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Souvenirs d'un officier d'artillerie coloniale, de Paul Morlon " A BRAZZAVILLE, beaucoup de personnes étaient décidées à continuer le combat, donc gaullistes. Mais il fallait agir contre l'autorité établie qui disposait de grands moyens, en particulier du monopole des transmissions radio. Les officiers et sous-officiers des Bataillons osèrent le coup avec l'appui de SICÉ et le concours de l'Adjudant JOSA de la garde indigène (concours particulièrement efficace).
VICHY ne s'y trompa pas sur les rapports des administrateurs et officiers non ralliés. DE LARMINAT, SICÉ, les officiers du Bataillon, moi compris, plusieurs sous-officiers furent condamnés à mort par contumace (cour martiale de RIOM ou de CLERMONT).
Les Généraux DE GAULLE et DE LARMINAT ne s'y trompèrent pas non plus : le soir même du 28 août, DELANGE était nommé Commandant, DE BOISSOUDY, ROUGE, COUPIGNY Capitaines, JOSA Sous-Lieutenant. J'étais trop jeune Lieutenant pour être promu. DE LARMINAT, SICÉ et DELANGE furent des premiers Compagnons de la Libération. Ultérieurement, des officiers et sous-officiers du détachement de renfort n°4, devenu le Bataillon de marche n°1, le devinrent : DE BOISSOUDY, ROUGE, COUPIGNY, BROUSSAIS, LEMIERE. MONTEGIANI... Personnellement, cela compta beaucoup dans ma nomination à cet honneur (qui surprit LAURENT-CHAMPROSAY, quand je fus décoré)." Laurent Laloup le mercredi 25 février 2009 Contribution au livre ouvert de Jules Felix Charles Josa | |