous n'avons pas pu briller. A Douala, par contre, j'avais la tripe serrée quand sur le quai du port, au son de la Marseillaise, Leclerc salua de Gaulle, j'étais à côté de lui et me sentais tout fier.
Le tour d'Afrique ensuite en tournant en rond pendant près de trois mois... J'en ai profité pour apprendre encore ma médecine.
Puis la ville morte de Suakin et l'Erythrée. J'étais impres­sionné par le travail médical qu'on m'avait donné, car on m'avait versé à l'échelon hôpital du G.S.D.
Plus que peur des Italiens, j'ai eu des émotions rétrospec­tives avec les hyènes qui frôlaient nos lits de camp toute la nuit.
Et puis ce fut l'arrivée du BM 2. Premiers contacts du commandant de Roux deux fois plus petit que moi, mais quel ascendant...
"

Laurent Laloup le dimanche 21 décembre 2008 - Demander un contact


Pierre Mayolle

PAS DE MOLLESSE DANS LE DESERT (VU D'EN BAS) une oeuvre de CANONNE ETIENNE :

"LE GAMIN-MEDECIN
Le lendemain de ce jour mémorable je passais la soirée avec le grand Mayolle, notre vaillant toubib. Après la bousculade de la sortie de Bir Hacheim il était en veine de confidence. Je lui demandai de nous raconter sa propre odyssée, tandis que mon chien Bilbock surgissait dans mes jambes. Il avait mis trois jours pour rejoindre le bataillon en plein désert, au milieu du chaos indescriptible de la sortie et avait fini par retrouver son bon maître.
— Brave Bilbock...
En fait de gamin, Mayolle était un grand gaillard de près de deux mètres de haut. Comme beaucoup de jeunes Français, il n'avait pas accepté la défaite. A l'époque, étu­diant en médecine, il avait, avec quelques élèves de l'école de navigation de Paimpol, récupéré un yacht au nez et à la barbe des Allemands et malgré la surveillance de la Gendar­merie française, après des ennuis de navigation et des survols d'avions allemands, ils s'étaient échoués sur une plage d'Angleterre."

Laurent Laloup le dimanche 21 décembre 2008 - Demander un contact


Pierre Mayolle

PAS DE MOLLESSE DANS LE DESERT (VU D'EN BAS) une oeuvre de CANONNE ETIENNE :

"Dans la vallée un clairon français sonna le rassemblement pendant près d'une heure.
Puis, le crépuscule nous entoura lentement tandis qu'André et moi échangions des souvenirs de notre vie d'étudiant au quartier latin et que Rossignaux en riait à gorge déployée, heureux après une journée bien remplie.
Le lendemain nous reçûmes l'ordre de descendre dans la vallée où avait été regroupé le bataillon.
Dans les autres compagnies on avait à déplorer des bles­sés graves, Vincent, qui put être évacué par les Anglais, les capitaines Bavière et Allegrini.
Morin et Mayole, nos deux toubibs avaient été à l'ouvrage dans des conditions impossibles, ils s'en étaient malgré tout bien tirés.
"

Laurent Laloup le samedi 20 décembre 2008 - Demander un contact


Pierre Mayolle

"Dans Bir-Hakeim, les ordres et contre-ordres de l'autorité supérieure se succèdent. Le détachement Messmer dans le "V" démine une porte pour laisser passer la 4ème Brigade blindée, puis, sans délai, reçoit l'ordre de la refermer. La Légion s'apprête à faire mouvement pour rejoindre la Colonne Broche, les véhicules des Échelons B sont prêts à venir, mais le départ est remis, il lui faut exécuter des patrouilles. Le désert est à cet instant d'un calme étrange, quand surgissent des bombardiers ennemis ; Bir-Hakeim subit alors à quatre reprises, des attaques en piqué de stukas par formations de quinze à vingt, les bombes de deux cent cinquante kilos font dans le sol, d'énormes entonnoirs de cinq mètres diamètre. Les Fusiliers-marins, debout à leurs pièces, tirent sans arrêt, empêchant les stukas de viser avec précision. L’équipage de la pièce du Quartier-maître Fusilier Le Borgne est fauché par l'éclatement d'une bombe, son chef et six servants sont tués. Dans la position, les pertes sont importantes, neuf tués et blessés. Le poste de secours du Médecin capitaine Guenon, où opère le Docteur Mayolle est détruit et cinq camions de l'artillerie sont démolis."

www.birhakeim-association.org 

Laurent Laloup le samedi 01 novembre 2008 - Demander un contact


Pierre Mayolle

Extrait de : Revue de la Fondation de la France libre-mars 2008

"Depuis l'Appel du 18 juin, une ébauche de groupe d'artillerie, composé de gradés d'active ou de réserve, de trois ou quatre canonniers et d'une cinquantaine de jeu­nes recrues évadées de France, s'est constituée. Ce groupe est équipé de canons de 75 mm et de tracteurs français venant de Norvège. Une section de deux canons avec personnel est organisée. Commandée par le lieutenant Quirot et son adjoint l'aspirant Petitjean, elle com­prend un médecin, l'auxiliaire Mayolle, un dépanneur et chef des voitures, le maréchal des logis chef Leckner, un comptable, le maréchal des logis chef Dufour, le chef de la 1èr" pièce, le maréchal des logis Egnard, et celui de la 2e pièce, le maréchal des logis David, un artificier, le maréchal des logis Lapouyade, les briga­diers-chefs Vernadet et Cornevaux, les bri­gadiers Thévenin, Sauvecanne et Paulet, ainsi que 26 canonniers passés en Angleterre en juin et en juillet 1940, à l'instruction très incomplète. Le reste est regroupé dans une batterie potentielle de quatre canons, dont le personnel doit être trouvé en Afrique noire, sous les ordres du lieutenant Chavanac.
"

L. Laloup le samedi 29 mars 2008 - Demander un contact

Dernière mise à jour le dimanche 20 décembre 2015

 

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