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Extrait de "Jacques Fimbel, épopée d'un Français libre 1939-1945" " Quand j'étais en Tunisie, j'ai ramassé une sale égratignure au gros orteil gauche. Cela a mal tourné à cause du sable, etc. ça devenait très mauvais. J'ai été évacué sur l'ambulance chirurgicale légère de la division. J'ai été reçu et examiné par le médecin-colonel Vergnes qui m'a dit : "C'est très simple : on vous coupe le doigt tout de suite, le pied dans 8 jours ou la jambe dans un mois." J'ai trouvé que c'était un peu rapide comme solution, et j'ai, encore une fois, rejoint ma compagnie dare-dare.
Le capitaine Stahl m'a dit : "Ecoute, on va aller voir le docteur Méreau (qui était le médecin de la brigade)." Lequel lieutenant Méreau m'a dit : "Ne t'inquiète pas, on va te sauver ton pied mais tu vas jouir !" Il m'a fait hospitaliser à l'ACL sous sa responsabilité. C'est lui qui me soignait tous les jours. Et pendant trois semaines, on m'a gratté l'os du gros orteil tous les jours. Ça faisait tellement de bien que j'ai faussé les montants de lit avec mes mains en me cramponnant. Mais le lieutenant Méreau m'a sauvé le pied. " Laurent le samedi 12 décembre 2009 Contribution au livre ouvert de Jacques Méreau | |