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| Charles Marie Devaux | |
Naissance : 4 mars 1922 - Port-Vila, Vanuatu
Engagement dans la France Libre : en ? 1941
Affectation principale : Terre DFL - Moyen Orient / BIMPMatricules : 9252
A participé à la bataille de Bir Hakeim
Grade atteint pendant la guerre et spécialité : 2c
Décès à 20 ans - 9 juin 1942 - Bir Hakeim, Libye
Mort pour la France
Dossier administratif de résistant : GR 16 P 182093 / GR 16 P 182237
Dans la liste de Bir Hakeim : ligne 722 |
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Max Devaux Le Journal de guerre d’un caporal du bataillon des guitaristes (extraits)
Bir Hakeim (23 mai – 15 juin 1942)
par Gaston Rabot
www.france-libre.net 
"Dimanche 14 juin 1942, 402e jour
Ce soir, je fais mon journal au son de la musique, et également des vagues qui viennent battre les rochers. Ce matin, à 8 heures, quelques compagnies du bataillon ont été rassemblées pour contrôler les armes, ensuite le père Podevigne nous a dit quelques paroles, pour nous rappeler notre cher colonel Broche, puis les camarades morts ou disparus, puis bénédiction du bataillon pour le retour du combat. Drôle de coïncidence, car, la première fois avant le feu, la bénédiction du bataillon a eu lieu à environ une dizaine de kilomètres d’ici. Vers les 11 heures, nous avons démarré, nous avons fait une vingtaine de kilomètres, nous nous sommes installés près du bord de mer. Il y a bien longtemps que je n’ai respiré d’air aussi pur ; après six mois de bled cela fait du bien, surtout après un coup dur. Ce soir, j’ai appris que, pendant la nuit où nous avons percé les lignes, une ambulance avait pris feu, le chauffeur ayant été tué, les blessés ont été brûlés vifs. La liste des manquants augmente chaque jour. Je crois que, d’ici quelques jours, nous saurons exactement le nombre de morts ou disparus. Ce soir, Charbonnel est arrivé, nous avons été heureux de le revoir, car on pensait bien qu’il avait été touché dans la bagarre. Dans l’après-midi du 10 juin, un bombardier anglais a laissé tomber par erreur une bombe à air comprimé sur le GSD tuant 16 blessés, dont un Calédonien, Devaux. Hier soir j’étais bien contrarié, je me suis aperçu que j’avais perdu la chevalière qu’Yvette m’avait donnée. La messe des morts, qui devait avoir lieu aujourd’hui, a été renvoyée à demain, 9 heures.
Je vais en profiter pour continuer et faire luire mon écusson. Ce sera un jour inoubliable. Plus rien d’autre pour aujourd’hui. Je vais arrêter pour mettre mon petit journal à jour." laurent le mercredi 16 décembre 2015 - Demander un contact Recherche sur cette contribution Réponse : Plutôt Charles Marie que je viens d'ajouter
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Bir Hakeim, du général Koenig " Voici encore d'autres détails colportés par des arrivants. Au 2e BLE, le caporal-chef Santens a remarquablement tenu en main son groupe durant toute la nuit et arrive au complet. Un tout jeune légionnaire, van der Becken, blessé à la tête le jour précédent, vient néanmoins de rallier. Au 3e BLE, le caporal Alexandre, un vieux dur à cuire, a participé au ramassage de sept blessés abandonnés sur le terrain et qui lui doivent la vie. Le chauffeur d'un tracteur de 75 AC a changé sous le feu la roue brisée de son tracteur. On cite aussi Weber, agent de transmission d'une section qui a été admirable de cran et de calme et qui a assuré sous le feu la liaison entre les groupes de sa section.
Le soldat Barbaroux du BIM a ramené le drapeau de son bataillon, imprudemment conservé à Bir-Hakeim malgré mes ordres. Grièvement blessé, le soldat Devaux a chargé un sous-officier de son bataillon, gravement blessé lui aussi, et l'a ramené en rampant vers une ambulance. Ainsi du caporal Verdeghem, conducteur d'un canon antichar qui ayant eu le bras fracassé par une rafale, n'a quitté son volant qu'après avoir traversé les positions ennemies et ramené les corps de Savey et de deux camarades gravement blessés.
Voici encore le petit Le Quère, un sapeur qui a sauvé dans son camion le groupe de combat qu'il transportait et qui a fait preuve d'une grande énergie et de beaucoup d'intelligence sous le feu. Voici encore le maréchal des logis Soavina, un Malgache de l'artillerie qui est arrivé après avoir transporté sur son dos pendant plusieurs kilomètres un de ses hommes blessé et qui ne l'a lâché qu'après l'avoir couché dans une ambulance. Et aussi le canonnier Randriamantanan, qui, quoique blessé, a guidé la voiture de Laurent-Champrosay à travers les barrages de feux ennemis.
Le capitaine Morel du 2e BLE a été blessé légèrement à deux reprises. Il a passé avec sa compagnie. Il a la baraka.
Au BM2, le lieutenant Hussein Haycal, jeune officier d'origine syrienne, est arrivé blessé à B 837. Durant tout le siège, il s'est fait remarquer par sa conduite et sa bravoure. Olmeta, un jeune sergent, s'est signalé par sa manière de commander sa section avec énergie, sans faillir, jusqu'au bout." Laurent Laloup le dimanche 19 août 2007 - Demander un contact La page d'origine de cette contribution Recherche sur cette contribution | |
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